Selon
Gérard Davet, qui signe un papier dans le Monde d'aujourd'hui, la future loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Lopsi), que le gouvernement souhaiterait soumettre au conseil des ministres à l'automne, prévoit des
"captations" informatiques et sonores.
Cette loi devrait permettre, à l'avenir, d'introduire dans les ordinateurs des citoyens un
"cheval de Troie" informatique. Il sera possible, avec l'aval d'un juge,
"sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère", et ce pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois. Le dispositif technique pourra être mis en place à toute heure, en s'introduisant dans tout lieu, ou via
"la transmission par un réseau de communications électroniques".
Toujours selon G. Davet, alors que les Lustukrus avaient les yeux rivés sur le prix du carburant, la direction de la gendarmerie nationale a fait procéder, depuis quelques mois, à de discrets essais liés à la mise en place d'un fichier informatique, dénommé "Périclès". Ce système d'analyse sérielle permet d'effectuer des rapprochements entre affaires et de lutter contre tout type de délinquance.
Mais ce type de fichier contient de nombreuses données liées à la vie du citoyen : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphone portable, factures, autant de détails qui ne figurent jamais dans les procédures judiciaires. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) n'a pas encore été saisie du dossier.
Mais ne vous affolez pas les informaticiens, que la police et la gendarmerie recrutent, ne sont pas des cadors, sinon ils ne travailleraient pas comme fonctionnaires, mais tenteraient leur chance dans la Vallée du Sillicium. Aussi, ce sera un jeu d'enfant pour les hackers de flinguer les spywares de MAM. La seule chose c'est que cette histoire va vous couter une tas de pognon, à vous les contribuables.