Sunday, August 22, 2010

Après une grande victoire

Wikio | Classement général

Ce qu'il y a de mieux dans une grande victoire c'est qu'elle ôte au vainqueur la crainte d'une grande défaite. "Pourquoi", se disait-il, "ne pas être vaincu une fois moi aussi ? Je suis maintenant assez riche pour cela."
Nietzsche, Le gai savoir, § 163

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Thursday, August 19, 2010

Automatic spam detection

Je découvre un message de Blogger au sommet de la dashboard : "We have enabled automatic spam detection for comments on some blogs. You should occasionally check the comments in your spam inbox." Bonne initiative.

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Monday, August 16, 2010

Sur l'autre versant de la montagne

Objectivement, pour avoir encore une chance de capter l'attention de quelques lecteurs susceptibles de commenter, de temps en temps, des posts publiés sur le Web via Blogger, il faudrait que je me contente d'écrire sur Cloudy Days. Car, bien que ce blog soit à l'abandon depuis des lustres, Feedburner recense encore 218 subscribers. Bien entendu, ces derniers n'ouvrent que très rarement l'une des pages contenues dans les archives de Cloudy Days. Ce qui est tout à fait logique, puisque rien n'est fait pour encourager sa lecture. Il reste que chaque nouvelle publication sur ce blog interpelle directement quelques 200 personnes. Un chiffre faramineux en comparaison des 4 subscribers que comptent SCH 2009.

Pourtant, j'ai l'intention de poursuivre la publication de billets non pas, ici, sur ce blog, mais sur SCH 2009. A mes yeux, Cloudy Days ne représente plus qu'un site lié au passé, une sorte d'antiquité dont la lecture me donne l'impression de régresser vers une époque où le terme "geek" ne faisait pas parti du vocabulaire d'une majorité de crétins qui, pour peu qu'ils aient ouvert un compte Twitter, s'affublent de ce ridicule qualificatif. Ce blog avait atteint son apogée en décembre 2007, date à laquelle je l'ai écrasé, tout comme d'autres blogs débutés avant lui, dont Scheiro'blog crée en juin 2004, premier de mes blogs sur Blogger.

J'aurai du m'en tenir là, mais je n'ai pas résisté au désir de réanimer Cloudy Days le 24 février 2008, malgré la prise de conscience de nombreux inconvénients liés à cette activité, telle que l'exacerbation du narcissisme :
Quand on l'observe sous l'angle identitaire, on se rend compte que le blog est un outil de torture terrible. Tous les bloggers le savent, même si certains cherchent à le nier : blogguer sérieusement, sur une durée relativement longue, oblige à s'interroger constamment sur son identité. C'est le miroir le plus implacable que le XXème siècle finissant ait pu inventer.
Aujourd'hui, je ne suis plus dans la même état d'esprit et je suppose que les bloggers, qui écrivaient à cette époque et qui poursuivent encore aujourd'hui ce type de passe-temps, ont, eux aussi, changé de point de vue sur ce moyen d'expression publique.

Je serais bien en peine, ce soir, ce donner une réponse précise à la question qui me demanderait : "Pourquoi perds-tu ton temps à répandre tes humeurs, souvent mauvaises, sur la toile ?" J'ai plusieurs hypothèses, mais aucune d'entre elles ne me semble apporter une réponse vraiment satisfaisante. Je ne peux pas décrire le sentiment qui me pousse à blogguer. Je ne peux non plus me représenter la bloggosphere sous sa forme actuelle. C'est à mes yeux un territoire noyé sous un épais brouillard, un espace dans lequel je ne circule pas souvent parce qu'il n'a plus que très peu d'intérêt pour moi

Malgré tout, je persiste à dérouler sur la Toile les rubans de billets hétéroclites qui composent mes blog. Peu importe si cela n'a pas beaucoup de sens. Je crois que, comme d'habitude, je ne sais pas où je vais, mais ça ne m'empêche nullement de m'y rendre. Cheminer, louvoyer, me traîner, suivre inlassablement les pistes de ma destinée, dans le but de rencontrer ce qui m'attend plus loin, derrière la ligne d'horizon, me semble être la seule raison profonde qui me force à avancer. C'est pour ça que, de nouveau, je me relance sur la pente, de l'autre côté de la montagne, c'est à dire sur SCH 2009.

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Friday, August 6, 2010

Les mystères de la bloggosphere

Des comptabilités nouvelles. Lorsqu'un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d'information à l'ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais jusqu'alors nous n'avions disposé d'une telle quantité de données scientifiques. Honte à la France qui l’ignore. J'ai dit bêtise ? Fumisterie, merdier, naufrage, uniformisation, ennui auraient tout aussi bien pu convenir. J’avais d’abord fait un classement arbitraire, rapprochant les mêmes sujets les uns des autres ; puis il m’a semblé qu’une certaine monotonie se dégageait d’un assemblage ainsi compris, et j’en suis arrivée à un mélange absolu en gardant pourtant presque toujours l’ordre chronologique. Ce même jour, dans la matinée, les congressistes avaient pu découvrir le dernier numéro de la revue britannique The Lancet, qui fait autorité dans le monde médical. L'essentiel de la revue porte sur une cure de Lucia à Londres.

Même si les études sur le sujet ne sont encore qu’à l’état d’ébauche, on possède des données significatives permettant de penser qu’il peut y avoir un lien entre l’alexithymie et les maladies en général, qu’elles soient physiques, réputées psychosomatiques ou psychologiques. Depuis, tout s’accélère pour ce marché. Donnez le pouvoir aux clients et ils le prendront. La marchandise ne peut plus être critiquée par personne : ni en tant que système général, ni même en tant que cette pacotille déterminée qu’il aura convenu aux chefs d’entreprises de mettre pour l’instant sur le marché. Ici, ni cirque ni voltige ; seule la complicité silencieuse entre la vraie nature de l'homme et ses compagnons de fortune prévaut. Ainsi, une mise en perspective historique et philosophique pourrait nous éclairer sur les arcanes de cette polémique. Les partis qui, à tour de rôle, luttaient pour la suprématie, voyaient dans la prise de possession de cet édifice énorme la proie principale du vainqueur qui ne prend pas la nuit des décisions qu’il veut exécuter dans la journée, mais décide le jour et exécute la nuit. Comment comprendre cette trajectoire et qu'elle se soit brisée si vite ? On ne s’étonne plus d’un tel déclin. Une telle remarque n’est pas neutre, innocemment philosophique, logique ou spéculative. Ces couleurs se délivrent du devoir de sobriété. J'ai relayé l'information sur tous les sites de soutien à leur cause pour qu'elles soient au courant de ma démarche.

Et, ma démarche, dans le cas présent, a consisté à copier des phrases sur une quinzaine de textes, de James Joyce à Guy Debord, en passant par divers articles journalistiques, pour les copier sur cette page. Alors, si vous avez poursuivi la lecture jusqu'ici : bravo ! Je vous admire pour tant de persévérance, parce que jamais je n'aurais tenu plus de dix lignes ! D'autant plus, qu'à la lecture des blogs et même de la presse, j'ai trop souvent fait l'expérience d'un charabia comparable, mais engendré involontairement par des auteurs qui prennent leurs billets au sérieux. Le pire, c'est qu'ils trouvent des lecteurs pour répondre à leurs délires de façon toute aussi sérieuse. Quelle misère que cette civilisation de l'information et de la communication !

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