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Sunday, August 16, 2009

Perdre son temps

Je reparle de FriendFeed parce que j'ai passé un long moment, dans la journée, à mettre les choses au point, sur le feed de Sebayoun, qui, je crois, va plutôt dans mon sens.

Il y a des gens qui ne sont en ligne que dans le but d'avoir de simples échanges de parole à un niveau de conversation totalement superficiel. Ils se contentent de rester dans un mode d'interaction purement phatique. On sent bien que le Web, pour eux, ne représente qu'un outil à produire de l'illusion, comme celle d'être une personne populaire, aimée et admirée de tous. Évidemment, c'est une illusion qu'il vaut mieux les laisser entretenir, parce qu'on devine chez ces individus, qu'ils se sont identifiés à des personnages "célèbres" selon les critères de Paris Match.

Mais, en réalité, tout indique que quelque chose ne tourne pas rond dans leur misérable vie ordinaire. Pour en avoir une idée, il n'y a qu'à constater comment ils s'excitent contre le voile islamique, et ceci depuis vingt ans, alors que le fait que, tous les trois jours, une femme trouve la mort suite à des violences conjugales, les laisse de marbre.

Pour toutes ces raisons, je ne passe pas beaucoup de temps en leur compagnie et je considère que dans la plupart des cas, avoir une discussion avec ces individus, c'est perdre son temps. Au mieux, ce type d'échange peut être considéré comme un simple exercice de rhétorique, ce qui peut être parfois plaisant, comme une séance de blabla au Café du Commerce qui ne s'éternise pas trop, le temps d'avaler un verre de Coca-Cola. Des exercices qui doivent se faire occasionnellement, sous peine de devenir très fastidieux.

Sunday, August 2, 2009

FriendLamb

Je me suis rappelé de la vague qui a soulevé la franco-sphère à la fin du mois dernier. Un mot revenait partout inlassablement : FriendFeed. Par curiosité je suis allé à la recherche du dernier hashtag concernant ce "real-time feed aggregator". Je n'ai retenu que les messages francophones. Lorsque j'ai lancé la recherche, vers 15:30 heures, @fbrahimi venait d'en parler.
hashtagMais, plus en amont, il n'était fait mention de FriendFeed sur Twitter qu'une seule fois, par @nicolasvoisin, quatre jours plus tôt.hashtagLe vent de folie, qui s'est emparé des comiques composant le microcosme français du Web, n'a donc soufflé que quelques jours. Après s'être jeté sur cet agrégateur pour s'y inscrire, le troupeau doit maintenant être occupé à autre chose. En tout cas, il n'est plus question de cette affaire.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
P.S. Il n'y a même pas un article sur FriendFeed dans la section francophone du Wikipedia.

Friday, July 24, 2009

Les chiens

Je me suis rapidement amusé à démontrer aux semis-crétins - les crétins authentiques ne suivraient pas - de la franco-sphère les contradictions dans lesquelles ils sont plongées. Alors, ils sont en colère et tentent de me faire passer pour un troll ou je ne sais quoi. Ce n'est pas la première fois que cette situation se produit. Faire passer quelqu'un avec qui ils ne sont pas d'accord pour un troll, pour eux c'est un réflexe : c'est comme d'aller se plaindre à la Kommandantur. Ils font ça parce que les critiques, surtout quand elles sont fondées, ça casse l'ambiance léchouilles entre bisounours de bonne famille dans laquelle ces bourrins se complaisent. Pauvres malades normopathes qui vivent dans un monde où tout doit être prévisible et délicatement maîtrisé, comme on pianote d'un doigt léger sur son iPhone.

Pourtant, on sent que sous cette surface policée, règne l'aigreur, l'envie, les petits calculs mesquins, le ressentiment quotidien, la crainte des lendemains... ça pue ! On voit bien qu'entre la France de Céline et la France qui en chie pour aborder le IIIème millénaire, il n'y a pas grande différence. J'avais passé quelques temps sans trop faire attention à cette engeance et j'aurais du continuer. C'est la seule manière de vivre tranquille dans ce pays, que ce soit au quotidien ou sur la Toile. Il faut ignorer la masse, la laisser vivre comme elle l'entend, surtout quand on a lu Canetti et qu'on connaît les mécanismes qui agitent les meutes, puis les foules...

Saturday, May 9, 2009

Mailto

Quand les commentaires sont fermés, je ne reçois quasiment jamais de remarques, conseils, critiques, suggestions par mails. Je crois que les gens ne pensent pas à utiliser ce moyen de communiquer et que, surtout, ils s'en foutent. S'ils donnent leur opinion, c'est pour qu'un large public l'entende, ils veulent que même les blogs qu'ils ne contrôlent pas leurs servent de tribune. Ils n'imaginent pas qu'un dialogue d'individu à individu puisse se développer. Cela peut se produire, mais c'est extrêmement rare.

Mis à part l'idée que, majoritairement, les commentateurs aiment que leur texte soit lu par le plus grand nombre d'internautes possible, je ne sais pas pourquoi très peu de gens utilisent le mailing. Sans qu'aucune règle ne soit édictée, on se rend bien compte que des us, des habitudes se dessinent silencieusement pour régir les comportements, les conduites, les coutumes. De plus, ces routines se mettent rapidement en place - une ou deux années, tout au plus - puisque ce sont des comportements qui n'ont pus naître qu'avec l'avènement des blogs, un phénomène culturel très récent.

Voilà, c'était juste une petite remarque en passant.

Réaction

Je sais, parfois il arrive qu'un billet donne envie de réagir. On aimerait laisser un commentaire, ne serait-ce que pour évacuer le désir d'exprimer, suite à la lecture, quelque chose que l'on perçoit comme une vérité bonne à dire. Ce qui se traduit généralement par une élévation de la tension psychique : on se met automatiquement à cogiter, à rédiger mentalement la réponse.

Quelle déception ressent-on, lorsque les doigts suspendus au-dessus du clavier, prêts à enfoncer fébrilement les touches, doivent lentement se replier parce qu'il faut se rendre à l'évidence : il est impossible de commenter sur le blog qui s'étale sous nos yeux, on n'a aucun accès à l'espace prévu pour ça, et il faut donc rétracter les phrases perçantes sur le point de jaillir.

Heureusement, c'est une situation qui ne se produit que très rarement, la plupart des billets n'appellent à aucune réaction, et, quand c'est le cas, on trouve presque toujours l'espace réservé aux commentaires ouvert.

Sinon, pourquoi tenir un blog, n'est-ce pas ?

Sunday, April 19, 2009

Civilisation boxon

C'est étonnant - comprenez que je fais semblant d'être surpris, mais ça n'a rien d'étonnant - le nombre de réactions sous un article du quotidien Le Monde, intitulé "Les tribunaux sont de plus en plus saisis de contentieux sur le port du voile" est, à l'heure où je rédige ce post, de 123. Le nombre de réactions, suite à la dépêche: "Pour Benoît XVI, la résurrection du Christ est un événement "réel", pas un "mythe"", est de 116. Quant à "La fragilité de nos sociétés est dangereuse", un entretien au Monde dans lequel Daniel Cohn-Bendit parle de la crise, de la panne d'Europe et de Sarkozy, dont il admire "l'énergie" mais ne supporte pas "la dépendance qu'il crée", le nombre de réactions est de... zéro: il semblerait que les lecteurs du Monde s'en tapent comme de l'an 40.

Quand on sait que les Français vont choisir, le 7 juin, leurs 72 députés européens, on a aucun mal a imaginer ce qui passionne les ensouchés: les problèmes religieux, avec un rejet encore accru en ce qui concerne les musulmans. On comprend ce qu'ils sous-entendent quand les bloggers disent s'intéresser à la politique: pour la majorité des Français faire de la politique, c'est ce mettre en quête d'un bouc émissaire. Même Didier Goux, que j'imaginais au-dessus de ce genre de choses, a récemment laissé tomber le masque. Si un type comme lui, que je considérais comme un blogger intelligent, en arrive a proférer des conneries, dignes de Foulon, Criticus ou LOmiG, au sujet de ses concitoyens musulmans, moi, je n'envisage pas l'avenir de ce pays peuplé de gens moins bien éduqués que lui avec beaucoup d'optimisme.

Depuis quelque temps déjà, BBL et moi, on regarde les mappemondes en se demandant où est-ce qu'on va dégotter le petit arpent du bon Dieu, celui sur lequel on pourra finir nos jours, loin de tout ce putain de boxon désigné comme La Civilisation.

Wednesday, April 15, 2009

Chirac, ce héros...

Jacques Chirac, avec 74% d'opinions positives, s'empare de la première place du classement des personnalités selon un sondage Ifop/Paris-Match à paraître demain.
Comment voulez que je ne passe pas mon temps à me foutre de la gueule des trois quarts des Français avec qui j'entre en interaction ? 3/4 de xénophobes et 3/4 de demeurés, voilà avec qui je suis régulièrement en contact. Quand on sait que dans le quart restant, nombreux sont ceux qui ont soutenu et soutiennent encore Ségolène Royal, Jean-Marie Le Pen ou Olivier Besancenot et même Yannick Noah ou Francis Lalanne...

Saturday, March 21, 2009

Liens

Tous ceux qui sont passés dans le coin ces derniers jours auront ont pu constater, à la lecture de Cloudy Days, que je ne ménageais pas les bloggers, et, de façon plus générale, les Français. Évidemment, dénoncer les travers des bloggers est une activité qui ne peut pas connaître la crise. Dans l'ensemble, les gens qui produisent des posts sont tellement bêtes et tellement satisfaits d'eux-mêmes que leur mettre le nez dans leur propre merde est un véritable jeu d'enfant. C'est tellement facile que ça ne demande pas qu'on s'y intéresse très longtemps. Je ne vais donc pas y consacrer ma vie. C'est sans importance.

Pourtant, je sais que la plupart des lecteurs prend le bloggin' au sérieux et que la majorité ne supporte pas qu'on dise des choses négatives à ce sujet. Je suis certain de me faire un bon nombre d'ennemis parmi ceux qui pratiquent ou qui accordent de l'importance aux blogs. Aussi, je supprime, dans ma blogroll, tous les liens qui rattachent Cloudy Days à d'autres blogs, afin que les auteurs de ces derniers ne soient pas associés, contre leur gré, à ma mauvaise réputation.

Si certains d'entre vous, pour n'importe quel motif, souhaitent retrouver une place dans la blogroll de C.D., ils n'ont qu'à me le faire savoir, et le lien sera rétabli.

Conditionnés

Depuis l'accrochage avec Criticus, certains répondent du bout des lèvres et d'autres, les plus cons, ignorent carrément mes commentaires.

La franco-bloggosphère est un univers peuplé, en majorité, de fils de putes pour qui seuls les rapports de pouvoir comptent. Aussi, ils hiérarchisent leurs relations en fonction de la seule pratique reconnue et valorisée dans cette société de merde : le léchage intensif de culs, sport national n°1, car, en temps de paix, la délation passe au second rang.

Je suis toujours poli a priori, aussi bien sur la bloggosphere que dans la vie au quotidien. Et c'est justement parce que je suis toujours poli, considérant que c'est très facile de l'être, que je n'admets pas que les autres ne le soient pas. Alors, quand ils ne le sont pas, je le leur fais remarquer.

C'est à mettre sur le même plan que mon intolérance à la xénophobie. Cette crainte conduit au rejet de l'autre parce que c'est plus facile de le repousser que de se poser quelques questions afin de trouver des réponses pour un minimum d'intercompréhension. Je trouve que le rejet de l'autre sur des préjugés trop ethnocentrés est injuste. De plus, je ne tolère pas l'idée qu'un bas de plafond puisse tenter d'enculer l'autre contre son gré simplement parce qu'il croit que les circonstances, le contexte, la situation lui donnent la possibilité de le faire sachant qu'un étranger est rarement en position de force. D'ailleurs quand l'étranger est en position dominante, on le sait, le Français préfère alors la collaboration.

C'est sur des rapports de force permanents que se jouent les interrelations entre bloggers qui reproduisent les comportements sociaux ordinaires, alors qu'ils pourraient changer ces manières de faire, ne serait-ce que parce qu'ils interagissent en différé et à distance grâce à la médiation d'un PC. Cette médiation leur offre l'opportunité d'adopter une attitude moins conditionnée par les contraintes de la vie en groupe et de la vie professionnelle où l'on choisit rarement toutes ses fréquentations.

Alors, pourquoi ne pas essayer d'avoir des relations construites sur la base d'échanges plus libres et moins intéressés ?

Thursday, March 19, 2009

Vague brune en Italie

Un journaliste de La Repubblica, Paolo Berizzi, dresse un tableau impressionnant du néofascisme. Il a enquêté au sein des partis politiques, dans les stades, les centres sociaux et les écoles. Il en ressort des chiffres préoccupants.
Selon lui, il y a dans l’Italie d’aujourd’hui «au moins 150 000 jeunes Italiens de moins de 30 ans qui vivent dans le culte du fascisme et du néofascisme, dont certains cultivant le mythe d’Hitler». Depuis quelque temps, la nostalgie du Duce séduit d’ailleurs de plus en plus les jeunes. Jamais les visites sur la tombe de Benito Mussolini n’ont été aussi nombreuses. La vague noire touche tout le pays: du Trentin à la Calabre en passant par la Lombardie et le Latium. La capitale, Rome, recense selon le journaliste, 50 000 néofascistes. [suite]

Ostracisme

OSTRACISME, subst. masc. :

- Antiq. Gr. Bannissement d'une durée de dix ans prononcé à la suite d'un jugement du peuple, dans certaines cités grecques et en particulier à Athènes, à l'encontre d'un citoyen devenu suspect par sa puissance, son ambition.

- P. ext. Décision de mettre ou de tenir à l'écart d'une société, d'une collectivité par des mesures discriminatoires. Synon. fam. mise en quarantaine.
Presque personne à l'université ne parlait à Drabkin, en dehors de ses coreligionnaires (...). Mais là était le plus surprenant. Drabkin ne souffrait aucunement de l'ostracisme dont il était l'objet.
Julien Green, Journal, 1936, pp.51-52

Tuesday, March 17, 2009

Ethos communicatif

En fin d'après midi, j'ai fini par envoyer chier Criticus, un blogger que j'aimais bien malgré tous ses défauts et malgré certaines choses plutôt inacceptables que je n'aurais pas du tolérer.

Au cours de la discussion précédente, Criticus, n'a pas cessé de nier l'évidence, c'est à dire la triste banalité du discours xénophobe qui se propage d'un bout à l'autre de la société française, sans que personne ne s'en préoccupe vraiment. Cette xénophobie ordinaire n'est pas spécifique à la France, mais elle me semble plus soutenue, plus présente et surtout plus sournoise que dans les pays limitrophes.

Ce qui m'a mis en colère, c'est la facilité avec laquelle il a ignoré le commentaire de BBL, parce qu'elle avait pris le temps de lui indiquer précisément les failles de son raisonnement et qu'il était impossible de réfuter les arguments qu'elle venait d'avancer.

Criticus ne supporte pas qu'on remette en cause ses croyances. Je ne supporte pas qu'on fasse semblant d'ignorer l'autre, comme c'est bien trop souvent le cas : un faux vrai con s'est encore amusé à ce jeu là, avec moi, en fin de semaine dernière. Cette attitude méprisante est particulièrement fréquente sur la bloggosphere. C'est la posture insultante la plus facile à tenir puisque ça ne demande aucun effort. De plus, ça permet à ces connards de bloggers de se faire croire qu'ils n'ont insulté personne, sous prétexte qu'ils n'ont pas écrit le moindre mot. Oui, mais c'est trop simple, beaucoup trop facile même. Aussi, ça ne mérite en retour que de véritables insultes.

Je sais qu'entre les ensouchés et moi il y a un véritable fossé; je ne suis pas toujours très tolérant face à certains de leurs comportements, mais il y a des manières de se conduire, comme celle-ci, que ne je suis pas prêt d'admettre.

Voilà, cette petite mise au point me semblait nécessaire, nécessaire pour moi, principalement. Je peux dorénavant me concentrer sur la suite à donner à ce blog.

Sunday, March 15, 2009

Préjugés ethno-raciaux

A l'occasion des premières assises nationales de la lutte contre les préjugés, SOS-Racisme et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), ont commandé un sondage. Il s'avèrent que les Français sont ridicules et hypocrites.

Car si 96% d'entre eux considèrent qu'il est grave de tenir des propos reflétant des préjugés ethno-raciaux, il ne devrait donc y avoir que 4% de bas de plafonds qui adhèrent aux stéréotypes ethno-raciaux.

Pourtant ils sont 71% à se dire d'accord avec au moins un des préjugés qui leur sont soumis. Ainsi 48% trouvent que les étrangers savent mieux profiter du système de protection sociale, 38% que les Juifs ont plus d'influence que les autres dans la finance et les médias, 24% que les noirs sont plus forts physiquement et 12% que les arabes sont plus voleurs.

Bravo, chers compatriotes, je vous reconnais bien dans ces statistiques !

Tuesday, February 24, 2009

Hypocrisie de bon aloi

Oui, je sais, le billet précédent, n'aura aucune portée psycho-socio-politique. 98% des lecteurs vont automatiquement rejeter mes propos et, peut-être même, iront jusqu'à donner raison au dessinateur, uniquement parce qu'ils ne supportent pas l'insulte. Ce pays peuplé de cervelles de mouche voit de la violence partout, ou plutôt, ne voit pas la violence où elle se planque généralement. Il suffit que l'injure soit masquée par une tournure de phrase qui fait qu'elle n'est pas prononcée directement, mais de manière implicite, pour qu'elle soit acceptée par les cervelles foulonnisées. L'insulte franche, sans équivoque est quelque chose d'insupportable pour l'oreille du blogger moyen, le civilisé français du IIIème millénaire.
Encore un domaine, dans lequel je suis inassimilable. Je n'arrive pas à produire tous les efforts que l'hypocrisie de bon aloi réclame. Impossible d'être dans le ton, en harmonie avec le décor aux couleurs crasseuses, baveuses.

Maurice Sinet relaxé

Le dessinateur Siné avait reconnu avoir voulu pointer "l'arrivisme" de Jean Sarkozy, "la fascination de la famille Sarkozy pour le fric" et "la conversion à une religion (...) pour du blé", mais récuse depuis sa mise en cause tout antisémitisme. Le tribunal correctionnel de Lyon l'a relaxé, ce mardi 24 février, alors qu'il était poursuivi pour "incitation à la haine raciale".

Moi, je suis content que ce fils de pute ait été relaxé, parce que je ne comprends pas qu'on puisse avoir affaire avec la justice pour de simples paroles, aussi connes soient-elles.

Reste tout de même un sérieux problème dans ce pays : nos juges ne parlent pas le français. Ils n'ont pas été capables d'entendre l'implicite antisémite dans les propos de Siné, pourtant évident. Alors, on peut se faire du mouron sur leurs capacités à interpréter les réalités de cette société et donc de juger.

Ce pays patauge, de jours en jours, un peu plus loin dans un marécage qui pue la merde à des centaines de kilomètres à la ronde. Et ce n'est pas une ordure telle que ce Maurice Sinet qui va faire reculer cette puanteur, parce que ce connard et les gens qui lui ressemblent sont des mange-merdes qui ne vivent que des excréments qu'ils répandent.

Tuesday, February 17, 2009

Politesse

Hé bien, il était temps que je me tire de ce réseau. Non seulement, les tensions entre membres sont visibles de tous côtés, et, pire, quelques trous du cul affiliés au LHC se montrent de plus en plus cons et arrogants: "Tout commentaire d'un inconnu usant du tutoiement sera détruit quel que soit son contenu.", dixit La lime.

Et, personne ne pense à lui dire qu'il délire. Au contraire, la plupart en rajoute une couche. Ainsi, que le fait, Théo2toulouse, le plus gratiné d'entre eux: "Le tutoiement doit refléter cette volonté délirante d'égalitarisme à tous les niveaux de la société : les parents valent leurs enfants, les jeunes les vieux, les patrons leurs salariés, les femmes les hommes." Il ajoute, un peu plus loin dans un autre commentaire "Pour rappel, le tutoiement systématique se pratique essentiellement chez les camarades de gauche comme de droite, les racailles et les clochards."

Comme toujours, ces bloggers se lancent dans des discussions du café du commerce sans prendre la peine de de se renseigner à minima. Ils n'essayent même pas d'aborder les sujets dont ils "débattent" avec un peu de rigueur. Chacun y va de son lieu commun, de sa vision personnelle faite d'une série d'amalgames, de stéréotypes épouvantables.

Dans le cas de la politesse, je n'ai pas eu a chercher loin puisque Christine Béal, qui fut l'une de mes profs en linguistique interactionniste, conduit des recherches dans ce domaine [PDF]. Pour avoir une petite idée de ce que peut représenter un travail sur la politesse on peut s'intéresser à ce qu'en disent Cerasela Enache et Gabriela Popa [PDF].

La Limace va jusqu'à soutenir que la politesse n'est qu'une forme d'hypocrisie mais que cela vaut mieux que la violence. Une déclaration comme celle-ci laisse deviner la mentalité, l'ethos communicatif de ce blogger.

Une chose est sûre, c'est que les lustukrus qui répandent en coeur leur bave chez La Limace ne donnent aucune envie d'être poli.

Sunday, February 15, 2009

Franchouillardise du dimanche

"Ce n'est pas une raison pour nous imposer d'accepter ces symboles [musulmans]. Nous devons les rejeter au nom de la défense de NOTRE culture, laquelle, ICI, prédomine sur TOUTE AUTRE. On l'accepte ou s'en va. Il n'y a rien de plus simple à comprendre..."
Qui a écrit ça ? Réponse : René Foulon. Le Foulon en question se défend d'être xénophobe, il se dit insulté. Alors que pour moi, cette déclaration frise le racisme, avec cette idée de suprématie : "NOTRE culture, laquelle, ICI, prédomine sur TOUTE AUTRE"; cette suprématie est même posée a priori puisqu'elle "pré-domine". Je n'essayerai pas d'expliquer à René Foulon ce que cette vision essentialiste et hiérarchisante des cultures recouvre. Car, à sa décharge, cet individu me semble intellectuellement inapte à comprendre ce genre d'explications.

Mais, comme le bas de plafond Foulon a obtenu le soutien de LOmiG et de Criticus, il était évident que je ne pouvais pas rester membre d'un réseau dont il est un des gestionnaires et dont le fondateur, Criticus, plus un autre des gestionnaires, LOmiG, approuvent et soutiennent ces conneries. Avec un peu de recul, le trio me semble d'autant plus ridicule qu'il entre en contradiction avec la charte qu'il a lui même établie. Une charte demandant d'adhérer aux valeurs dites humanistes; ce qui suppose un certain universalisme. A l'évidence, l'humanité du trio trouve ses limites aux confins de la culture dite "chrétienne", rejetant tout ce qui n'entre pas dans ce cadre : "Nous devons les rejeter au nom de la défense de NOTRE culture", selon le bon Foulon, sans que LOmiG et Criticus n'y trouvent rien à redire.

Ben wouaaais, pépé Foulon, tu peux te mettre au lit avec ton tromblon, mais moi je n'ai pas ta mentalité d'assiégé, je ne me sens pas à ce point menacé par des "symboles", qu'ils soient musulmans, républicains ou autres. Alors, je te laisse surnager dans ta petite paranoïa ordinaire, ta petite franchouillardise du dimanche, et, je me retire du LHC, parce que, comme le disait l'autre, le Dépendeur d'andouilles, j'ai une autre idée de la grandeur du Réseau, autrement dit du Web.

Bye bye!

Friday, January 30, 2009

Taux de suicides

J'ai lu, il y a deux jours, que 231 militaires russes se sont suicidés au cours de l'année 2008. Etant donné que Wikipedia indique que 1 130 000 militaires sont en service actif, j'en ai conclu, qu'en Russie, le taux de suicide dans l'armée était de 18 pour 100.000. Mais, c'est une approximation.

Hier, je suis tombé sur cette info, disant que le taux de suicide dans l’armée de Terre américaine a atteint 20,2 pour 100.000, l’an passé. Le nombre de suicides parmi les soldats en activité a augmenté chaque année depuis quatre ans, parallèlement à l’intensification des efforts militaires en Irak et en Afghanistan, selon l’armée de Terre U.S..

Je me suis dit que la guerre était une chose terrible pour ces hommes pris dans les horreurs des combats, subissant les atroces douleurs occasionnées par les blessures, ayant à faire face à la consommation de drogue et particulièrement de l'héroïne, surtout en Afghanistan. Aussi, il m'a semblé que ce taux de suicide en augmentation reflétait cette sombre réalité.

J'ai alors pensé au bonheur que pouvaient connaître les hommes dans une société en paix, vivant sous un climat tempéré, avec pour seul danger à l'horizon, la grève des enseignants et des postiers.

Je suis donc allé chercher des statistiques, en me disant qu'enfin je pourrais démontrer la supériorité de la France en paix, comparée à la Russie de Poutine ou à l'Amérique en guerre. J'allais enfin pouvoir étaler sur mon blog, des chiffres, des courbes reflétant la joie de vivre qui caractérise les hommes de mon si beau et si doux pays :

suicides france statistiques
Quelle déception ! "La France est l’un des pays industrialisés qui connaît un des plus hauts taux de suicide", indique le Pr. Debout. Le suicide est la première cause de mortalité chez les 35-44 ans et la 2e cause de décès chez les 15-24 ans, avec des taux supérieurs à ceux relevés dans l'armée de terre US, en guerre.

Thursday, January 29, 2009

Une objectivité intransigeante

La BBC et SkyNews refusent de diffuser un appel à l'aide aux victimes de Gaza lancé par le Comité d'urgence des catastrophes (DEC).

"Nous voulons couvrir l'aspect humanitaire de cette histoire [Gaza] dans nos programmes d'information où nous pouvons le remettre dans son contexte, ce qui nous permet de le faire d'une façon soigneusement équilibrée et objective", a plaidé le directeur général de la radio-télévision publique, Mark Thompson. De son côté, John Ryley, le patron de Sky News, s'est justifié en expliquant que "le conflit à Gaza constitue l'un des sujets les plus difficiles et les plus disputés qu'un média ait à couvrir." "Notre engagement en tant que journaliste est de couvrir tous les aspects de ce sujet avec une objectivité intransigeante", a-t-il ajouté.

A mon avis, Thompson et Ryley ont raison de ne pas confondre leur métier de journaliste avec celui des ongétistes. Chacun son job et les Gazaouis seront bien gardés. Non ?

Tuesday, January 27, 2009

Journées non travaillées

journées individuelles non travaillées
Nombre de journées individuelles non travaillées dans le secteur privé, les transports et la fonction publique d'Etat, en millions.

"Mesurer les grèves dans les entreprises: des données administratives aux données d'enquête", par Alexandre Carlier, Document d'étude de la Dares n° 139, 2008 [PDF]