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Friday, April 3, 2009

G20

"La parole, se produisant comme conséquence immédiate, l'insignifiance et la valeur d'un réflexe, comme on le voit par l'exclamation, l'interjection, le juron, le cri de guerre, les formules votives ou imprécatoires, sur lesquelles la pensée ne peut revenir que pour constater qu'elles ne signifient rien par elles-mêmes, mais qu'elles ont joué un rôle instantané."
Paul Valéry, Variété V, 1944, p. 231

Police confront protestors outside the Bank of England in the City of London, Wednesday April 1, 2009, as thousands of demonstrators converged on the centre of the city to protest against the G20 scheduled for April 2. AP / Chris Ison.
Reportages photographiques ici et .

Wednesday, March 4, 2009

Ça craint

Je viens de lire sur Wikipedia que Jean-François Kahn a débuté sa carrière de journaliste avec comme bagage universitaire une licence en Histoire. C'est vers la fin de la guerre d'Algérie, où il aura l'occasion d'y faire des reportages, qu'il a commencé a travailler. Il me semble, qu'après 50 années passées au contact de l'écrit, un journaliste doit être en mesure d'énoncer des phrases qui soient cohérentes... a minima.

Je relève, sur Le Monde d'aujourd'hui, que Jean-François Kahn a rappelé la montée des extrémismes en Europe après la crise de 1929, en déclarant : "Si on ne remplace pas d'urgence l'injustice économique par l'humanisme, cela sera un retour au sol, au sang, à la race, aux tribus et aux intégrismes religieux. Y compris en Scandinavie où je m'attends à une poussée de l'extrême droite." Suite à cette lecture, je suis inquiet pour la santé mentale de ce retraité qui se présentera aux élections européennes.

Mais je suis encore plus inquiet de savoir que de telles âneries sont rapportées par d'autres journalistes, qui, comme Geoffroy Deffrennes, ne se demandent même pas de quoi peut bien parler Khan. On dirait une phrase extraite d'un des blogs de cet abruti de Nicolas Jegun. Un homme ou une femme à jeun, en possession de facultés intellectuelles intactes ne peut rien entendre à ça, mais personne n'a l'air de s'en inquiéter. Certains iront même jusqu'à voter pour lui.

Ça craint, n'est-ce pas ?

Thursday, February 26, 2009

Statistiques Google Reader

Rubin, si comme tu le prétends, tu utilises Google Reader pour lire les blogs, alors tu dois avoir la possibilité de publier tes statistiques de la manière suivante :

Mais, bien entendu, personne ne te demande de le faire; en tout cas, pas moi.

Tuesday, February 24, 2009

Triste crise

Les ménages français sont désormais plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s'est détérioré au cours des mois précédents et qu'il va se dégrader dans les mois à venir, indique l'Insee. L'indicateur qui mesure le "moral", est en recul d'un point, ce mois-ci. Il s'établit à -43 en données corrigées des variations saisonnières. Le moral des ménages avait touché en octobre un plancher historique à -47 points.

Et, bien entendu, dès le réveil, sur toutes les radios, qui laissent traîner leurs micros sur les trottoirs, on entend des cohortes de travailleurs, brisés par la douleur, annoncer la fin du monde pour demain. Ces pauvres gens sont désespérés. Je suis en empathie, en résonance. Ce flux de souffrance, qui se propage sur les ondes, me bouleverse. J'arrive à peine à finir mon café.

Je branche mon PC en me disant que je partage ma vie avec un peuple de héros, faisant bravement face à l'adversité. Je me dis qu'ailleurs les gens ont bien de la chance, ils n'endurent pas les souffrances que connaît le peuple français martyrisé par la crise. Un peuple qui résiste comme il le peut. Des hommes et des femmes en lutte pour ne pas tomber encore plus en avant dans la misère.

Effectivement, après quelques recherches en ligne, je dois admettre que la France vit, au regard des autres pays du monde, une insoutenable épreuve, une situation désespérante. C'est bien ce que démontre cet indicateur mondial sur la qualité de la vie en 2008. Je suis au bord des larmes.

Monday, February 23, 2009

Lectorat limité

En réponse à Chitah, qui me demandait, suite à mon commentaire sous Tous les journalistes sont-ils nuls ?, en quoi le lectorat pouvait jouer sur le manque de professionnalisme des journalistes français, je suis allé chercher quelques chiffres pour illustrer mes propos. Mais bien sûr, une fois les chiffres collectés il m'a été impossible d'accéder de nouveau aux commentaires. [DISQUS déconne sérieusement, Rubin, et ce n'est pas la première fois]. Alors, pour que mes recherches ne soient pas totalement inutiles, je les colle ci-dessous avec mes remarques.

Il semblerait, que la majorité des lecteurs de ce pays ne demandent pas d'êtres parfaitement informés sur la marche du monde et se contentent généralement des faits divers qui se déroulent dans un rayon de 25 km autour de l'endroit où ils résident, ce qu'on dénomme dans le jargon de la communication: informations de proximité.

Selon, les résultats de l’étude EPIQ 2007/2008, chaque semaine, plus de trois Français sur quatre (75,7% soit 37,8 millions) ont un contact avec une marque de presse quotidienne, que ce soit par la lecture d'un journal, d'un de ses suppléments ou la consultation de son site Internet. Les marques de la Presse Quotidienne Régionale attirent 30,8 millions de Français par semaine (61,7%). Celles de la Presse Quotidienne Nationale 19,5 millions (39,1%) et celles de la Presse Quotidienne Urbaine Gratuite 6,9 millions (13,8%).

Ce qui veut dire qu'environ deux Français sur trois, de plus de quinze ans, ne lisent jamais un quotidien comme Le Monde, Le Figaro ou Libération. Quant à ceux qui les lisent, je suis assez perplexe sur leurs facultés intellectuelles. Combien de fois n'ai-je vu des lecteurs abonnés au Monde se plaindre de la longueur des articles qu'ils jugent excessive ou avouer carrément qu'ils n'y comprenaient rien ? C'est en cela que je dis qu'il faut aussi tenir compte du lectorat pour expliquer les difficultés des journalistes. Généralement, ils ne sont pas appelés à se surpasser.

Friday, February 13, 2009

Slate en français

J'ai au une peu de mal, hier, à accéder à ce nouveau site, un "pure player", autrement dit un site Internet, non adossé à un titre écrit, consacré à l'information: le serveur ne répondait pas. Mais, ce soir, tout est rentré dans l'ordre et Slate.fr tourne parfaitement.

L'ambition de Slate.fr est de devenir l'un des principaux lieux en France d'analyses et de débats dans les domaines politiques, économiques, technologiques et culturels. Alors, je m'y suis inscrit.

Vous connaissiez peut-être Slate.com qui appartient au groupe Washington Post. C'est le cinquième site de presse aux Etats-Unis par l'audience, le premier qui ne soit pas la traduction numérique d'un journal ou d'une chaîne de télévision.

Les fondateurs de Slate.fr sont Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser. Ils ont noué un partenariat éditorial exclusif avec Slate.com. Et je suppose que ces noms vous sont connus. Il est donc inutile de présenter ces journalistes, mais si vous tenez à en savoir un peu plus, Johan Hufnagel est interviewé sur fluctuat.net.

D'après Hufnagel "slate" correspond littéralement à "ardoise" mais Urban Dictionary donne aussi ces définitions:
to slate = to cuss, to insult
a slate = an insult
La naissance d'un nouveau site d'information est une bonne chose pour le pluralisme de la presse, mais aussi une bonne chose au regard de la démocratie.

Longue vie à Slate.fr !

Thursday, January 29, 2009

Une objectivité intransigeante

La BBC et SkyNews refusent de diffuser un appel à l'aide aux victimes de Gaza lancé par le Comité d'urgence des catastrophes (DEC).

"Nous voulons couvrir l'aspect humanitaire de cette histoire [Gaza] dans nos programmes d'information où nous pouvons le remettre dans son contexte, ce qui nous permet de le faire d'une façon soigneusement équilibrée et objective", a plaidé le directeur général de la radio-télévision publique, Mark Thompson. De son côté, John Ryley, le patron de Sky News, s'est justifié en expliquant que "le conflit à Gaza constitue l'un des sujets les plus difficiles et les plus disputés qu'un média ait à couvrir." "Notre engagement en tant que journaliste est de couvrir tous les aspects de ce sujet avec une objectivité intransigeante", a-t-il ajouté.

A mon avis, Thompson et Ryley ont raison de ne pas confondre leur métier de journaliste avec celui des ongétistes. Chacun son job et les Gazaouis seront bien gardés. Non ?

Friday, January 23, 2009

Gaza - Des chiffres truqués

"Un des habitants se souvient avoir vu des civils à Gaza tirant sur des hommes du Hamas et du Djihad islamique en criant : "Partez, dégagez d'ici! Vous voulez que les Israéliens nous tuent tous? Vous voulez que nos enfants meurent sous les bombes? Prenez vos armes et vos missiles avec vous".
"Traitres, collaborateurs, espions du Fatah, vous êtes des lâches! Les soldats de la guerre sainte vous puniront. Et de toute façon, vous mourrez tous, comme nous. Le paradis nous attend si nous nous battons contre les Juifs sionistes. Ne voulez vous vraiment pas mourir avec nous?" répondait les fanatiques du Hamas."

C'est ce que rapporte Lorenzo Cremonesi, correspondant du quotidien italien Corriere della sera, dans un de ses articles. Il prétend que le nombre de Palestiniens tués lors de l'opération israélienne "Plomb durci" n'a pas excédé cinq ou six cents personnes.

Saturday, November 29, 2008

Journaliste à Libération

Crime de lèse-journalisme

Vittorio de Filippis est journaliste à Libération, membre de la direction du journal, il a été PDG et directeur de la publication de juin à décembre 2006. Interpellé chez lui à l'aube, vendredi 28, il a été menotté, humilié, insulté devant ses enfants, selon Le Monde.

Ce prévenu découvre:
"La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites."
Je suis mort de rire : un rouleau de papier hygiénique en garde à vue ! Alléluia, ça tient du miracle ! Mais, je suis surtout abasourdi de lire que ce mec, qui est un des plus "grands" journalistes de France, découvre seulement aujourd'hui comment les choses se passent - quand elles se passent bien - dans les commissariats de France.

En réalité, je suis vraiment heureux de lire que la police s'est comportée comme elle se comporte généralement en cas d'arrestation : ce Vittorio de Filippis a été traité de la même façon qu'un citoyen ordinaire. Il a même été très bien traité, sachant que "le ton est vite monté" entre les policiers et lui, car il leur a fait remarquer qu’ils ont profité de son portail sans serrure pour pénétrer chez lui.

"Habillez-vous, on vous emmène", ont dit les flics en lui interdisant de toucher à son portable. "Je commence à m’énerver..." avoue Filippis.

Haaaaaaahahaaa!!! L'erreur !

Enfin, depuis hier, dans ce pays, on a au moins un journaliste qui sait comment se passe habituellement une garde à vue pour un individu ordinaire. Le titre, Journaliste et "pire que la racaille", démontre à quel point les journalistes du quotidien Le Monde n'en savent rien : jamais "la racaille" n'est traitée de la sorte par la police, surtout si "la racaille" en question tente de se rebeller, ou pire, si elle insulte les forces de l'ordre. Je vous laisse imaginer le tableau si "la racaille" se montre violente.

Sunday, October 19, 2008

Bêtise médiatique

On demande au premier venu ce qu’il pense de n’importe quoi, et cette pensée est considérée comme digne du plus grand intérêt. Après quoi, on informe les citoyens de ce qu’ils ont pensé. Ainsi, les Français se regardent. Les journalistes, convaincus d’avoir affaire à des imbéciles, leur donnent du vide. Le public avale ? Les journalistes y voient la preuve que c’est ce qu’il demande.

Cela, c’est 95 % de l’information, même sur les chaînes publiques. Les 5 % restants permettent aux employés d’une industrie médiatique qui vend des voitures et des téléphones de croire qu’ils exercent encore le métier de journalistes. Ce qui est martelé à la télévision, à la radio envahit les serveurs Internet, les journaux, les objets, les vêtements, tout ce qui nous entoure. Le cinéma devient une annexe de la pub. La littérature capitule à son tour. Le triomphe de l’autofiction n’est qu’un phénomène auxiliaire de la "peopolisation" généralisée, c’est-à-dire de l’anéantissement de la réflexion critique par l’absolutisme du : "C’est moi, c’est mon choix, donc c’est intéressant, c’est respectable."

La bêtise médiatique n’est pas un épiphénomène. Elle conduit une guerre d’anéantissement contre la culture. Il y a beaucoup de combats à mener. Mais, si l’industrie médiatique gagne sa guerre contre l’esprit, tous seront perdus.

Monday, September 22, 2008

Combien ?

journalisme capture
Le journalisme n'est pas une science exacte.

Sunday, September 21, 2008

Journalisme

Most rock journalism is people who can't write, interviewing people who can't talk, for people who can't read.
Frank Zappa, American composer and rock musician [1940-1993]
Je pense que cette remarque ne s'adresse pas simplement aux journalistes spécialisés dans la musique rock, mais à la majeure partie de cette profession. Une profession qui compte quelques membres honorables, mais surtout composée d'un ramassis de bons à rien. La situation actuelle n'est peut-être pas nouvelle, et la proportion de vauriens certainement pas différente par rapport à d'autres professions, comme les plombiers ou les médecins; mais une chose est sûre, c'est que, dans l'ensemble, ça ne vole pas haut.

Par ailleurs, s'il avait vécu un peu plus longtemps, je me demande ce que F.Z. aurait dit au sujet du blogging, et s'il aurait utilisé ce canal pour réaliser un podcast... on peut toujours rêver...

Oui, je sais, Jean-Louis a raison : cette dernière réflexion est vraiment puérile, ainsi que mon post précédent. Mais, que voulez-vous, j'arrive à l'âge auquel, intellectuellement, on ne progresse plus. Aussi, comme une balle projetée très haut vers le ciel, qui ne peut rester scotchée en l'air, je sens que la chute s'amorce. Sur le déclin, je me laisse aller. Retourné à demi, vers la lunette arrière, un coude appuyé sur le dossier du siège passager, je fonce... en marche arrière. Retour express vers le monde enchanté de l'adolescence insouciante, l'époque où rien, pas même la vie, n'avait une quelconque importance. Too fast too live, to young to die.

Wednesday, September 17, 2008

Twiller

J'avais pensé écrire un blog avec des posts qui n'auraient pas dépassés 140 signes. Un journaliste est allé plus loin.

Twiller: c'est le titre d'un récit écrit sur Twitter, un titre-valise, né de la contraction du nom de ce réseau social, réunion de textes écrits à partir d’un mobile et qui ne peuvent excéder 140 caractères, et de "thriller". Depuis le mois de juin, Matt Ritchel, journaliste au New York Times, enrichit son intrigue de mini-messages publiés sur Twitter. Pour lui, il s’agit surtout d’expérimenter un nouveau type de littérature. S'il reconnaît volontiers que Twiller peut dérouter, il espère bien que les 723 [pour l'instant] personnes qui suivent quotidiennement les affres de son héros seront rejoints par d’autres curieux. [En savoir plus]

L'histoire est la suivante:
Un homme qui se réveille dans les montagnes du Colorado, souffrant de l'amnésie, avec une hantise suggérant qu'il est un meurtrier. En possession d'un portable seulement qui lui permet de Twitter, il utilise le téléphone pour raconter son histoire, sa rencontre avec lui-même, en 140 caractères à la fois. Il reconstruit son «souvenir» avec un téléphone portable, et un smiley occasionnel.

Friday, August 29, 2008

Vaches en couleur

Il n'existe aucun lieu au monde où toutes les vaches sont noires, et leur conférer à toutes la même couleur s'appelle du racisme.
Umberto Eco, A reculons comme une écrevisse, Grasset, p.377

Wednesday, August 27, 2008

Le Post

Ce soir, j'ai ouvert un compte sur Le Post, un site dont Wikipedia dit que c'est une véritable poubelle, et c'est vrai !

Alimenté par des journalistes, mais aussi par des internautes, le site est totalement gratuit. Les "posts" des internautes diffusés en "une" sont tout de même sélectionnés par la rédaction. Chaque internaute est toutefois libre de publier ce qu'il souhaite sur sa page personnelle.

Je ne savais pas où je posais les pieds puisque je ne m'étais jamais intéressé à cette publication à l'époque, encore récente, où j'étais abonné au Monde.

Je suppose que les dirigeants du Monde Interactif, filiale du Monde et de Lagardère, qui a lancé ce site le 11 septembre 2007, doivent être fiers du résultat obtenu.

Si, comme moi, vous n'avez encore jamais croisé ce site, n'hésitez pas à le survoler, ça donne une très bonne image, conforme à la réalité, en tout cas, de la société dans laquelle nous vivons.

Franchement, j'ai l'impression de vivre sous le plus grand chapiteau hexagonal du monde. Ce pays est véritablement un cirque aux représentations permanentes.

Friday, August 22, 2008

Stupide Idée

L'idée de commenter l'actualité est, selon moi, une idée stupide. Les journalistes sont formés pour ça. C'est d'ailleurs pour ça que la plupart ne sont pas sur le terrain, ne se lancent dans aucune investigation, ne pratiquent même pas les interviews d'hommes politiques, de chefs d'entreprises, de commissaires de police, d'experts en biochimie ou d'artistes peintres. Ces journalistes d'opinion sont des athlètes très bien entraînés à la fabrication de ce type de discours, imbattables quand il s'agit de commenter les matériaux glanés par les stagiaires des agences de presse qui, eux, sont en première ligne. Les journalistes de comptoirs font des prouesses afin de colporter les rumeurs qui courent d'une rédaction à l'autre. Dans le microcosme que forme cette profession, on imagine facilement l'effervescence d'idées, d'hypothèses, de postulats, de préjugés, de théories, de supputations qui agitent les cervelles de ces producteurs de nouvelles, ces créateurs d'informations.

Avec eux, la mort au combat de 10 soldats peut devenir quelque chose qui surpasse en bla-bla-bla toutes les guerres du monde, alors qu'auparavant, pas une ligne n'avait fait allusion à ces militaires partis dans un pays que les journalistes en question ne peuvent situer qu'avec l'aide de Wikipedia. Dans ce débordement, ce délire, cette explosion de commentaires, tout peut-être dit et plus rien ne tient la route, puisque sachant mieux baratiner que le concurrent de la rédaction d'à côté, aucun n'hésite à contredire l'autre. Et, surtout, chacun invente un scénario, quelque chose qu'il pense plausible, comme ce qui suit : "En Afghanistan, les soldats français poursuivent leur mission. Avec, dans la tête, les visages des amis disparus ou blessés et, peut-être encore davantage, la peur au ventre." [Le Parisien]

Une chose est certaine : les journalistes français sont des cadors quand il s'agit de faire pleurer en coeur les Lustukrus. Mais on ne les entend presque pas quand ces mêmes militaires déconnent au Rwanda, en Bosnie ou en Côte d'Ivoire. Et, bien entendu, dans ces cas là, les Lustukrus ne bronchent pas non-plus.

Ha, le Cinquième Pouvoir ! Minable petit rejeton des quatre Pouvoirs qui le précèdent. Et ces Lustukrus pleurnicheurs, quelle engeance !

Saturday, August 16, 2008

Le retour

En Ossetie du Sud, à Tskhinvali, une femme regarde par sa fenêtre.

Wednesday, August 13, 2008

Etonante hiérarchie

C'est à ce genre de choses que l'on devine à quelle point la marche du monde est une préoccupation pour les Lustukrus. L'Express, qui fut un magazine très en pointe dans le combat pour une société plus juste [particulièrement au cours de la guerre d'Algérie, lorsque la rédaction était conduite par Jean Daniel Bensaïd], hiérarchise l'information comme suit :On voit, à la façon de classer les reportages photos, que la guerre qui vient de débuter dans le Caucase, préoccupe terriblement la rédaction de l'Express qui, comme n'importe quel vulgaire magazine, pense d'abord à ce qui fait vendre plutôt qu'au véritable traitement de l'information, c'est à dire à quelque chose digne de l'intérêt d'un journaliste mais qui, bien entendu, ne captivera pas l'attention de beaucoup de lecteurs.

C'est vrai, la Géorgie c'est loin, on ne sait même pas où c'est, et ya pas de pov palestiniens ou de gentils bonzes sur qui pleurer et en plus c'est les J.O. avec Manodou et sa piscine trop grande pour elle. Alors, tant pis si Medvedev, Poutine et leurs potes nous coupent la route du gaz et du pétrole, Sarkozy et Kouchner s'occupent de tout, on leur fait confiance...

Monday, July 28, 2008

Mediaplouc


Comme je le disais je ne quitte pas Le Monde pour m'abonner à un autre service de presse en ligne. A mon avis, aucun journal national français ne vaut le prix de son abonnement. Je ne quitte pas non plus "le grand quotidien du soir" pour m'inscrire sur un site où collaborent plusieurs journalistes, tel que Mediapart, qui fut très en vogue lors de son lancement il y a quelques mois, même si c'est quelque chose à envisager. Parce que lâcher Le Monde pour aller se coller dans les pattes de Plenel, ça, ce n'est pas possible. Je ne supporte pas l'autoritarisme et encore moins la censure, et je constate, avec effarement, que les blogs de Mediapart sont censurés : "nos règles de modération nous autorisent à le supprimer", dixit Hervé Edwy Plenel 1er.
Cher "Vive la vie",
Pourriez-vous prendre le temps de relire notre "Charte éditoriale" ? En tant qu'abonné, vous vous êtes engagé à la respecter. Or elle énonce ceci :
"www.mediapart.fr vise à être un espace d'information et de débat de qualité. Afin d'y parvenir, les contributions doivent être signées, que ce soit sous votre nom véritable ou sous un pseudonyme stable. Les contributions cherchent à apporter de l'information, un éclairage, un argument, une réflexion, un angle au débat. Le respect des autres participants est la ligne directrice, et le signe distinctif, de Mediapart."
Vous conviendrez aisément que votre commentaire ci-dessus ne rentre pas dans ces catégories, tenant plutôt de l'invective ou du cri. Dans un tel cas, nos règles de modération nous autorisent à le supprimer. L'aventure Mediapart ne faisant que commencer, je préfère en appeler à votre sens de la responsabilité. La qualité de ce lieu, de ses échanges et de ses réflexions, dépend de vous, de nous. De nos élégances, de nos attentions, de nos respects, de nos écoutes. Si un texte vous paraît trop obscur, vous pouvez questionner son auteur, lui demander des éclaircissements, l'interroger sur sa démarche. Ou passer votre chemin. Sur le fond, je ne partage pas votre coup de colère : je trouve la réflexion de Mathieu Potte-Bonneville subtile et stimulante.
23/03/2008 16:58 Par Edwy Plenel
Cette leçon de bonne conduite avec menaces à la clef sont le genre de choses qui sont, pour ma part, totalement dissuasives: même si H. E. Plenel m'offrait un abonnement, je lui dirais de se le coller au cul et de faire l'avion avec. Je suis pour une totale liberté d'expression et je n'aime vraiment pas les collés-montés et les trous du culs mondains comme Plenel et quelques uns de ses bloggers, bien que je déteste la vulgarité.

J'ai 10 euros à investir mensuellement dans un abonnement journalistique et je ne sais pas où les claquer. Si vous avez une idée, n'hésitez pas à me le faire savoir.