
La lie de l'humanité a choisi de se réunir demain, à quelques centaines de mètres de l'endroit où j'habite en ce moment.
La journée va être longue, très longue...
La journée va être longue, très longue...
Quant aux « Noirs » (les Antillais et les Africains sont mis ensemble ?), ils appartiennent pour la plupart aux classes populaires, où le sport est un moyen privilégié d'ascension sociale.Lorsqu'on part à la recherche de données, on se rend tout de suite compte que ce sont, non pas les ouvriers et leurs enfants, qui pratiquent le plus souvent des activités sportives, mais bien les cadres et leurs enfants.
Il apparait que les assertions de Criticus, comme ici sur le sport, ne sont pas plus fondées que les autres, quand il prétend que la France est le pays de l'Union qui compte le plus d'immigrés sur sont sol. Non, question immigration, la France se situe dans la moyenne des pays de l'U.E..
On voit, à la façon de classer les reportages photos, que la guerre qui vient de débuter dans le Caucase, préoccupe terriblement la rédaction de l'Express qui, comme n'importe quel vulgaire magazine, pense d'abord à ce qui fait vendre plutôt qu'au véritable traitement de l'information, c'est à dire à quelque chose digne de l'intérêt d'un journaliste mais qui, bien entendu, ne captivera pas l'attention de beaucoup de lecteurs.
Mais, prévoir que les Français se feraient baiser par les Chinois, sur le question des J.O. et des fameux Droits de l'Homme, ne demandait même pas d'avoir fait Sciences Po, il suffisait de savoir lire LES journaux. Une semaine après que le bon peuple français se soit ridiculisé sur toutes les TV du monde, on sait depuis ce matin que les sportifs made in France n'auront même pas la possibilité d'accrocher un petit badge sur leurs slips portant l'inscription: "Pour un monde meilleur". C'était poutant si mignon.Ni ruban vert, ni badge, ni "aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture". Ainsi en a décidé, lundi soir 14 avril, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), interdisant aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur", destiné à montrer leur attachement aux droits de l'homme lors des Jeux olympiques de Pékin.La France est majoritairement peuplée de Marcs, de Woofs, de Cortos, c'est à dire de gens qui devraient avoir la possibilité de penser, puisqu'ils n'épuisent pas leur vie à chercher de quoi bouffer. Mais ces crétins ne pensent pas, parce qu'ils préfèrent, en échange d'un bulletin de vote, que d'autres pensent à leur place. Eux ne s'en remettent qu'à leurs affects, à leur bons sentiments pour évaluer les situations. Ils imaginent que toute l'humanité partage leur piété et leur charité chrétienne, rebaptisées depuis 1789 sous la pompeuse appellation d'"humanisme". Je me demande quel plaisir ils prennent à ramasser régulièrement des beignes et à se couvrir de honte ?Le Monde.fr avec AFP | 15.04.08
De même, c’est au nom de l’"idéal olympique" que se sont tenus les Jeux de la croix gammée à Berlin en 1936, les Jeux staliniens de 1980 à Moscou, les Jeux policiers de Séoul en 1988. Et c’est encore au nom de la "fraternité olympique" qu’Athènes consacrera en août 2004 le rassemblement "pacifique" d’une interminable cohorte d’"Etats voyous", de dictatures bananières et de régimes policiers qui tâcheront de glaner médailles, honneurs et considérations sous la protection rapprochée de milliers de militaires et d’agents des services de sécurité mobilisés pour prévenir les attentats terroristes.Athènes - qui fut dans l’Antiquité le berceau de la philosophie et de la démocratie - passera ensuite le flambeau olympique à Pékin, symbole sinistre du despotisme oriental. Les thuriféraires du sport fermeront alors pudiquement les yeux sur les violations massives des droits humains en Chine, à seule fin de préserver la "réussite" de la fête olympique en 2008.
Oubliés, les camps de travail, les mensonges d’Etat, l’occupation du Tibet, la répression sanglante de la place Tiananmen, les exécutions publiques des condamnés à mort, les exactions de la police politique, les menaces contre Taïwan, la normalisation de Hongkong. Les festivités olympiques serviront, une fois encore, de paravent à un exercice de propagande pour un régime totalitaire. Et la phraséologie sportive, avec son humanisme de pacotille, de justification à une opération de marketing politique pour la bureaucratie chinoise. Comme à son habitude, la "finalité sans fin" du sport légitimera le monopole de la violence illégitime d’une tyrannie.
Hédonisme, culte obsédant du corps, événements sportifs hissés au rang d'épiphanies pour les masses, paganisme obscène d'une humanité décidée à ne jouir que d'elle-même, juvénilisme et éphébisme hissés au rang de bien suprême, jargon technocratique destiné à entretenir l'imposture intellectuelle et le mensonge, principe de plaisir systématiquement substitué au principe de réalité, invocation d'une mystérieuse Modernité adorée chaque jour, chaque heure et en toute circonstance, mythe d'une vie qui atteindrait cent ou mille ans, voire enfin délivrée de la mort, eugénisme enfin de plus en plus ouvertement revendiqué par les scientifiques ne sont que quelques-uns des traits qui semblent démontrer que les idéaux totalitaires, qui ne prisaient rien tant que les jeunes, le jargon, la modernité, les festivités païennes, le millénarisme et le mépris des "vies qui ne valent pas d'être vécues", ont sournoisement triomphé.Jean Clair,
La Barbarie ordinaire,
Gallimard, 2000, p 113-114.