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Monday, August 16, 2010

Sur l'autre versant de la montagne

Objectivement, pour avoir encore une chance de capter l'attention de quelques lecteurs susceptibles de commenter, de temps en temps, des posts publiés sur le Web via Blogger, il faudrait que je me contente d'écrire sur Cloudy Days. Car, bien que ce blog soit à l'abandon depuis des lustres, Feedburner recense encore 218 subscribers. Bien entendu, ces derniers n'ouvrent que très rarement l'une des pages contenues dans les archives de Cloudy Days. Ce qui est tout à fait logique, puisque rien n'est fait pour encourager sa lecture. Il reste que chaque nouvelle publication sur ce blog interpelle directement quelques 200 personnes. Un chiffre faramineux en comparaison des 4 subscribers que comptent SCH 2009. Pourtant, j'ai l'intention de poursuivre la publication de billets non pas, ici, sur ce blog, mais sur SCH 2009. A mes yeux, Cloudy Days ne représente plus qu'un site lié au passé, une sorte d'antiquité dont la lecture me donne l'impression de régresser vers une époque où le terme "geek" ne faisait pas parti du vocabulaire d'une majorité de crétins qui, pour peu qu'ils aient ouvert un compte Twitter, s'affublent de ce ridicule qualificatif. Ce blog avait atteint son apogée en décembre 2007, date à laquelle je l'ai écrasé, tout comme d'autres blogs débutés avant lui, dont Scheiro'blog crée en juin 2004, premier de mes blogs sur Blogger. J'aurai du m'en tenir là, mais je n'ai pas résisté au désir de réanimer Cloudy Days le 24 février 2008, malgré la prise de conscience de nombreux inconvénients liés à cette activité, telle que l'exacerbation du narcissisme :
Quand on l'observe sous l'angle identitaire, on se rend compte que le blog est un outil de torture terrible. Tous les bloggers le savent, même si certains cherchent à le nier : blogguer sérieusement, sur une durée relativement longue, oblige à s'interroger constamment sur son identité. C'est le miroir le plus implacable que le XXème siècle finissant ait pu inventer.
Aujourd'hui, je ne suis plus dans la même état d'esprit et je suppose que les bloggers, qui écrivaient à cette époque et qui poursuivent encore aujourd'hui ce type de passe-temps, ont, eux aussi, changé de point de vue sur ce moyen d'expression publique. Je serais bien en peine, ce soir, ce donner une réponse précise à la question qui me demanderait : "Pourquoi perds-tu ton temps à répandre tes humeurs, souvent mauvaises, sur la toile ?" J'ai plusieurs hypothèses, mais aucune d'entre elles ne me semble apporter une réponse vraiment satisfaisante. Je ne peux pas décrire le sentiment qui me pousse à blogguer. Je ne peux non plus me représenter la bloggosphere sous sa forme actuelle. C'est à mes yeux un territoire noyé sous un épais brouillard, un espace dans lequel je ne circule pas souvent parce qu'il n'a plus que très peu d'intérêt pour moi Malgré tout, je persiste à dérouler sur la Toile les rubans de billets hétéroclites qui composent mes blog. Peu importe si cela n'a pas beaucoup de sens. Je crois que, comme d'habitude, je ne sais pas où je vais, mais ça ne m'empêche nullement de m'y rendre. Cheminer, louvoyer, me traîner, suivre inlassablement les pistes de ma destinée, dans le but de rencontrer ce qui m'attend plus loin, derrière la ligne d'horizon, me semble être la seule raison profonde qui me force à avancer. C'est pour ça que, de nouveau, je me relance sur la pente, de l'autre côté de la montagne, c'est à dire sur SCH 2009.

Friday, August 6, 2010

Les mystères de la bloggosphere

Des comptabilités nouvelles. Lorsqu'un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d'information à l'ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais jusqu'alors nous n'avions disposé d'une telle quantité de données scientifiques. Honte à la France qui l’ignore. J'ai dit bêtise ? Fumisterie, merdier, naufrage, uniformisation, ennui auraient tout aussi bien pu convenir. J’avais d’abord fait un classement arbitraire, rapprochant les mêmes sujets les uns des autres ; puis il m’a semblé qu’une certaine monotonie se dégageait d’un assemblage ainsi compris, et j’en suis arrivée à un mélange absolu en gardant pourtant presque toujours l’ordre chronologique. Ce même jour, dans la matinée, les congressistes avaient pu découvrir le dernier numéro de la revue britannique The Lancet, qui fait autorité dans le monde médical. L'essentiel de la revue porte sur une cure de Lucia à Londres.

Même si les études sur le sujet ne sont encore qu’à l’état d’ébauche, on possède des données significatives permettant de penser qu’il peut y avoir un lien entre l’alexithymie et les maladies en général, qu’elles soient physiques, réputées psychosomatiques ou psychologiques. Depuis, tout s’accélère pour ce marché. Donnez le pouvoir aux clients et ils le prendront. La marchandise ne peut plus être critiquée par personne : ni en tant que système général, ni même en tant que cette pacotille déterminée qu’il aura convenu aux chefs d’entreprises de mettre pour l’instant sur le marché. Ici, ni cirque ni voltige ; seule la complicité silencieuse entre la vraie nature de l'homme et ses compagnons de fortune prévaut. Ainsi, une mise en perspective historique et philosophique pourrait nous éclairer sur les arcanes de cette polémique. Les partis qui, à tour de rôle, luttaient pour la suprématie, voyaient dans la prise de possession de cet édifice énorme la proie principale du vainqueur qui ne prend pas la nuit des décisions qu’il veut exécuter dans la journée, mais décide le jour et exécute la nuit. Comment comprendre cette trajectoire et qu'elle se soit brisée si vite ? On ne s’étonne plus d’un tel déclin. Une telle remarque n’est pas neutre, innocemment philosophique, logique ou spéculative. Ces couleurs se délivrent du devoir de sobriété. J'ai relayé l'information sur tous les sites de soutien à leur cause pour qu'elles soient au courant de ma démarche.

Et, ma démarche, dans le cas présent, a consisté à copier des phrases sur une quinzaine de textes, de James Joyce à Guy Debord, en passant par divers articles journalistiques, pour les copier sur cette page. Alors, si vous avez poursuivi la lecture jusqu'ici : bravo ! Je vous admire pour tant de persévérance, parce que jamais je n'aurais tenu plus de dix lignes ! D'autant plus, qu'à la lecture des blogs et même de la presse, j'ai trop souvent fait l'expérience d'un charabia comparable, mais engendré involontairement par des auteurs qui prennent leurs billets au sérieux. Le pire, c'est qu'ils trouvent des lecteurs pour répondre à leurs délires de façon toute aussi sérieuse. Quelle misère que cette civilisation de l'information et de la communication !

Thursday, March 25, 2010

Le déclin de Cloudy Days

Il y a trois mois, j'ironisais sur le déclin de Wikio, mais c'était sur le déclin de Cloudy Days qu'il m'aurait plutôt fallu écrire. Lentement, au fil des jours de l'année 2009, le plaisir de rédiger des billets pour ce blog s'est émoussé. Au point de n'avoir quasiment rien publié pendant l'automne. Ce n'est pas la première fois que j'interromps le cours d'un blog, sans parler des nombreuses destructions. Si Cloudy Days est toujours porté par les vents qui animent la bloggosphere, c'est principalement parce qu'il me sert encore de point d'ancrage dans le monde virtuel que représente le World Wide Web. Ce blog est en quelque sorte une référence qui témoigne, sur une période relativement longue, de ma présence au coeur d'un univers qui ne cesse de s'étendre, même si l'expansion des blogs francophones s'est considérablement ralentie ces derniers temps. Je conserve Cloudy Days pour que les rares personnes avec qui je suis en relation sur quelques réseaux sociaux - Twitter et Flickr essentiellement - puissent se faire une petite idée quant à leur interlocuteur. Pour le moment, je n'envisage pas de nouvelles publications. Pourtant, je ne pense pas non plus mettre définitivement fin à cette activité. Comme je suis incapable de me projeter dans l'avenir, je me garderai bien d'annoncer une prochaine vague nuageuse. Pour Cloudy Days la pression atmosphérique reste stable même si, question classement, Wikio diagnostique un terrible effondrement. L'accès aux commentaires reste fermé parce qu'il est peu probable que je prenne le temps d'y répondre.
See you...

Sunday, August 2, 2009

FriendLamb

Je me suis rappelé de la vague qui a soulevé la franco-sphère à la fin du mois dernier. Un mot revenait partout inlassablement : FriendFeed. Par curiosité je suis allé à la recherche du dernier hashtag concernant ce "real-time feed aggregator". Je n'ai retenu que les messages francophones. Lorsque j'ai lancé la recherche, vers 15:30 heures, @fbrahimi venait d'en parler.
hashtagMais, plus en amont, il n'était fait mention de FriendFeed sur Twitter qu'une seule fois, par @nicolasvoisin, quatre jours plus tôt.hashtagLe vent de folie, qui s'est emparé des comiques composant le microcosme français du Web, n'a donc soufflé que quelques jours. Après s'être jeté sur cet agrégateur pour s'y inscrire, le troupeau doit maintenant être occupé à autre chose. En tout cas, il n'est plus question de cette affaire.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
P.S. Il n'y a même pas un article sur FriendFeed dans la section francophone du Wikipedia.

Wednesday, June 24, 2009

Charlatans du Web

Voilà le genre de phrases qu'on relève sur la franco-bloggosphere : "j'ai moi aussi cette intuition que Twitter et la pratique du blog en tant qu'auteur ou commentateur sont assez liés (d'où le Je t'aime moi non plus d'ailleurs). Je suis assez convaincu que la majorité des usagers actifs Twitter vient de la blogosphère et plus particulièrement des sujets web/medias/technos." Et rien pour étayer ces propos, pas le moindre argument, pas l'ombre d'une enquête sur les utilisateurs de Twitter, nada, un grand waalhou aérien. A la base de cette affirmation, seulement une intuition !

Quand ce type d'assertion est rédigée par un lycéen ou un agriculteur, c'est sans conséquence. Ça exprime une opinion, mais ça ne donne aucune information crédible sur Twitter, puisqu'il s'agit, en l'occurrence, du sentiment, d'une impression, d'une "intuition" formulée par quelqu'un qui ne prétend à aucune expertise en la matière.

Mais lorsque l'on sait que le phrase citée plus haut est écrite de la main de François Guillot "associé du groupe i&e au sein duquel il anime i&e ON, l’agence de conseil web du groupe (stratégies de communication online, veille, community management, sites et campagnes, formations)." là, on commence à se poser des questions sur les méthodes d'enquête réalisées par cet individu qui prétend sur son blog travailler pour "une agence de conseil web" (sic).

Sachant que de nombreuses boites, qui se disent spécialisées dans le domaine de la communication sur le Web, sont dirigées par des charlatans de cet acabit, on comprend que les entreprises soient réticentes à faire appel à ces "experts" lorsqu'il s'agit de réaliser de sérieuses études dans le domaine des relations publiques. On comprend aussi que sur le plan international, en matière de Communication, les Français puissent passer pour des branleurs. C'est affligeant !

Saturday, May 9, 2009

Mailto

Quand les commentaires sont fermés, je ne reçois quasiment jamais de remarques, conseils, critiques, suggestions par mails. Je crois que les gens ne pensent pas à utiliser ce moyen de communiquer et que, surtout, ils s'en foutent. S'ils donnent leur opinion, c'est pour qu'un large public l'entende, ils veulent que même les blogs qu'ils ne contrôlent pas leurs servent de tribune. Ils n'imaginent pas qu'un dialogue d'individu à individu puisse se développer. Cela peut se produire, mais c'est extrêmement rare.

Mis à part l'idée que, majoritairement, les commentateurs aiment que leur texte soit lu par le plus grand nombre d'internautes possible, je ne sais pas pourquoi très peu de gens utilisent le mailing. Sans qu'aucune règle ne soit édictée, on se rend bien compte que des us, des habitudes se dessinent silencieusement pour régir les comportements, les conduites, les coutumes. De plus, ces routines se mettent rapidement en place - une ou deux années, tout au plus - puisque ce sont des comportements qui n'ont pus naître qu'avec l'avènement des blogs, un phénomène culturel très récent.

Voilà, c'était juste une petite remarque en passant.

Réaction

Je sais, parfois il arrive qu'un billet donne envie de réagir. On aimerait laisser un commentaire, ne serait-ce que pour évacuer le désir d'exprimer, suite à la lecture, quelque chose que l'on perçoit comme une vérité bonne à dire. Ce qui se traduit généralement par une élévation de la tension psychique : on se met automatiquement à cogiter, à rédiger mentalement la réponse.

Quelle déception ressent-on, lorsque les doigts suspendus au-dessus du clavier, prêts à enfoncer fébrilement les touches, doivent lentement se replier parce qu'il faut se rendre à l'évidence : il est impossible de commenter sur le blog qui s'étale sous nos yeux, on n'a aucun accès à l'espace prévu pour ça, et il faut donc rétracter les phrases perçantes sur le point de jaillir.

Heureusement, c'est une situation qui ne se produit que très rarement, la plupart des billets n'appellent à aucune réaction, et, quand c'est le cas, on trouve presque toujours l'espace réservé aux commentaires ouvert.

Sinon, pourquoi tenir un blog, n'est-ce pas ?

Thursday, April 9, 2009

Citoyens en série

Je viens de recevoir un mail, une invitation de La Fondation pour l'innovation politique, sur lequel on peut lire le texte suivant :
Les blogueurs ont fait une entrée aussi soudaine que fracassante dans l'espace public démocratique. La blogosphere recouvre une variété très hétérogène de lieux d'expression et de débat. Qu'ils soient rédigés par des novices, par des amateurs ou par des «professionnels», les blogs bousculent la sphère publique traditionnelle : les médias, dont ils sont complémentaires et parfois concurrents; le monde politique qui voit en eux de possibles «influenceurs».
Cette déclaration sous-entend que les bloggers seraient à l'origine d'un débat politique diversifié, où s'affronteraient des conceptions multiples, susceptibles d'enrichir la pensée publique, le dialogue politique.

Mais qui peut croire à de pareilles conneries ? Il faut une sacrée dose d'auto-suggestion pour en arriver à écrire de telles absurdités. En quoi la sphère publique traditionnelle serait-elle bousculée puisque les bloggers ne font que se ranger par affinités ? Une fois qu'ils ont été répertoriés sous une étiquette, c'est à dire, une fois qu'ils se sont rangés d'eux-mêmes dans un courant politique, ils n'auront de cesse que de renforcer la doxa. La doxa, pour ceux qui ignoreraient qu'ils en abusent sans le savoir, est le discours lié aux représentations communes, fait de paroles de "bon sens", donc de préjugés infondés et de stéréotypes moisis.

La bloggosphere est un espace de contrôle de la pensée. On vient d'en avoir un exemple avec la récente histoire R.O., chacun contrôlant l'autre pour éliminer tout ce qui serait déviant par rapport au discours autorisé, ce dogme qui fige toute réflexion et restreint la liberté de penser. Le blogger doit s'interdire d'exprimer quoique ce soit qui pourrait désagréger la masse que représente sa blogroll. Une meute défensive se crée automatiquement dès qu'il y a un risque que soit remis en cause le courant de pensée dominant.

Le monde politique n'a pas tort de voir parmi les membres de ces meutes de possibles "influenceurs", mais certainement pas dans le sens d'une politique nouvelle et audacieuse. Bien au contraire, tout concorde pour faire du blogger sous influence un normopathe apathique, qui, bien sûr, se pensera hautement inventif et même parfois subversif, mais tout aussi inventif et subversif que son voisin de blogroll. Car, tous expriment, à la virgule près, un discours pré-formaté qui rassure le normopathe. Aussi, ce dernier le répète inlassablement, sachant que cela renforce son intégration au sein du groupe, ce qu'il perçoit, bien sûr, comme quelque chose de valorisant. C'est donc la répétition du "même" dans les limites du courant politique imparti. Rien de plus !

Internet ou la machine à fabriquer rapidement des bourrins en grande série. On appelle ça des citoyens. Pauvres types, c'est pathétique !

Sunday, April 5, 2009

Disqus

Rubin Sfadj a choisi de passer par Disqus pour organiser la gestion des commentaires liés à ses billets. Or dès qu'il y a un pic de trafic, c'est à dire dès que plusieurs bloggers cherchent à commenter simultanément sur cet interface, il tombe en rade ou bien l'accès se révèle être extrêmement long. Comme je n'aime vraiment pas rester coincé dans un embouteillage, j'évite les endroits où ça ne circule plus. Je n'accéderai à la suite des commentaires sur le blog de Rubin que lorsque les intervenants auront majoritairement quitté les lieux. Mais alors la fièvre qui poussait à la discussion sera retombée et pouvoir placer un commentaire représentera beaucoup moins d'intérêt.
C'est dommage. Certaines discussions doivent se consommer chaudes pour être appréciables, froides elles deviennent insipides.

Friday, March 27, 2009

Nonversation

Une conversation totalement inutile, au cours de laquelle rien n'est éclairé, expliqué ou précisé. Se produit généralement lors de fêtes, dans des bars ou lors d'autres événements de ce genre, alors qu'il est presque impossible d'avoir une conversation.
Patrick: Quel gaspillage de temps que d'être obligé de parler de bloggin'.
Martine: Je sais, à chaque fois que je fais, c'est comme une nonversation.

Saturday, March 21, 2009

Liens

Tous ceux qui sont passés dans le coin ces derniers jours auront ont pu constater, à la lecture de Cloudy Days, que je ne ménageais pas les bloggers, et, de façon plus générale, les Français. Évidemment, dénoncer les travers des bloggers est une activité qui ne peut pas connaître la crise. Dans l'ensemble, les gens qui produisent des posts sont tellement bêtes et tellement satisfaits d'eux-mêmes que leur mettre le nez dans leur propre merde est un véritable jeu d'enfant. C'est tellement facile que ça ne demande pas qu'on s'y intéresse très longtemps. Je ne vais donc pas y consacrer ma vie. C'est sans importance.

Pourtant, je sais que la plupart des lecteurs prend le bloggin' au sérieux et que la majorité ne supporte pas qu'on dise des choses négatives à ce sujet. Je suis certain de me faire un bon nombre d'ennemis parmi ceux qui pratiquent ou qui accordent de l'importance aux blogs. Aussi, je supprime, dans ma blogroll, tous les liens qui rattachent Cloudy Days à d'autres blogs, afin que les auteurs de ces derniers ne soient pas associés, contre leur gré, à ma mauvaise réputation.

Si certains d'entre vous, pour n'importe quel motif, souhaitent retrouver une place dans la blogroll de C.D., ils n'ont qu'à me le faire savoir, et le lien sera rétabli.

Conditionnés

Depuis l'accrochage avec Criticus, certains répondent du bout des lèvres et d'autres, les plus cons, ignorent carrément mes commentaires.

La franco-bloggosphère est un univers peuplé, en majorité, de fils de putes pour qui seuls les rapports de pouvoir comptent. Aussi, ils hiérarchisent leurs relations en fonction de la seule pratique reconnue et valorisée dans cette société de merde : le léchage intensif de culs, sport national n°1, car, en temps de paix, la délation passe au second rang.

Je suis toujours poli a priori, aussi bien sur la bloggosphere que dans la vie au quotidien. Et c'est justement parce que je suis toujours poli, considérant que c'est très facile de l'être, que je n'admets pas que les autres ne le soient pas. Alors, quand ils ne le sont pas, je le leur fais remarquer.

C'est à mettre sur le même plan que mon intolérance à la xénophobie. Cette crainte conduit au rejet de l'autre parce que c'est plus facile de le repousser que de se poser quelques questions afin de trouver des réponses pour un minimum d'intercompréhension. Je trouve que le rejet de l'autre sur des préjugés trop ethnocentrés est injuste. De plus, je ne tolère pas l'idée qu'un bas de plafond puisse tenter d'enculer l'autre contre son gré simplement parce qu'il croit que les circonstances, le contexte, la situation lui donnent la possibilité de le faire sachant qu'un étranger est rarement en position de force. D'ailleurs quand l'étranger est en position dominante, on le sait, le Français préfère alors la collaboration.

C'est sur des rapports de force permanents que se jouent les interrelations entre bloggers qui reproduisent les comportements sociaux ordinaires, alors qu'ils pourraient changer ces manières de faire, ne serait-ce que parce qu'ils interagissent en différé et à distance grâce à la médiation d'un PC. Cette médiation leur offre l'opportunité d'adopter une attitude moins conditionnée par les contraintes de la vie en groupe et de la vie professionnelle où l'on choisit rarement toutes ses fréquentations.

Alors, pourquoi ne pas essayer d'avoir des relations construites sur la base d'échanges plus libres et moins intéressés ?

Wednesday, March 18, 2009

Concon du clavier

Quand on est un blogger manquant cruellement de culture générale, mais parce qu'on ne fait pas trop de fautes d'orthographe, on peut gribouiller du Sarkozy à toutes les sauces. Si, de plus, on manque aussi d'imagination, la vie du président de la République n'est pas difficile à suivre : elle s'étale à la une de tous les journaux, et apporte son lot quotidien de ragots. Contrairement au ramollo qui le précédait, le prez est actif : tous les jours l'AFP a quelque chose de plus ou moins important à raconter. Aussi, le blogger anti-Sarko, celui qui avait misé sa chemise sur la pintade Royal, n'a plus qu'à baver sur son clavier. Il n'a qu'à laisser s'épancher sa bile, il doit communiquer son inconsolabilitude, y mettre toutes ses aigreurs. C'est ce qui le fera passer pour une héros, lui le pauvre type qui, à plus de 50 ans, n'a toujours pas les moyens de se payer une Rolex. Il suffira ensuite de s'associer à un informaticien raté, un cancre comme Jegun, pour apprendre à faire des liens HTML et à eux les sommets du Wikio !

Tuesday, March 17, 2009

Ethos communicatif

En fin d'après midi, j'ai fini par envoyer chier Criticus, un blogger que j'aimais bien malgré tous ses défauts et malgré certaines choses plutôt inacceptables que je n'aurais pas du tolérer.

Au cours de la discussion précédente, Criticus, n'a pas cessé de nier l'évidence, c'est à dire la triste banalité du discours xénophobe qui se propage d'un bout à l'autre de la société française, sans que personne ne s'en préoccupe vraiment. Cette xénophobie ordinaire n'est pas spécifique à la France, mais elle me semble plus soutenue, plus présente et surtout plus sournoise que dans les pays limitrophes.

Ce qui m'a mis en colère, c'est la facilité avec laquelle il a ignoré le commentaire de BBL, parce qu'elle avait pris le temps de lui indiquer précisément les failles de son raisonnement et qu'il était impossible de réfuter les arguments qu'elle venait d'avancer.

Criticus ne supporte pas qu'on remette en cause ses croyances. Je ne supporte pas qu'on fasse semblant d'ignorer l'autre, comme c'est bien trop souvent le cas : un faux vrai con s'est encore amusé à ce jeu là, avec moi, en fin de semaine dernière. Cette attitude méprisante est particulièrement fréquente sur la bloggosphere. C'est la posture insultante la plus facile à tenir puisque ça ne demande aucun effort. De plus, ça permet à ces connards de bloggers de se faire croire qu'ils n'ont insulté personne, sous prétexte qu'ils n'ont pas écrit le moindre mot. Oui, mais c'est trop simple, beaucoup trop facile même. Aussi, ça ne mérite en retour que de véritables insultes.

Je sais qu'entre les ensouchés et moi il y a un véritable fossé; je ne suis pas toujours très tolérant face à certains de leurs comportements, mais il y a des manières de se conduire, comme celle-ci, que ne je suis pas prêt d'admettre.

Voilà, cette petite mise au point me semblait nécessaire, nécessaire pour moi, principalement. Je peux dorénavant me concentrer sur la suite à donner à ce blog.

Tuesday, February 24, 2009

Hypocrisie de bon aloi

Oui, je sais, le billet précédent, n'aura aucune portée psycho-socio-politique. 98% des lecteurs vont automatiquement rejeter mes propos et, peut-être même, iront jusqu'à donner raison au dessinateur, uniquement parce qu'ils ne supportent pas l'insulte. Ce pays peuplé de cervelles de mouche voit de la violence partout, ou plutôt, ne voit pas la violence où elle se planque généralement. Il suffit que l'injure soit masquée par une tournure de phrase qui fait qu'elle n'est pas prononcée directement, mais de manière implicite, pour qu'elle soit acceptée par les cervelles foulonnisées. L'insulte franche, sans équivoque est quelque chose d'insupportable pour l'oreille du blogger moyen, le civilisé français du IIIème millénaire.
Encore un domaine, dans lequel je suis inassimilable. Je n'arrive pas à produire tous les efforts que l'hypocrisie de bon aloi réclame. Impossible d'être dans le ton, en harmonie avec le décor aux couleurs crasseuses, baveuses.

Triste crise

Les ménages français sont désormais plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est détérioré au cours des mois précédents et qu'il va se dégrader dans les mois à venir, indique l'Insee. L'indicateur qui mesure le "moral", est en recul d'un point, ce mois-ci. Il s'établit à -43 en données corrigées des variations saisonnières. Le moral des ménages avait touché en octobre un plancher historique à -47 points.

Et, bien entendu, dès le réveil, sur toutes les radios, qui laissent traîner leurs micros sur les trottoirs, on entend des cohortes de travailleurs, brisés par la douleur, annoncer la fin du monde pour demain. Ces pauvres gens sont désespérés. Je suis en empathie, en résonance. Ce flux de souffrance, qui se propage sur les ondes, me bouleverse. J'arrive à peine à finir mon café.

Je branche mon PC en me disant que je partage ma vie avec un peuple de héros, faisant bravement face à l'adversité. Je me dis qu'ailleurs les gens ont bien de la chance, ils n'endurent pas les souffrances que connaît le peuple français martyrisé par la crise. Un peuple qui résiste comme il le peut. Des hommes et des femmes en lutte pour ne pas tomber encore plus en avant dans la misère.

Effectivement, après quelques recherches en ligne, je dois admettre que la France vit, au regard des autres pays du monde, une insoutenable épreuve, une situation désespérante. C'est bien ce que démontre cet indicateur mondial sur la qualité de la vie en 2008. Je suis au bord des larmes.

Monday, February 23, 2009

Lectorat limité

En réponse à Chitah, qui me demandait, suite à mon commentaire sous Tous les journalistes sont-ils nuls ?, en quoi le lectorat pouvait jouer sur le manque de professionnalisme des journalistes français, je suis allé chercher quelques chiffres pour illustrer mes propos. Mais bien sûr, une fois les chiffres collectés il m'a été impossible d'accéder de nouveau aux commentaires. [DISQUS déconne sérieusement, Rubin, et ce n'est pas la première fois]. Alors, pour que mes recherches ne soient pas totalement inutiles, je les colle ci-dessous avec mes remarques.

Il semblerait, que la majorité des lecteurs de ce pays ne demandent pas d'êtres parfaitement informés sur la marche du monde et se contentent généralement des faits divers qui se déroulent dans un rayon de 25 km autour de l'endroit où ils résident, ce qu'on dénomme dans le jargon de la communication: informations de proximité.

Selon, les résultats de l’étude EPIQ 2007/2008, chaque semaine, plus de trois Français sur quatre (75,7% soit 37,8 millions) ont un contact avec une marque de presse quotidienne, que ce soit par la lecture d'un journal, d'un de ses suppléments ou la consultation de son site Internet. Les marques de la Presse Quotidienne Régionale attirent 30,8 millions de Français par semaine (61,7%). Celles de la Presse Quotidienne Nationale 19,5 millions (39,1%) et celles de la Presse Quotidienne Urbaine Gratuite 6,9 millions (13,8%).

Ce qui veut dire qu'environ deux Français sur trois, de plus de quinze ans, ne lisent jamais un quotidien comme Le Monde, Le Figaro ou Libération. Quant à ceux qui les lisent, je suis assez perplexe sur leurs facultés intellectuelles. Combien de fois n'ai-je vu des lecteurs abonnés au Monde se plaindre de la longueur des articles qu'ils jugent excessive ou avouer carrément qu'ils n'y comprenaient rien ? C'est en cela que je dis qu'il faut aussi tenir compte du lectorat pour expliquer les difficultés des journalistes. Généralement, ils ne sont pas appelés à se surpasser.

Saturday, February 21, 2009

L’illusion rhétorique

L’illusion rhétorique consiste à croire que les arguments de chacun comptent, alors que l’objet de la réunion et du dialogue est plutôt la reconnaissance mutuelle du rôle de chacun.

Michel Meyer, Principia rhetorica. Une théorie générale de l’argumentation.

Intellectuels de haute nécessité

Neuf intellectuels antillais, Ernest Breleur, Patrick Chamoiseau, Serge Domi, Gérard Delver, Edouard Glissant, Guillaume Pigeard de Gurbert, Olivier Portecop, Olivier Pulvar, Jean-Claude William ont rédigé un "Manifeste pour les 'produits' de haute nécessité", publié, le 16.02.09 par Le Monde.

Glissant est titulaire d’un doctorat ès lettres, Chamoiseau a obtenu un prix Goncourt pour un roman et Pulvar est maître de conférence en Histoire. Ces noms me disaient quelque chose; j'ai du les entendre prononcés sur une radio quelconque, mais c'est sur Wikipedia que j'ai appris à qui j'avais affaire. Je ne me suis pas fatigué à découvrir d'où les cinq autres tirent la qualification d'intellectuels, mais je n'ai aucune difficulté à croire qu'ils ont de bonnes raisons pour prétendre au titre, ainsi que le font les trois premiers.

Pour moi, ce texte marque un tournant dans la culture française, avec ce "Manifeste pour les 'produits' de haute nécessité", l'horizon se fait soudain lumineux: l'affaire est entendue, il n'y a plus rien à espérer. Il me faut à tout prix faire émigrer ma pensée dans une autre langue. Je dois dans l'urgence apprendre à parler parfaitement le premier idiome à portée de dico, pour essayer de conserver la raison et une once de dignité. Je ne veux pas subir le douloureux sentiment de honte, de ridicule achevé, celui qui me torturera chaque fois que j'aurai à converser avec un humain qui n'a pas la nationalité française.

Pour l'instant, je me demande s'il ne vaut pas mieux que le Translator de Google me raconte le monde. En effet, lorsque le robot traducteur me donne la version française de "Sein und Zeit", le texte me semble bien plus facile à comprendre que celui de nos intellectuels outremarins.

Seigneur Doliprane, priez pour nous, pauvres Français ! La crise financière internationale est rien en comparaison de ce qui nous guette sur le plan intellectuel.

Tuesday, February 17, 2009

Politesse

Hé bien, il était temps que je me tire de ce réseau. Non seulement, les tensions entre membres sont visibles de tous côtés, et, pire, quelques trous du cul affiliés au LHC se montrent de plus en plus cons et arrogants: "Tout commentaire d'un inconnu usant du tutoiement sera détruit quel que soit son contenu.", dixit La lime.

Et, personne ne pense à lui dire qu'il délire. Au contraire, la plupart en rajoute une couche. Ainsi, que le fait, Théo2toulouse, le plus gratiné d'entre eux: "Le tutoiement doit refléter cette volonté délirante d'égalitarisme à tous les niveaux de la société : les parents valent leurs enfants, les jeunes les vieux, les patrons leurs salariés, les femmes les hommes." Il ajoute, un peu plus loin dans un autre commentaire "Pour rappel, le tutoiement systématique se pratique essentiellement chez les camarades de gauche comme de droite, les racailles et les clochards."

Comme toujours, ces bloggers se lancent dans des discussions du café du commerce sans prendre la peine de de se renseigner à minima. Ils n'essayent même pas d'aborder les sujets dont ils "débattent" avec un peu de rigueur. Chacun y va de son lieu commun, de sa vision personnelle faite d'une série d'amalgames, de stéréotypes épouvantables.

Dans le cas de la politesse, je n'ai pas eu a chercher loin puisque Christine Béal, qui fut l'une de mes profs en linguistique interactionniste, conduit des recherches dans ce domaine [PDF]. Pour avoir une petite idée de ce que peut représenter un travail sur la politesse on peut s'intéresser à ce qu'en disent Cerasela Enache et Gabriela Popa [PDF].

La Limace va jusqu'à soutenir que la politesse n'est qu'une forme d'hypocrisie mais que cela vaut mieux que la violence. Une déclaration comme celle-ci laisse deviner la mentalité, l'ethos communicatif de ce blogger.

Une chose est sûre, c'est que les lustukrus qui répandent en coeur leur bave chez La Limace ne donnent aucune envie d'être poli.