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Saturday, May 9, 2009

Réaction

Je sais, parfois il arrive qu'un billet donne envie de réagir. On aimerait laisser un commentaire, ne serait-ce que pour évacuer le désir d'exprimer, suite à la lecture, quelque chose que l'on perçoit comme une vérité bonne à dire. Ce qui se traduit généralement par une élévation de la tension psychique : on se met automatiquement à cogiter, à rédiger mentalement la réponse.

Quelle déception ressent-on, lorsque les doigts suspendus au-dessus du clavier, prêts à enfoncer fébrilement les touches, doivent lentement se replier parce qu'il faut se rendre à l'évidence : il est impossible de commenter sur le blog qui s'étale sous nos yeux, on n'a aucun accès à l'espace prévu pour ça, et il faut donc rétracter les phrases perçantes sur le point de jaillir.

Heureusement, c'est une situation qui ne se produit que très rarement, la plupart des billets n'appellent à aucune réaction, et, quand c'est le cas, on trouve presque toujours l'espace réservé aux commentaires ouvert.

Sinon, pourquoi tenir un blog, n'est-ce pas ?

Saturday, March 21, 2009

Conditionnés

Depuis l'accrochage avec Criticus, certains répondent du bout des lèvres et d'autres, les plus cons, ignorent carrément mes commentaires.

La franco-bloggosphère est un univers peuplé, en majorité, de fils de putes pour qui seuls les rapports de pouvoir comptent. Aussi, ils hiérarchisent leurs relations en fonction de la seule pratique reconnue et valorisée dans cette société de merde : le léchage intensif de culs, sport national n°1, car, en temps de paix, la délation passe au second rang.

Je suis toujours poli a priori, aussi bien sur la bloggosphere que dans la vie au quotidien. Et c'est justement parce que je suis toujours poli, considérant que c'est très facile de l'être, que je n'admets pas que les autres ne le soient pas. Alors, quand ils ne le sont pas, je le leur fais remarquer.

C'est à mettre sur le même plan que mon intolérance à la xénophobie. Cette crainte conduit au rejet de l'autre parce que c'est plus facile de le repousser que de se poser quelques questions afin de trouver des réponses pour un minimum d'intercompréhension. Je trouve que le rejet de l'autre sur des préjugés trop ethnocentrés est injuste. De plus, je ne tolère pas l'idée qu'un bas de plafond puisse tenter d'enculer l'autre contre son gré simplement parce qu'il croit que les circonstances, le contexte, la situation lui donnent la possibilité de le faire sachant qu'un étranger est rarement en position de force. D'ailleurs quand l'étranger est en position dominante, on le sait, le Français préfère alors la collaboration.

C'est sur des rapports de force permanents que se jouent les interrelations entre bloggers qui reproduisent les comportements sociaux ordinaires, alors qu'ils pourraient changer ces manières de faire, ne serait-ce que parce qu'ils interagissent en différé et à distance grâce à la médiation d'un PC. Cette médiation leur offre l'opportunité d'adopter une attitude moins conditionnée par les contraintes de la vie en groupe et de la vie professionnelle où l'on choisit rarement toutes ses fréquentations.

Alors, pourquoi ne pas essayer d'avoir des relations construites sur la base d'échanges plus libres et moins intéressés ?

Tuesday, March 17, 2009

Semblable à un ours

Où est l'homme qui, semblable à un ours dans la société, ne voudrait s'occuper continuellement qu'à satisfaire ses désirs sans égards pour les bienséances ni pour le repos d'autrui : serait-on heureux avec de pareils sentiments ?
Jean-Jacques Rousseau dans son Mémoire à M. de Mably.
Franchement, seriez-vous heureux en société avec les sentiments d'un ours ?

Tuesday, February 24, 2009

Hypocrisie de bon aloi

Oui, je sais, le billet précédent, n'aura aucune portée psycho-socio-politique. 98% des lecteurs vont automatiquement rejeter mes propos et, peut-être même, iront jusqu'à donner raison au dessinateur, uniquement parce qu'ils ne supportent pas l'insulte. Ce pays peuplé de cervelles de mouche voit de la violence partout, ou plutôt, ne voit pas la violence où elle se planque généralement. Il suffit que l'injure soit masquée par une tournure de phrase qui fait qu'elle n'est pas prononcée directement, mais de manière implicite, pour qu'elle soit acceptée par les cervelles foulonnisées. L'insulte franche, sans équivoque est quelque chose d'insupportable pour l'oreille du blogger moyen, le civilisé français du IIIème millénaire.
Encore un domaine, dans lequel je suis inassimilable. Je n'arrive pas à produire tous les efforts que l'hypocrisie de bon aloi réclame. Impossible d'être dans le ton, en harmonie avec le décor aux couleurs crasseuses, baveuses.

Triste crise

Les ménages français sont désormais plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est détérioré au cours des mois précédents et qu'il va se dégrader dans les mois à venir, indique l'Insee. L'indicateur qui mesure le "moral", est en recul d'un point, ce mois-ci. Il s'établit à -43 en données corrigées des variations saisonnières. Le moral des ménages avait touché en octobre un plancher historique à -47 points.

Et, bien entendu, dès le réveil, sur toutes les radios, qui laissent traîner leurs micros sur les trottoirs, on entend des cohortes de travailleurs, brisés par la douleur, annoncer la fin du monde pour demain. Ces pauvres gens sont désespérés. Je suis en empathie, en résonance. Ce flux de souffrance, qui se propage sur les ondes, me bouleverse. J'arrive à peine à finir mon café.

Je branche mon PC en me disant que je partage ma vie avec un peuple de héros, faisant bravement face à l'adversité. Je me dis qu'ailleurs les gens ont bien de la chance, ils n'endurent pas les souffrances que connaît le peuple français martyrisé par la crise. Un peuple qui résiste comme il le peut. Des hommes et des femmes en lutte pour ne pas tomber encore plus en avant dans la misère.

Effectivement, après quelques recherches en ligne, je dois admettre que la France vit, au regard des autres pays du monde, une insoutenable épreuve, une situation désespérante. C'est bien ce que démontre cet indicateur mondial sur la qualité de la vie en 2008. Je suis au bord des larmes.

Sunday, December 7, 2008

La théorie du signal

Dominique Cardon, sociologue , présente les traveaux de Judith Donath du Media Lab qui fait appel à la "théorie du signal".
L'idée de cette théorie est que nous ne pouvons jamais savoir avec certitude si les informations qu'affichent les personnes sont vraies ou fausses, mais que nous pouvons en revanche nous fier à des signaux qui indiquent avec plus ou moins de fiabilité la présence de la qualité revendiquée. Or, les communications médiatisées génèrent beaucoup de tromperies (deceptions), parce que tout y est signal. Quand le coût de la tromperie est faible, nous tolérons facilement les exagérations. En revanche, lorsque son coût est élevé, il est important que les signaux envoyés par les autres sur leur fiabilité soient justes et pertinents. Une conversation dans un groupe de discussion demandera peu de preuves d'identité, tant que la conversation restera civile, mais si un conflit survient, des vérifications d'identité seront demandées aux fauteurs de trouble et la politique de modération du groupe sera renforcée. La théorie du signal, qui vient de l'économie et de la biologie, s'attache donc à modéliser les relations entre signaux et qualités, afin de déterminer le régime de confiance que les personnes peuvent avoir envers les informations qu'elles s'échangent sur elles-mêmes. Pour qu'un signal soit fiable, il faut que le coût de la tricherie soit supérieur à ses bénéfices.
Je me demande si Philippe à réalisé le dernier bilan et évalué ses bénéfices. Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'il vient d'être subitement confronté à une sorte de crash digne de Lehman & Brothers. Espérons que le LCH puisse le renflouer, notre ami vient d'atteindre ses limites.

S'il vous plaît, envoyez vite une ambulance, je sens que le psy décompense !

Friday, October 17, 2008

Mégalopathes

Je distingue les mégalomanes, ces petits personnages qui se gonflent pour signaler leur présence, des mégalopathes, qui sont stigmatisés par le sentiment d'avoir affaire à plus grand qu'eux. La mégalopathie est la condition humaine telle que la philosophie l'explique. Sans elle, la philosophie n'est pas pensable, car il faut être déchiré par quelque chose qui nous dépasse pour penser. Hegel incarne à la fois la mégalopathie et la mégalomanie. Il souffre et il construit, comme tous les grands artistes du XIXe siècle qui, comme Ulysse, sont de grands souffrants, de divins endurants. Pour les penseurs contemporains, tels des petits-bourgeois qui travaillent sans relâche, la défense hégélienne de la contemplation est devenue incompréhensible. Hegel s'est permis le luxe de dire que la philosophie est une activité du dimanche. La philosophie, c'est le dimanche absolu. Sans la méditation des résultats de l'Histoire, pas de philosophie. Tous ses successeurs ont aboli le dimanche de la pensée et créé une sorte de camp de concentration intellectuel où le travail forcé s'impose jour et nuit, sans dimanche ni week-end. L'une des grandes conquêtes de l'humanité réside pourtant dans la création de la fin de semaine élargie. La modernité se caractérise par le fait que si Dieu n'avait besoin que d'un jour de repos, les hommes en ont besoin de deux ! Quand l'islam entrera sérieusement dans le jeu de la mondialisation, les judéo-chrétiens partageront l'idée du repos avec les gens du vendredi - on verra advenir la semaine de quatre jours. Pour anticiper cela, une bonne dose de mégalomanie peut être utile.
Peter Sloterdijk

Saturday, October 11, 2008

Sans pitié

Il n'y a pas très longtemps, je discutais avec un ami. Il est psychiatre et spécialisé dans les problèmes que peuvent avoir les adolescents. On en est donc venu à parler de ces derniers. Il m'a confié que ces jeunes individus représentaient une catégorie de la population parmi les plus dévastées: une catégorie réprésentée par des êtres se tenant à la limite de l'espèce humaine, complètement insensibles, coupés de tout ce qui n'a pas de valeur matérielle, utilitaire.

Ce soir, cette conversation m'est revenue à l'esprit après avoir lu le billet suivant, écrit par une jeune "femme" de 21 ans, d'après son profil :
J'en reste sans voix.
Depuis hier soir je suis comme le singe muet des Bouddhistes. C'est à dire aphone.
C'est pas vraiment rigolo, je peux plus vanner personne ni gueuler sur Pelo quand il dit n'importe quoi. C'est très frustrant en fait, d'être aphone.
Et pour la "petite histoire" pas si petite que ça, hier soir pour la soirée d'anniversaire d'Elodie nous sommes allés dîner au Visconti, une pizzeria spécialiste de ce genre de grands repas. Plus tard dans la soirée, on a du prendre la voiture avec Pablo et on est rentré à la perpendiculaire dans un motard, qui n'était autre qu'un des jeunes serveurs du Visconti (job étudiant).
Le gamin a les deux bras complètement cassés et la jambe droite en assez mauvais état.
Ca aurait pu être pire, mais on a vraiment eu très très peur. :(
Maintenant, j'attends de ses nouvelles puisque je lui ais laissé mon numéro de portable.
Pondu par Dïne à 12:19 0 'tits mots
Si cette donzelle est restée sans voix, moi c'est plutôt l'envie d'hurler qui monte en moi. Pauvre niaise! Je n'ai même pas été tenté de lui laisser un commentaire, tellement, l'idée de parler à une tordue pareil me semble inconcevable.

Wednesday, October 8, 2008

Propaganda


Pour contrebalancer le choc que Jean-Louis a eu à la vue d'une affiche de propagande U.S., je publie une affiche dessinée sous le régime de Gorbachev. Cette affiche donne une idée de la propagande faite par l'U.R.S.S., le pays modèle pour un grand nombre d'intellectuels français.

Mis à part l'aspect répugnant de la propagande, il faut reconnaître la grande maîtrise artistique des affichistes soviétiques.

Thursday, September 11, 2008

Ma cause

Je connais l'histoire de Sarah Palin par coeur, je peux vous dire s'il est préférable, sur les blogs, de justifier son texte ou non*, je sais exactement ce qui fait la différence entre Arial et Helvetica, je crois savoir qui est l'hidalgo qui a séduit Rachida, mais je ne sais pas grand chose de ce qui se passe dans mon entourage bloggospherique, représenté par la blogroll de Cloudy Days. Je passe plus de temps à chercher du matériel pour mes collages Photoshop, ou à lire d'un oeil distrait des choses sans grand intérêt, qu'à suivre ce qui se passe aux alentours.

Je dois me rendre à l'évidence : le blogging n'a plus les mêmes attraits qu'au cours des années passées. La bloggosphere me semble, à présent, être un univers tout à fait banal. Je m'intéresse aux blogs depuis cinq ans, mais, depuis le début de l'année, la fièvre liée à l'exploration de la bloggalaxie, selon une expression de Francis Pisani, est sensiblement retombée. Commenter l'actualité, comme je l'ai fait pendant pas mal de temps, ne me dit plus rien. Exposer mon point de vue socio-philosophique sur le monde, sans avoir la critique rigoureuse d'Albertine en réponse, ne m'amuse plus. Raconter ma vie serait peut-être marrant pour moi, mais certainement pas pour vous, parce que je n'ai pas été touché par la grâce du conteur, et que je n'ai pas un style très attrayant.

Croyez moi, si vous êtes en train de lire les mots qui s'affichent là devant vos yeux, et si vous en êtes donc arrivé jusqu'ici, c'est que vous avez déjà perdu beaucoup trop de votre temps précieux. Aussi, ne vous donnez pas la peine de commenter, sinon pour dire que vous en avez assez, assez que d'insignifiants bloggers puissent impunément vous faire perdre autant de temps. Faites en sorte de réduire au silence, ici comme ailleurs, ces remplisseurs de posts qui ont encore moins à dire que ce qu'on entend à la radio ou sur les plateaux T.V..

J'ai un peu honte de vous infliger ça, mais je me demande si, parfois, vous ne finissez pas en rage à force d'avoir usé vos yeux sur un écran, sans rien avoir lu d'autre que des inepties monstrueuses.

Allez-y, n'hésitez pas à cogner, je sais parfaitement encaisser...

Mais non... laissez tombez, c'est totalement inutile ! De plus, je le sais, vous êtes des non-violents, des gens civilisés... Passez plutôt un peu de temps à lire Max Stirner que j'ai collé, hier, en ligne, vous n'aurez pas tout perdu : Je n'ai basé ma cause sur rien...
Le divin regarde Dieu, l'humain regarde l'Homme. Ma cause n'est ni divine ni humaine, ce n'est ni le vrai, ni le bon, ni le juste, ni le libre, c'est - le Mien; elle n'est pas générale, mais - unique, comme je suis unique. Rien n'est, pour Moi, au-dessus de Moi!
*ne pas justifier le texte, c'est mieux.

Tuesday, August 19, 2008

Têtes de noeud

Même si l'attentat suicide contre une école de gendarmerie des Issers, à l'est d'Alger, qui a fait ce matin au moins 43 tués et 45 blessés est l'un des plus meurtriers de ces dernières années, je suppose que cela ne doit pas émouvoir grand monde de ce côté ci de la Méditerranée, mis à part ceux qui ont gardé quelques liens familiaux où sentimentaux avec l'Autre Rive.

Sinon, ce n'est probablement, pour la jeunesse française détachée de tout ce qui peut se produire au-delà de sa zone d'influence, c'est à dire au-delà des limites des endroits qu'elle a l'habitude de fréquenter, qu'un prétexte à discussion. Soit une chance d'étaler sa pseudo science dans le meilleur des cas, mais surtout une occasion de faire toutes sortes de plaisanteries sur son blog pour avoir l'air cool et malin, comme doit l'être un étudiant digne de son statut.

C'est déjà le cas pour la Géorgie, alors je me dis que cette recrudescence des attentats islamistes en Algérie doit en faire rigoler plus d'un qui viendra ensuite vous dire, les yeux humides de fausse compassion, qu'il ne faut pas confondre guerre et compétition sportive, histoire de jouer les humanistes à peu de frais. Pauvres types !

Le mois dernier, le chef de l'ex-GSPC [Baqmi, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat] avait affirmé au "New York Times" que ses rangs ne cessaient de grossir en raison de la pauvreté et du ressentiment provoqué par ce qu'il avait appelé la guerre occidentale contre l'Islam. Moi, demain, je pourrais dire au "Washington Post" que la connerie "made in France" ne cesse d'enfler et que je me demande si, vue sous un certain angle, la jeunesse géorgienne ou algérienne n'a pas plus de chance que la jeunesse française. La chance d'être directement en prise avec la vie et non pas larguées comme le sont ces véritables petites têtes de noeud, ces manges-merdes qui s'imaginent "so cute".

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Mercredi 20 Août 2008 / 06:38 AM
Je viens d'effacer le lien, qui donnait l'URL d'un des blogs des manges-merdes en question, parce que c'était leur faire encore trop d'honneur: ces gens se foutent de tout. Seule leur petite existence étriquée gouvernée par leur "moi" miteux compte à leurs yeux. Qu'ils crèvent la gueule ouverte, puisque, de toute façon, ils ne comprendront jamais rien !

Mercredi 20 Août 2008 / 03:34 PM
A la demande générale, je rétabli le lien vers Les violettes de Mitterrand un titre qui en dit déjà long sur l'état d'esprit de son auteure - pauvrette. Pour une meilleure "compréhension", il faut peut-être en passer par le blog d'Evret - c'est là que l'affaire trouve, en partie, son origine.

Tuesday, August 12, 2008

Emeutes à Monréal

Grâce à Twitter, je viens de découvrir cette info: Mort de Freddy Villanueva. Je remarque que les journaux français n'en parlent pas. Peut-être parce que c'est le genre de choses qui semblent trop banales pour les lecteurs vivant sur le Territoire hexagonal.

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

À Montréal-Nord, des émeutes ont éclaté dans la nuit de dimanche à lundi au terme d'une manifestation visant à dénoncer la mort de Freddy Villanueva, un jeune homme de 18 ans abattu samedi par la police dans le parc Henri-Bourassa.

Quelque 500 policiers ont été déployés sur les lieux, mais ils ont eu fort à faire pour contenir les émeutiers, lesquels ont incendié des voitures, vandalisé des commerces et s'en sont pris à des policiers, des ambulanciers et des membres des médias.

Les Lustukrus devraient se sentir moins seuls au monde et fiers d'exporter leur savoir faire.

Sunday, August 3, 2008

Vie intérieure

La vie intérieure de Scheiro était terrifiante, un vrai cauchemar, il utilisait l'écriture et l'imagination pour en sortir et, grâce au blogging, pour communiquer avec le monde extérieur.

Monday, May 5, 2008

Doubler le Prozac ?

Au détour d'un blog, je suis tombé sur cette phrase:
Doubler le Prozac ? Je voudrais bien, mais seulement deux raisons m’en empêchent, il m’assèche, je ne peux plus pleurer.
C'est le genre de truc qui me fait tordre de rire. J'ai essayé par deux fois de signifier à l'auteure de ce texte que je copiais cet extrait pour le coller sur mon blog, histoire de rigoler à chaque relecture.

Mais, pas de chance ! Miss Prozac est allée ouvrir un blog sur Over-Blog, le genre de plate-forme qui ne fonctionne qu'une fois sur cent, tellement les scripts sont tordus. Les bricoleurs qui ont monté cette plate-forme ne sont pas plus "nets" que ceux qui l'utilisent. Autant d'incompétence, c'est désespérant, ça donne presqu'envie de pleurer... vite un Prozac !

Au fait ! Les antidépresseurs de dernière génération comme le Prozac et le Seroxat n'ont pas plus d'effet que des placebos sur la plupart des personnes souffrant de dépression, selon une étude de l'université anglaise de Hull, dans le Yorkshire, publiée Mardi 26 Février 2008, dans la revue spécialisée PLOS-Medicine. "La différence d'amélioration entre les patients prenant des placebos et ceux prenant des antidépresseurs n'est pas très importante. Cela signifie que les personnes souffrant de dépression peuvent aller mieux sans traitement chimique", explique le professeur Irving Kirsch, du département de psychologie de l'université de Hull.

Thursday, April 17, 2008

Le Lustukru prolifère

J'avais désigné Lustukru comme le lecteur le plus con du Monde, sans avoir organisé de concours au préalable parce que, à ce jeu là, il serait impossible de départager les vainqueurs. C'est le genre de pauvre type comme vous en connaissez tous, qui ne rate jamais une occasion de dire des conneries, comme celle qui suit, relevée par mes soins, à l'époque de l'affaire de la Société Générale:
"Ces gens [les traders] ne servent a rien. Ils ne font rien, ne creent rien, ne vivent rien. S'imaginent etre les rois du monde alors qu'ils n'en sont que les rebuts. Le fric, le bonus, le souci d'ecraser son collegue, ils sont deja morts et ne s'en apercoivent pas. Du moins pas encore. Dans un genre tres proche, Le "99 francs" de Beigbeider est a relire d'urgence, pour se proteger de cette engeance, de cette pandemie decerebrante, de cette inhumanite normalisee."
Depuis, pour désigner cette espèce de bourrins, qui sait utiliser un clavier de PC et prolifère sur tous les supports en ligne, j'ai choisi d'employer le mot "lustukru" comme terme générique. Remarquons que les crétins qui composent cette espèce, trouvent souvent la meilleure image, la mot le plus représentatif, lorsqu'il s'agit de s'affubler d'un pseudo. Supposons donc qu'ils ne sont pas totalement ignorants quant à leur faibles capacités intellectuelles.

Aussi, ne m'accusez pas de me moquer de gens innocents. Voyez combien les lustukrus prolifèrent sur la toile, et dites-moi si vous avez la volonté de les combattre ou si vous estimez que cette espèce est inoffensive et ne représente aucun danger pour l'intelligence. N'avez-vous pas peur d'être un jour submergé par le nombre ?

Wednesday, April 16, 2008

Humour vs. Pétrole

La France n'a pas de pétrole et elle n'a pas d'humour non plus. Je me demande s'il y a une rapport de cause à effet.

Qu'en pensez-vous ?

Tuesday, April 15, 2008

Aigris

Parfois et contrairement à ce qu'ils prétendent, je trouve que les Français ont beaucoup de points communs avec les Américains, ou du moins avec certains Américains, ceux que les revers économiques ont laissé de côté.
"Dans certaines de ces petites villes, en Pennsylvanie, comme dans beaucoup de petites villes du Midwest, les emplois sont partis il y a vingt-cinq ans, et rien ne les a remplacés. Elles ont chuté sous le gouvernement Clinton et sous le gouvernement Bush. Les gouvernements successifs ont dit que ces villes allaient se régénérer, et cela ne s'est pas produit. Alors, il n'est pas surprenant que ces gens deviennent aigris, qu'ils s'accrochent aux armes, à la religion, ou bien à l'antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, à des sentiments anti-immigrés ou anti-commerce, comme moyens d'expliquer leur frustration."
Voilà ce que Barack Obama a dit, lors d'une réunion de collecte de fonds, à San Francisco, le 6 avril, propos rapportés, le 11 avril, par une contributrice du site Huffington Post.

Ridicules

Je suis plongé dans un contexte psycho-social auquel je dois m'adapter pour vivre. Je considère simplement que je dois connaitre au mieux ce contexte pour trouver une solution chaque fois que se pose un problème. Je n'ai pas le pouvoir de changer quoi que ce soit à mon environnement, parce que, n'ayant aucune vision eschatologique, je refuse d'agir sur le monde. Je ne fais donc rien de plus que ce qu'il est nécessaire de faire pour assurer ma subsistance à court terme. Lorsque j'observe ceux qui agissent, avec de grands projets et de grands idéaux nécessitant la mobilisation et la participation des foules, je parviens maintenant, au bout d'un demi-siècle, après avoir pas mal étudié, à deviner quels sont les mythes qui animent ces gens-là. En fonction de ces mythes et des moyens qu'ils se donnent, j'arrive à prévoir pourquoi ça marchera probablement pendant un certain temps, mais surtout pourquoi ça ne marchera pas, parce que la seconde hypothèse est toujours plus facile à déduire. Evidemment, comme je n'ai aucun don pour lire dans l'avenir, je ne peux rien affirmer catégoriquement. De plus, je n'oublie pas que le monde n'est pas organisé de manière tout à fait rationnelle, loin de là.
Mais, prévoir que les Français se feraient baiser par les Chinois, sur le question des J.O. et des fameux Droits de l'Homme, ne demandait même pas d'avoir fait Sciences Po, il suffisait de savoir lire LES journaux. Une semaine après que le bon peuple français se soit ridiculisé sur toutes les TV du monde, on sait depuis ce matin que les sportifs made in France n'auront même pas la possibilité d'accrocher un petit badge sur leurs slips portant l'inscription: "Pour un monde meilleur". C'était poutant si mignon.
Ni ruban vert, ni badge, ni "aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture". Ainsi en a décidé, lundi soir 14 avril, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), interdisant aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur", destiné à montrer leur attachement aux droits de l'homme lors des Jeux olympiques de Pékin.
Le Monde.fr avec AFP | 15.04.08
La France est majoritairement peuplée de Marcs, de Woofs, de Cortos, c'est à dire de gens qui devraient avoir la possibilité de penser, puisqu'ils n'épuisent pas leur vie à chercher de quoi bouffer. Mais ces crétins ne pensent pas, parce qu'ils préfèrent, en échange d'un bulletin de vote, que d'autres pensent à leur place. Eux ne s'en remettent qu'à leurs affects, à leur bons sentiments pour évaluer les situations. Ils imaginent que toute l'humanité partage leur piété et leur charité chrétienne, rebaptisées depuis 1789 sous la pompeuse appellation d'"humanisme". Je me demande quel plaisir ils prennent à ramasser régulièrement des beignes et à se couvrir de honte ?

Sunday, April 13, 2008

Barnum

Effet Barnum :
Tendance à considérer des énoncés généraux sur la personnalité comme s'appliquant à soi personnellement.

Saturday, April 5, 2008

Olympianisme

Hédonisme, culte obsédant du corps, événements sportifs hissés au rang d'épiphanies pour les masses, paganisme obscène d'une humanité décidée à ne jouir que d'elle-même, juvénilisme et éphébisme hissés au rang de bien suprême, jargon technocratique destiné à entretenir l'imposture intellectuelle et le mensonge, principe de plaisir systématiquement substitué au principe de réalité, invocation d'une mystérieuse Modernité adorée chaque jour, chaque heure et en toute circonstance, mythe d'une vie qui atteindrait cent ou mille ans, voire enfin délivrée de la mort, eugénisme enfin de plus en plus ouvertement revendiqué par les scientifiques ne sont que quelques-uns des traits qui semblent démontrer que les idéaux totalitaires, qui ne prisaient rien tant que les jeunes, le jargon, la modernité, les festivités païennes, le millénarisme et le mépris des "vies qui ne valent pas d'être vécues", ont sournoisement triomphé.
Jean Clair,
La Barbarie ordinaire,
Gallimard, 2000, p 113-114.