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Friday, July 24, 2009

Les chiens

Je me suis rapidement amusé à démontrer aux semis-crétins - les crétins authentiques ne suivraient pas - de la franco-sphère les contradictions dans lesquelles ils sont plongées. Alors, ils sont en colère et tentent de me faire passer pour un troll ou je ne sais quoi. Ce n'est pas la première fois que cette situation se produit. Faire passer quelqu'un avec qui ils ne sont pas d'accord pour un troll, pour eux c'est un réflexe : c'est comme d'aller se plaindre à la Kommandantur. Ils font ça parce que les critiques, surtout quand elles sont fondées, ça casse l'ambiance léchouilles entre bisounours de bonne famille dans laquelle ces bourrins se complaisent. Pauvres malades normopathes qui vivent dans un monde où tout doit être prévisible et délicatement maîtrisé, comme on pianote d'un doigt léger sur son iPhone.

Pourtant, on sent que sous cette surface policée, règne l'aigreur, l'envie, les petits calculs mesquins, le ressentiment quotidien, la crainte des lendemains... ça pue ! On voit bien qu'entre la France de Céline et la France qui en chie pour aborder le IIIème millénaire, il n'y a pas grande différence. J'avais passé quelques temps sans trop faire attention à cette engeance et j'aurais du continuer. C'est la seule manière de vivre tranquille dans ce pays, que ce soit au quotidien ou sur la Toile. Il faut ignorer la masse, la laisser vivre comme elle l'entend, surtout quand on a lu Canetti et qu'on connaît les mécanismes qui agitent les meutes, puis les foules...

Wednesday, August 27, 2008

Le postier

Besancenot, le petit postier sans moustache :

"Ce qu'il faudrait, c'est une bonne vieille révolution"

"Il y a du grabuge en perspective parce que le capitalisme et les capitalistes français sont en train de craquer."

"Cette fois, la crise capitaliste est sérieuse, profonde, grave. La plus grave depuis les années 50. Il y a suraccumulation de capital, surproduction."

"Pour nous autres, révolutionnaires, les conditions sont réunies pour l'action."

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Je n'ai peut-être pas donné suffisamment de place au discours du petit facteur sans moustache, hier. C'est dommage parce que ça mérite d'être lu. Aussi, je rajoute ce soir - Jeudi 28, à 10:30 PM - quelques phrases que le mignon petit joufflu a prononcé lors d'un meeting tenu dans le cadre des universités d'été de la Ligue communiste révolutionnaire.

"Il faut que vous disiez partout, et à tous, que l'année qui vient sera une année de crise profonde. Mais que le NPA sera là, aux côtés de ceux qui subiront cette crise de plein fouet."

"Je ne sais pas si la rentrée sociale sera chaude, cela ne se décrète pas. Mais ce dont je suis sûr, c'est que ça pètera dans un mois, dans un an, d'ici 2012 en tous les cas. On fera tout pour cela, et le NPA sera là !"

"Les quatre années à venir ne seront pas un long fleuve tranquille, croyez-moi"

Wednesday, July 30, 2008

Italie xénophobe ?

A Rome vivent de 15000 à 20000 Roms (sur un total d’environ 150000 dans toute l’Italie). La plupart d’entre eux ont la nationalité roumaine, les autres sont presque tous originaires d’ex-Yougoslavie. On recense par ailleurs environ 1500 Roms et Sintis ayant la nationalité italienne. Ils vivent en grande majorité dans une très grande pauvreté, dans des camps qui sont de facto des ghettos ethniques. Seuls neuf de ces camps, abritant quelque 7000 personnes, sont sous l’autorité des municipalités ; mais même là, les infrastructures sont réduites à leur plus simple expression.

Expulsions, violences, fichage : en s’en prenant aux Roms, le gouvernement de Berlusconi légitime le racisme, explique Marco Brazzoduro, professeur de sociologie à l’université de Rome La Sapienza, dans Open Democracy.

Monday, July 28, 2008

Mediaplouc


Comme je le disais je ne quitte pas Le Monde pour m'abonner à un autre service de presse en ligne. A mon avis, aucun journal national français ne vaut le prix de son abonnement. Je ne quitte pas non plus "le grand quotidien du soir" pour m'inscrire sur un site où collaborent plusieurs journalistes, tel que Mediapart, qui fut très en vogue lors de son lancement il y a quelques mois, même si c'est quelque chose à envisager. Parce que lâcher Le Monde pour aller se coller dans les pattes de Plenel, ça, ce n'est pas possible. Je ne supporte pas l'autoritarisme et encore moins la censure, et je constate, avec effarement, que les blogs de Mediapart sont censurés : "nos règles de modération nous autorisent à le supprimer", dixit Hervé Edwy Plenel 1er.
Cher "Vive la vie",
Pourriez-vous prendre le temps de relire notre "Charte éditoriale" ? En tant qu'abonné, vous vous êtes engagé à la respecter. Or elle énonce ceci :
"www.mediapart.fr vise à être un espace d'information et de débat de qualité. Afin d'y parvenir, les contributions doivent être signées, que ce soit sous votre nom véritable ou sous un pseudonyme stable. Les contributions cherchent à apporter de l'information, un éclairage, un argument, une réflexion, un angle au débat. Le respect des autres participants est la ligne directrice, et le signe distinctif, de Mediapart."
Vous conviendrez aisément que votre commentaire ci-dessus ne rentre pas dans ces catégories, tenant plutôt de l'invective ou du cri. Dans un tel cas, nos règles de modération nous autorisent à le supprimer. L'aventure Mediapart ne faisant que commencer, je préfère en appeler à votre sens de la responsabilité. La qualité de ce lieu, de ses échanges et de ses réflexions, dépend de vous, de nous. De nos élégances, de nos attentions, de nos respects, de nos écoutes. Si un texte vous paraît trop obscur, vous pouvez questionner son auteur, lui demander des éclaircissements, l'interroger sur sa démarche. Ou passer votre chemin. Sur le fond, je ne partage pas votre coup de colère : je trouve la réflexion de Mathieu Potte-Bonneville subtile et stimulante.
23/03/2008 16:58 Par Edwy Plenel
Cette leçon de bonne conduite avec menaces à la clef sont le genre de choses qui sont, pour ma part, totalement dissuasives: même si H. E. Plenel m'offrait un abonnement, je lui dirais de se le coller au cul et de faire l'avion avec. Je suis pour une totale liberté d'expression et je n'aime vraiment pas les collés-montés et les trous du culs mondains comme Plenel et quelques uns de ses bloggers, bien que je déteste la vulgarité.

J'ai 10 euros à investir mensuellement dans un abonnement journalistique et je ne sais pas où les claquer. Si vous avez une idée, n'hésitez pas à me le faire savoir.

Tuesday, June 10, 2008

Révoltes

Pendant que de jeunes français en mal de sensations, se racontent des films, pas très loin de chez eux, en des lieux où leurs parents aiment à passer leurs vacances - occasion de larmoyer sur la misère du monde -, le scénario, inventé entre deux bonnes bières suite à une longue partie de paint ball avec des amis, se réalise bien plus violemment que ces jeunes français ne l'imaginent.

Selon El Watan, "à Sidi Ifni, un port de pêche du Maroc situé à 900 km au sud-ouest de Rabat, la violence était telle samedi dernier que les organismes des droits de l’homme parlent de 8 morts et de plus de 44 blessés. Tout a commencé le 30 mai dernier quand une centaine de jeunes déçus de n’avoir pas été tirés au sort pour le recrutement, a bloqué la porte d’accès au port de Sidi Ifni dont la pêche est la principale ressource économique. La réaction aussi violente qu’intempestive des forces de l’ordre a tôt fait de déclencher un véritable corps-à-corps avec les jeunes désœuvrés de Sidi Ifni. Bilan officiel : 44 blessés dont 27 parmi les forces de l’ordre, alors que d’autres sources évoquent près d’une dizaine de morts. Les jeunes de Sidi Ifni réclament «une répartition équitable des richesses de la ville, le statut de préfecture de la cité, le réaménagement du port et la construction d’un nouvelle rocade côtière».

En Tunisie, les jeunes de Redeyef, une ville riche en phosphate située à Gafsa, à 350 km au sud-ouest de Tunis, se sont révoltés le même jour contre les autorités à cause du «chômage, du renchérissement du coût de la vie, de la corruption et du clientélisme». Là aussi, les jeunes désœuvrés ont réagi violemment à une manipulation des résultats d’un concours de recrutement à la Compagnie des phosphates de Gafsa, principal employeur de la région, au profit de certains notables. On déplore au moins un mort et plusieurs blessés."

D'un côté, au Sud de la Méditerranée, une jeunesse qui rêve de manger correctement avant d'avoir un PC qui lui permettra de raconter des histoires sur les blogs. De l'autre, une jeunesse française bercée par les images et le son de la belle révolution de Mai 68 remise en scène, de manière très esthétique, sur les écrans LCD coins carrés de leur magnifique TV couleur, une jeunesse homérienne qui se raconte des films pour se donner de délicieux frissons.

Ha, les révolutionnaires de la bloggosphere, vous vous saoulez de jolis mots pour échafauder le petit scénario qui vous rendra si beaux aux yeux de la belle bobo, votre voisine.
Cette jeunesse révolutionnaire française est absolument ravissante. Elle nous fait vivre des moments passionnants, palpitants, en nous livrant, sans une goute de sang, la vision de l'insoutenable violence qui se déroule à notre porte, juste à quelques mètres des nos rutilants PC.

Mais que fait donc la milice fasciste chargée de veiller sur la Toile ? Où sont passés Les Vigilants ? Pourquoi m'est-il permis d'écrire de telles choses et de les publier en ligne, sans que cela ne soit réprimandé ? Cette milice Vigilantes est-elle trop cool ? Est-ce une milice bisounours ?