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Monday, July 6, 2009

Tour de Cons

La lie de l'humanité a choisi de se réunir demain, à quelques centaines de mètres de l'endroit où j'habite en ce moment.
La journée va être longue, très longue...

Wednesday, March 18, 2009

Lieux communs

Raisonnement à la Criticus, à partir d'idées reçues, mais en réalité jamais vérifiées.
Quant aux « Noirs » (les Antillais et les Africains sont mis ensemble ?), ils appartiennent pour la plupart aux classes populaires, où le sport est un moyen privilégié d'ascension sociale.
Lorsqu'on part à la recherche de données, on se rend tout de suite compte que ce sont, non pas les ouvriers et leurs enfants, qui pratiquent le plus souvent des activités sportives, mais bien les cadres et leurs enfants.

Il apparait que les assertions de Criticus, comme ici sur le sport, ne sont pas plus fondées que les autres, quand il prétend que la France est le pays de l'Union qui compte le plus d'immigrés sur sont sol. Non, question immigration, la France se situe dans la moyenne des pays de l'U.E..

Au passage, et toujours contre les idées reçues, les Antilles et l'Afrique sont loin d'être des régions peuplées uniquement de personnes à la peau foncée. La somme des personnes à la peau claire ne constitue certes pas une majorité, mais ne peut passer pour quantité négligeable.

Voilà en quoi les discussions avec les bloggers sont pénibles. Chacun y va de ses stéréotypes sans jamais se donner la peine de vérifier ses allégations. C'est vraiment des discussions de café du commerce où chacun donne son avis en fonction de ses propres représentations, de ses idéaux, de ses croyances, mais beaucoup trop rarement avec une volonté d'objectivité.

Wednesday, October 8, 2008

Au nom de la rose

Je regrette vraiment de m'être foutu de la gueule de quelques militants socialistes qui traînent dans le secteur de la bloggosphere où je navigue en ce moment. Parce que je me rends compte qu'ils sont vraiment sympathiques ces socialistes. Ils sont tellement dévoués à leur communauté qu'ils sont prêts à bouffer la gamelle uniquement pour le bien de la collectivité. Ces types là sont de véritables altruistes, à l'image d'un de leurs chefs de file, Jean-Paul Huchon.

Cet élu avait été condamné à six mois de prison avec sursis, 60.000 euros d'amende et un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts. Il déclare en appel ne pas avoir agi "dans son intérêt personnel, mais dans celui de la collectivité". A ses yeux, la présence de sa femme au Festival de Cannes pour le compte du conseil régional "n'était pas une prestation exceptionnelle". "Ca ne me paraissait pas anormal, illégal. (...) Je me suis trompé", a-t-il concédé, avant de se lancer dans un panégyrique de la région Ile-de-France, devenue "le deuxième financier du cinéma européen" et sans laquelle "beaucoup de films n'aurait jamais pu se faire".

C'est vrai, on n'en doute pas une seconde, question cinéma ce sont les plus forts, ces socialos, il n'y qu'à voir la dernière prestation de la Royal pour en être convaincu.

Combien de points vaut le tennisman Huchon à l'aune du pagerank des tapeurs dans la caisse?

Wednesday, August 13, 2008

Etonante hiérarchie

C'est à ce genre de choses que l'on devine à quelle point la marche du monde est une préoccupation pour les Lustukrus. L'Express, qui fut un magazine très en pointe dans le combat pour une société plus juste [particulièrement au cours de la guerre d'Algérie, lorsque la rédaction était conduite par Jean Daniel Bensaïd], hiérarchise l'information comme suit :On voit, à la façon de classer les reportages photos, que la guerre qui vient de débuter dans le Caucase, préoccupe terriblement la rédaction de l'Express qui, comme n'importe quel vulgaire magazine, pense d'abord à ce qui fait vendre plutôt qu'au véritable traitement de l'information, c'est à dire à quelque chose digne de l'intérêt d'un journaliste mais qui, bien entendu, ne captivera pas l'attention de beaucoup de lecteurs.

C'est vrai, la Géorgie c'est loin, on ne sait même pas où c'est, et ya pas de pov palestiniens ou de gentils bonzes sur qui pleurer et en plus c'est les J.O. avec Manodou et sa piscine trop grande pour elle. Alors, tant pis si Medvedev, Poutine et leurs potes nous coupent la route du gaz et du pétrole, Sarkozy et Kouchner s'occupent de tout, on leur fait confiance...

Monday, June 23, 2008

Funny Car burns

Scott Kalitta's Funny Car burns as it heads down the track during qualifying NHRA qualifying Saturday. Kalitta died after the car burst into flames and crashed at the end of the track.

Scott Kalitta's Funny CarAP Photo / Kevin Hodapp

Quand je pense que les lustukrus n'ont même pas de quoi se payer un plein de gasoil pour aller au supermarché et qu'ils sont donc condamnés à mourir de faim, alors que je vois toute cette essence partir bêtement en fumée... C'est triste, n'est-ce pas ?

C'est surtout triste pour la famille de Kalitta. Mais ce sont les risques du métier, non ? Enfin, c'est le genre d'évènements pour lesquels il n'y pas grand chose à dire, c'est la prise de vue qui est spectaculaire et qui a retenu mon attention. Paix à l'âme de Scoot.

Je me fais quand même un peu de soucis pour Danica Patrick.

Wednesday, June 18, 2008

Barilla - 2 / Lustukrus - 0

La France quitte l'Euro après une défaite [2-0] contre l'Italie, qui se qualifie pour les quarts après la victoire 2-0 des Pays-Bas face à la Roumanie.

Saturday, June 14, 2008

4 à 1

L'équipe de France n'a pas fait illusion longtemps face à une équipe néerlandaise impressionnante. Menés dès la 9e minute, les Bleus n'ont jamais eu les moyens de renverser la situation et leur destin n'est désormais plus entre leur mains pour se qualifier en quart de finale.

euro football sport
Alors, les lustukrus, comment ça va ce matin ? J'avais presque oublié que vous avez bu le bouillon, hier dans la soirée...
Pfff... j'me marre...

Saturday, May 10, 2008

Sport, Sexe & Blogs

Il n'y a que les lecteurs qui étaient suffisamment âgés au début des années 80 pour se souvenir de ce qu'étaient les villes avant l'apparition du jogging, phénomène de mode très médiatisé et commenté à cette époque. Avant l'arrivée du jogging, le sport se pratiquait beaucoup moins qu'aujourd'hui et surtout il se cantonnait à des lieux très circonscrits dont il ne sortait jamais. Le port du survêtement en ville était encore un accoutrement tout juste toléré par la plupart des citadins, et ne se portait pas dans le monde rural, c'était mal vu. Mais, les choses ont bien changé, et, une vingtaine d'années après, les rites sportifs sont totalement intégrés à la vie quotidienne, et plus personne ne fait attention aux bourrins qui courent le long des trottoirs, ni aux sportifs qui font leurs courses ou vont au travail en survêtements.

En un quart de siècle l'industrie des loisirs a réussi à effacer la distance qui séparait le monde du sport - création de bourgeois oisifs, activité physique pratiquée généralement en comités fermés, c'est à dire en clubs - du monde du travail et de la banalité de la vie quotidienne. Le sport fait partie de notre environnement et plus personne ne conteste sa place. C'est exactement comme la télévision ! D'ailleurs, l'évolution du sport est très fortement corrélée au taux de pénétration de la TV dans les foyers. Tout ça s'est diffusé de manière exponentielle: les statistiques de ventes ont explosé.

Il y a encore quelques années, tout comme le sport, le cinéma porno, lié au monde sordide de la prostitution, était relégué aux marges de la société. Ces films n'étaient projetés que dans certaines salles de cinéma, situées la plupart du temps dans les bas-quartiers des grandes cités.

Ce genre de cinéma, et ses produits dérivés vendus en sex-shops et consommés dans des limites bien établies de l'espace social, ont, à l'instar du sport, envahi le monde du quotidien grâce à la puissante promotion de l'industrie des loisirs exercée depuis que la télévision a gagné tous les foyers, lorsque des chaînes privées ont pu vendre des programmes pornographiques et redoubler les ventes grâce à l'industrie de la cassette VHS, puis du DVD.

L'invention d'Internet et sa prolifération, le fait que dans les pays industrialisés une majorité de consommateurs puissent avoir accès au Web a permis à l'industrie des loisirs, branche pornographie, de mettre en place des stratégies de ventes époustouflantes. Le porno est une industrie globalisée qui rapportait 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 1998, pour atteindre les 13 milliards aujourd’hui. On dénombrait 22 000 sites pornographiques en 1997, on en compte entre 100 et 300 millions, aujourd’hui.

Sport et porno partagent les mêmes slogans qui disent, en substance, qu'en s'adonnant à l'un et à l'autre, et puis aux deux en même temps, l'individu occidentalisé, l'homme du IIIème millénaire doit pouvoir gagner un surplus de liberté, c'est à dire de confort, de bien être, puisque sont plaisir sera, grâce à la conjugaison de ces deux pratiques, décuplé.

Selon Patrick Baudry: "L’industrie du sexe qui n’est, peut-on dire, qu’une prolongation-extension de la sexualité prostitutionnelle, c’est-à-dire du type d’activités sexuelles qui s’effectue avec des professionnelles, constitue en fait une “généralisation" de l’univers de la prostitution à l’ensemble des réseaux d’une société."

Je me demande ce que vous pensez du film-x, de sa banalisation mais aussi des promesses libertaires qui vont avec la large diffusion de ce genre cinématographique. Pensez-vous que l'on puisse dire du mal de ces films sans être accusé d'être un anti-porno, esclave d'interdits petit-bourgeois ?

Je développerai certainement ce thème, parce que je constate, ça et , que la vague du glam, du récit érotique, qui a déjà submergé les blogs dans les pays anglo-saxon, est en train de débarquer en France, avec pas mal de retard, comme d'hab.

Je me demande aussi si vous avez pris conscience de la place que la branche "sexe" de l'industrie du loisir occupe dans notre paysage culturel.

Tuesday, April 15, 2008

Ridicules

Je suis plongé dans un contexte psycho-social auquel je dois m'adapter pour vivre. Je considère simplement que je dois connaitre au mieux ce contexte pour trouver une solution chaque fois que se pose un problème. Je n'ai pas le pouvoir de changer quoi que ce soit à mon environnement, parce que, n'ayant aucune vision eschatologique, je refuse d'agir sur le monde. Je ne fais donc rien de plus que ce qu'il est nécessaire de faire pour assurer ma subsistance à court terme. Lorsque j'observe ceux qui agissent, avec de grands projets et de grands idéaux nécessitant la mobilisation et la participation des foules, je parviens maintenant, au bout d'un demi-siècle, après avoir pas mal étudié, à deviner quels sont les mythes qui animent ces gens-là. En fonction de ces mythes et des moyens qu'ils se donnent, j'arrive à prévoir pourquoi ça marchera probablement pendant un certain temps, mais surtout pourquoi ça ne marchera pas, parce que la seconde hypothèse est toujours plus facile à déduire. Evidemment, comme je n'ai aucun don pour lire dans l'avenir, je ne peux rien affirmer catégoriquement. De plus, je n'oublie pas que le monde n'est pas organisé de manière tout à fait rationnelle, loin de là.
Mais, prévoir que les Français se feraient baiser par les Chinois, sur le question des J.O. et des fameux Droits de l'Homme, ne demandait même pas d'avoir fait Sciences Po, il suffisait de savoir lire LES journaux. Une semaine après que le bon peuple français se soit ridiculisé sur toutes les TV du monde, on sait depuis ce matin que les sportifs made in France n'auront même pas la possibilité d'accrocher un petit badge sur leurs slips portant l'inscription: "Pour un monde meilleur". C'était poutant si mignon.
Ni ruban vert, ni badge, ni "aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture". Ainsi en a décidé, lundi soir 14 avril, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), interdisant aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur", destiné à montrer leur attachement aux droits de l'homme lors des Jeux olympiques de Pékin.
Le Monde.fr avec AFP | 15.04.08
La France est majoritairement peuplée de Marcs, de Woofs, de Cortos, c'est à dire de gens qui devraient avoir la possibilité de penser, puisqu'ils n'épuisent pas leur vie à chercher de quoi bouffer. Mais ces crétins ne pensent pas, parce qu'ils préfèrent, en échange d'un bulletin de vote, que d'autres pensent à leur place. Eux ne s'en remettent qu'à leurs affects, à leur bons sentiments pour évaluer les situations. Ils imaginent que toute l'humanité partage leur piété et leur charité chrétienne, rebaptisées depuis 1789 sous la pompeuse appellation d'"humanisme". Je me demande quel plaisir ils prennent à ramasser régulièrement des beignes et à se couvrir de honte ?

Monday, April 7, 2008

Visionnaires

En Juin 2004, Jean-Marie Brohm, Marc Perelman et Patrick Vassort se livraient à une prophétie... facile:
De même, c’est au nom de l’"idéal olympique" que se sont tenus les Jeux de la croix gammée à Berlin en 1936, les Jeux staliniens de 1980 à Moscou, les Jeux policiers de Séoul en 1988. Et c’est encore au nom de la "fraternité olympique" qu’Athènes consacrera en août 2004 le rassemblement "pacifique" d’une interminable cohorte d’"Etats voyous", de dictatures bananières et de régimes policiers qui tâcheront de glaner médailles, honneurs et considérations sous la protection rapprochée de milliers de militaires et d’agents des services de sécurité mobilisés pour prévenir les attentats terroristes.

Athènes - qui fut dans l’Antiquité le berceau de la philosophie et de la démocratie - passera ensuite le flambeau olympique à Pékin, symbole sinistre du despotisme oriental. Les thuriféraires du sport fermeront alors pudiquement les yeux sur les violations massives des droits humains en Chine, à seule fin de préserver la "réussite" de la fête olympique en 2008.

Oubliés, les camps de travail, les mensonges d’Etat, l’occupation du Tibet, la répression sanglante de la place Tiananmen, les exécutions publiques des condamnés à mort, les exactions de la police politique, les menaces contre Taïwan, la normalisation de Hongkong. Les festivités olympiques serviront, une fois encore, de paravent à un exercice de propagande pour un régime totalitaire. Et la phraséologie sportive, avec son humanisme de pacotille, de justification à une opération de marketing politique pour la bureaucratie chinoise. Comme à son habitude, la "finalité sans fin" du sport légitimera le monopole de la violence illégitime d’une tyrannie.

Saturday, April 5, 2008

Olympianisme

Hédonisme, culte obsédant du corps, événements sportifs hissés au rang d'épiphanies pour les masses, paganisme obscène d'une humanité décidée à ne jouir que d'elle-même, juvénilisme et éphébisme hissés au rang de bien suprême, jargon technocratique destiné à entretenir l'imposture intellectuelle et le mensonge, principe de plaisir systématiquement substitué au principe de réalité, invocation d'une mystérieuse Modernité adorée chaque jour, chaque heure et en toute circonstance, mythe d'une vie qui atteindrait cent ou mille ans, voire enfin délivrée de la mort, eugénisme enfin de plus en plus ouvertement revendiqué par les scientifiques ne sont que quelques-uns des traits qui semblent démontrer que les idéaux totalitaires, qui ne prisaient rien tant que les jeunes, le jargon, la modernité, les festivités païennes, le millénarisme et le mépris des "vies qui ne valent pas d'être vécues", ont sournoisement triomphé.
Jean Clair,
La Barbarie ordinaire,
Gallimard, 2000, p 113-114.