Showing posts with label sport de combat. Show all posts
Showing posts with label sport de combat. Show all posts

Tuesday, March 17, 2009

Ethos communicatif

En fin d'après midi, j'ai fini par envoyer chier Criticus, un blogger que j'aimais bien malgré tous ses défauts et malgré certaines choses plutôt inacceptables que je n'aurais pas du tolérer.

Au cours de la discussion précédente, Criticus, n'a pas cessé de nier l'évidence, c'est à dire la triste banalité du discours xénophobe qui se propage d'un bout à l'autre de la société française, sans que personne ne s'en préoccupe vraiment. Cette xénophobie ordinaire n'est pas spécifique à la France, mais elle me semble plus soutenue, plus présente et surtout plus sournoise que dans les pays limitrophes.

Ce qui m'a mis en colère, c'est la facilité avec laquelle il a ignoré le commentaire de BBL, parce qu'elle avait pris le temps de lui indiquer précisément les failles de son raisonnement et qu'il était impossible de réfuter les arguments qu'elle venait d'avancer.

Criticus ne supporte pas qu'on remette en cause ses croyances. Je ne supporte pas qu'on fasse semblant d'ignorer l'autre, comme c'est bien trop souvent le cas : un faux vrai con s'est encore amusé à ce jeu là, avec moi, en fin de semaine dernière. Cette attitude méprisante est particulièrement fréquente sur la bloggosphere. C'est la posture insultante la plus facile à tenir puisque ça ne demande aucun effort. De plus, ça permet à ces connards de bloggers de se faire croire qu'ils n'ont insulté personne, sous prétexte qu'ils n'ont pas écrit le moindre mot. Oui, mais c'est trop simple, beaucoup trop facile même. Aussi, ça ne mérite en retour que de véritables insultes.

Je sais qu'entre les ensouchés et moi il y a un véritable fossé; je ne suis pas toujours très tolérant face à certains de leurs comportements, mais il y a des manières de se conduire, comme celle-ci, que ne je suis pas prêt d'admettre.

Voilà, cette petite mise au point me semblait nécessaire, nécessaire pour moi, principalement. Je peux dorénavant me concentrer sur la suite à donner à ce blog.

Wednesday, March 11, 2009

Non à la routine !

spice up your blog
Nous sommes Mercredi et il est peut-être temps de faire un billet qui porte en lui tout le poids de la zizanie, plein des ingrédients qui donneront naissance à une grosse polémique, le truc pour lequel les bloggers s'arrachent les cheveux, rameutent leurs troupes, complotent en secret par mails, affichent leur solidarité en surface, appellent à signer des pétitions, désignent des boucs émissaires, convoquent la loi, réclament le concours de leurs avocats, menacent de faire des procès et finissent par s'insulter, pour ensuite couper des liens, bannir des clampins, etc.. Haaaaa, quel bonheur !

Bon, il me faut sortir, mais je vais y réfléchir. Il doit bien exister un truc qui devrait pouvoir secouer l'apathie générale, la petite routine du blogger moyen.

J'y penserai... et, si vous avez des idées, n'hésitez pas à nous en faire part. En disant ça, je m'adresse particulièrement aux lecteurs qui n'ont pas de blogs, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'idées.

Wednesday, March 4, 2009

Ça craint

Je viens de lire sur Wikipedia que Jean-François Kahn a débuté sa carrière de journaliste avec comme bagage universitaire une licence en Histoire. C'est vers la fin de la guerre d'Algérie, où il aura l'occasion d'y faire des reportages, qu'il a commencé a travailler. Il me semble, qu'après 50 années passées au contact de l'écrit, un journaliste doit être en mesure d'énoncer des phrases qui soient cohérentes... a minima.

Je relève, sur Le Monde d'aujourd'hui, que Jean-François Kahn a rappelé la montée des extrémismes en Europe après la crise de 1929, en déclarant : "Si on ne remplace pas d'urgence l'injustice économique par l'humanisme, cela sera un retour au sol, au sang, à la race, aux tribus et aux intégrismes religieux. Y compris en Scandinavie où je m'attends à une poussée de l'extrême droite." Suite à cette lecture, je suis inquiet pour la santé mentale de ce retraité qui se présentera aux élections européennes.

Mais je suis encore plus inquiet de savoir que de telles âneries sont rapportées par d'autres journalistes, qui, comme Geoffroy Deffrennes, ne se demandent même pas de quoi peut bien parler Khan. On dirait une phrase extraite d'un des blogs de cet abruti de Nicolas Jegun. Un homme ou une femme à jeun, en possession de facultés intellectuelles intactes ne peut rien entendre à ça, mais personne n'a l'air de s'en inquiéter. Certains iront même jusqu'à voter pour lui.

Ça craint, n'est-ce pas ?

Monday, February 16, 2009

Les héritiers

Après avoir signifié qu'il était "attaché aux droits individuels [tels que] la liberté de penser, d’expression, de religion, de résistance à l’oppression", ce qui révèle un petit problème au niveau sémantique, ce blogger affirme : "je ne supporte pas que l’État, les entreprises, les riches, les administrateurs, les religieux, les politiques, puissent, à un quelconque moment, réduire mes possibilités de réflexion et de jugement."

Oui, arrivé à ce stade, on se dit qu'il est inutile d'aller plus loin, d'essayer d'entamer un dialogue; ce type ne risque plus rien; l'éducation nationale a parfaitement fait son travail; nous avons là un excellent citoyen et les socialistes peuvent dès lors compter sur un militant exemplaire !

Vive la liberté de résistance à l'oppression et vive la République des ratatinés du bulbe !

Saturday, February 14, 2009

Extension de la crise

Un sondage à paraître demain [il est dévoilé ici] dans Sud-Ouest indique que 63% de Français n’excluent pas une extension en métropole de la crise d'Outre-mer. Rien de très étonnant après ce que Aubry a déclaré dans un entretien au Parisien : "Je crains effectivement que le sentiment de ras le bol des Guadeloupéens et des Martiniquais se diffuse ici".

Le PCF, par la voix de Greg Oxley, dit en substance la même chose : "Le gouvernement et les capitalistes sont assis sur un volcan qui peut entrer en éruption à tout moment. Derrière la confiance de façade affichée par les ministres et autres porte-paroles du capitalisme, la panique s’installe. Face aux proportions quasi-insurrectionnelles que prend la lutte des travailleurs et des jeunes aux Antilles, ils craignent une "contagion" de la France métropolitaine. Ils sentent confusément le sol se dérober sous leurs pieds. Le déclenchement d’un mouvement généralisé de grèves illimitées mettrait le gouvernement et les capitalistes dans une situation très dangereuse. Elle pourrait même amorcer le développement d’une situation pré-révolutionnaire."

Greg Oxley nous confirme ce à quoi les handicapés du bulbe rêvent : "Pour soulever l’enthousiasme de la masse des travailleurs et de la jeunesse, pour les convaincre de la nécessité et de l’intérêt de s’engager dans une lutte qui s’annonce particulièrement ardue, il faut un programme et des méthodes de lutte qui frappent le système capitaliste à la tête. Il faut expliquer la nécessité d’exproprier les capitalistes, de s’emparer des usines et des grandes entreprises en général. Il faut expliquer la nécessité de nationaliser les banques, les organismes de crédit et les assurances. Il faut également nationaliser les entreprises qui contrôlent la grande distribution. Ces nationalisations ne doivent pas se faire à la manière des nationalisations du passé, mais en plaçant le contrôle et la gestion des entreprises entre les mains des travailleurs."

Et pendant ce temps là, d’après l’étude de l’Observatoire national des stations de montagne Ski France, les taux d’occupation prévisionnels pour les vacances de février vont de 60 % à 75 % selon les massifs. Les réservations de dernière minute, de plus en plus nombreuses, vont néanmoins faire grimper ces chiffres. Déjà lors des fêtes de fin d’année, les taux d’occupation étaient situés entre 65 % et 85 % pour la semaine de Noël, et entre 95 % et 100 % pour la semaine du nouvel an. Les professionnels de la neige sont donc optimistes quant à leurs résultats pour cet hiver.

Au fait, l'Ifop rappelle les résultats d'une enquête réalisée en décembre sur une possible contagion en France du mouvement d'émeutes en Grèce, après la mort d'un jeune tué par la police. A l'époque, 72% des sondés disaient penser qu'un mouvement similaire pourrait s'étendre en France (25% certainement, 47% probablement), pour 27% qui ne croyaient pas à une telle extension (21% probablement pas, 6% certainement pas) et 1% ne se prononçait pas.

Vive la crise !

Monday, February 9, 2009

Les gogooglelisés

Barbara Cassin, philosophe et directrice de recherche au CNRS, dénonce sur Rue89, le "scandale" de la méthode de notation - évaluation des enseignants-chercheurs - qui, à l'instar de Google, fait que "la qualité devient une propriété émergente de la quantité".
Pour Google, ce qui est mis au-dessus, c'est ce vers quoi le plus de sites renvoient, c'est-à-dire une pratique de citations. C'est comme ça que ça se passe pour les chercheurs. Plus vous écrivez de textes dans des revues répertoriées, plus ces textes sont cités, plus vous êtes bien classés.
Valérie PécresseJean-Marie Brohm, philosophe et sociologue, que je connais d'assez près, donne une idée plus complète de ce qui freine la recherche et tout le reste. Son analyse, Sociologie critique et critique de la sociologie, s'applique, à mon avis, à tous les départements de l'Université française.
L’une des dimensions les plus critiques de la sociologie critique est l’analyse non euphémisée des mœurs et pratiques professionnelles des sociologues. On juge quelqu’un, disait Marx, non pas sur ce qu’il dit ou écrit, mais sur ce qu’il fait. Or, les diverses “équipes”, coteries, corporations, écuries, réseaux affinitaires, sociétés secrètes qui font et défont la sociologie sont pris dans d’impitoyables logiques de pouvoir et de concurrence où les jeux ne sont pas tous de langage et les enjeux jamais ludiques. Les gestions de carrière (les promotions...), les nominations (les mutations...), les ambitions de carrière (les habilitations individuelles et collectives, les responsabilités administratives), les publications dans les revues, les colloques, les jurys de thèse, les voyages à l’étranger donnent lieu à de peu reluisantes violences symboliques (rumeurs calomnieuses, insinuations, excommunications, amagalmes, etc.) ou, pire, administratives (blocages de carrière, marginalisation, harcèlement) dont sont d’abord victimes les jeunes sociologues. Ce n’est que rarement ou alors par discrète allusion que sont évoquées les pratiques de lynchage des “meutes” sociologiques pour paraphraser Elias Canetti (Canetti 1966). La sociologie de la sociologie et des sociologues refoule ainsi soigneusement les luttes de places, les stratégies de classement, déclassement et reclassement, les alliances douteuses, les connivences sans principes, les refus d’argumentation, les exclusives disqualifiantes, la mauvaise foi et l’opacité bureaucratique qui sont l’apanage de toute nomenklatura et que l’on peut régulièrement observer dans les commissions locales de recrutement, les comités de lecture des revues et des éditions, les comités d’expertise et d’évaluation et par dessus tout au CNU (Conseil national des universités) qui décide du sort des jeunes entrants et du prestige des vieux sortants (la fameuse classe exceptionnelle...).
"On le voit, la sociologie critique dispose de peu d’espace pour exister..." dit Brohm, en conclusion. Mais la connerie a largement la place pour se développer et prospérer, n'est-ce pas ?

Thursday, January 29, 2009

Le mot fétiche des gogochistes

Autogestion, écrit avec ou sans trait d’union, a été le mot fétiche des gogochistes dans les années 1960-80 : ils le prononçaient religieusement comme pour faire advenir la chose que le mot désignait. C’était le sésame ouvre-toi du socialisme et la clef de Saint-Pierre du paradis sur terre. Les gogochistes ne jurant plus que pub, com, fric, pèze, flouze, paillettes, leur utopie autogérée est morte ; et le mot autogestion aussi. C’est du passé d’outre tombe, du passé plus que parfait, du passé décomposé.

Abolissons la fonction publique !

Près de 26% des fonctionnaires ont fait grève aujourd'hui à l'appel de tous les syndicats de la Fonction publique, a affirmé le ministère dans un communiqué. Un chiffre qui m'oblige à réviser mon opinion sur les serviteurs du Contribuable: 74% de gens raisonnables parmi cette corporation, c'est déjà pas si mal !

Ce sont leurs syndicats et les ténors de la gauche qui doivent être déçus. C'est triste, n'est-ce pas ? On sait qu'une bonne partie des employés de l'Etat n'a déjà pas le moral. Evitons leur de telles déceptions : interdisons leur le droit de grève pour qu'ils n'aient plus à faire face à ce genre d'échecs. Ils passent suffisamment de temps, tout au long de l'année, à se lamenter. Aussi, soyons sympas; aidons ces pauvres hères; révoquons le droit de grève pour ses manants; les petits kapos syndiqués ne pourrons pas les pousser à arpenter la rue contre leur gré.

Et même, mieux ! Affranchissons ces esclaves des temps modernes. Abolissons la fonction publique ! Que ces hommes et ces femmes puissent vivre dignement en rejoignant la cohorte des nobles travailleurs du privé.

Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas là, une généreuse idée ?

Wednesday, January 28, 2009

Libérez les transports publics !

"En réponse à une grève indécente, ouvrons à la concurrence des transports en commun", c'est ce que propose le Parti libéral démocrate. Cet appel est relayé par Libertas.

Sept Français sur dix (72%) sont favorables "à une limitation du droit de grève pour instaurer un service minimum dans les transports publics", selon un sondage IFOP réalisé pour l'organisation libérale "Contribuables associés" et 6O% estiment "qu'il est nécessaire d'introduire de la concurrence dans les transports ferroviaires en France", contre 40% d'un avis contraire.

Je pense que c'est une excellent projet. Et vous aussi, n'est-ce pas ?

Tuesday, January 27, 2009

Journées non travaillées

journées individuelles non travaillées
Nombre de journées individuelles non travaillées dans le secteur privé, les transports et la fonction publique d'Etat, en millions.

"Mesurer les grèves dans les entreprises: des données administratives aux données d'enquête", par Alexandre Carlier, Document d'étude de la Dares n° 139, 2008 [PDF]

Grèves bidons

Faites pas les cons, pensez aux chatons !
À chaque fois que vous faites une grève bidon, Dieu tue un chaton.

Illustration faite à partir d'une idée de Rubin.

Syndrome de Paris

Il faut savoir qu’en 20 ans le nombre de fonctionnaires a augmenté de 24 %. Qu’une fois qu’un fonctionnaire est embauché, il le reste à vie. Il faut aussi savoir que la plupart des fonctionnaires gagnent de 6 à 23% de plus que leurs homologues du privé. Et, enfin, il faut savoir que, dans la fonction publique, les serviteurs de l'Etat partent plus tôt à la retraite, donc leur pension est en moyenne plus du double de celle du privé.

Ce qui est révoltant, on s'en rend facilement compte, c'est que ces serviteurs n'en ont jamais assez et tentent par un chantage permanent d'en avoir toujours plus, comme se sera encore le cas ce jeudi 29.

Je trouve les gens qui provoquent et conduisent ce genre de manifestations assez répugnants, parce que les maîtres chanteurs sont des gens répugnants. Ceux qui les soutiennent, me semblent vraiment incohérents, d'autant plus, quand ils s'élèvent contre "les riches" [+ de 4000€/mensuel selon le petit joufflu, ex-chef du PS]. Incohérents, donc, parce que ce sont bien "les riches", supportant stoïquement leurs braiments incessants, qui financent les traitements et les retraites de la fonction publique. Ce qui rend totalement incompréhensible le zèle avec lequel les petits fonctionnaires tentent d'empêcher les professionnels du privé de travailler, sachant que c'est sur les revenus du privé, traduits en impôts, que ce ramassis de bureaucrates s'appuie pour vivre si confortablement.

Comme le disent LOmiG et Rubin Sfadj, il y a un problème qui s'apparente au syndrome de Stokholm : peut-on soutenir les grévistes du 29 ?

Saturday, December 20, 2008

Tête de caverneux

"Face à la narcissisation des comportements, l’adoption d’un protectionnisme coopératif, mis en œuvre au niveau d’un collectif supranational, délivré de tout mythe fondateur ethnique ou étatique, montrerait que nous sommes passés à un état supérieur de la conscience humaine et du développement historique."
C'est un historien et sociologue qui a dit ça, un type qui s'appelle Emmanuel Todd et qui est plus vieux que moi: il est né en 1951. Je parle de sa date de naissance parce que si c'était un type d'une vingtaine d'années qui avait pondu un discours pareil, je lui aurais conseillé de se diriger vers la vente d'aspirateurs, ou de penser à gagner sa vie en faisant coiffeur, en tout cas un métier qui demande un certain bagout, mais de renoncer à une carrière en sciences humaines.

En effet, le travail en sciences humaines doit s'appuyer sur une base de connaissances bien fondées. Un savant ne peut en aucune manière se laisser aller à prononcer des phrases ronflantes, qui ne renvoient à aucun concept scientifique, en l'occurrence sociologique. Alors que ce connard de Todd se berce de mots extraits de la vulgate marxiste et compose, en partant de çà, une phrase vide, incompréhensible, qui ne peut faire sens.

Qu'on m'explique ce que peut vouloir dire "narcissisation des comportements", "protectionnisme coopératif" - sorte d'oxymore -, "collectif supranational délivré de tout mythe fondateur" - une chose pareille est-elle seulement pensable ? -, "état supérieur de la conscience humaine" - comme s'il y avait plusieurs niveaux de conscience et comme s'il existait une conscience autre qu'humaine...

Bref, ce mec ne sait plus où il en est : à force de vouloir faire illusion, de s'écouter parler, il s'est perdu dans son verbiage... Pauvre narcisse !

Je me faisais un plaisir de lire l'interview d'un type dont on me rabâche les oreilles depuis des lustres, en pensant que je pourrai, par le suite, aller me coucher moins con, mais c'est raté ! Grande est ma déception. Ce type est creux. Il n'a strictement rien à dire, ce qui explique d'ailleurs qu'on puisse en entendre parler aussi souvent.

His brain is squirmin like a toad
Take a long holiday
Let your children play
If ya give this man a ride
Sweet memory will die
Killer on the sciences road, yeah...

Sunday, October 26, 2008

Adieu pouilleux !

J'ai produit trois ou quatre billets - j'ai la flemme de compter - en rapport avec l'affaire DSK, comme si cette affaire avait une quelconque importance pour moi. Alors qu'en y réfléchissant deux secondes, je me rends bien compte de la distance qui me sépare d'une telle histoire : elle est abyssale.

Pourtant, je réagis comme n'importe quel pingouin, conditionné par le culte des médias. Car, à l'instar de ce volatile, la lecture de la presse ne me laisse pas indifférent. A chaque événement - stimulus - rapporté par un journaliste, correspond une réponse, au sens où l'entendait Pavlov. Un simple titre, comme par exemple "Famous Famiglia Word Pizza Eating Championship: 45 parts de pizza avalées en dix minutes par Joey Chestnut sacré champion du monde", provoque une interrogation "Ah wouais?!?", suivie immédiatement de l'envie d'en savoir plus. C'est ce qui s'est produit avec DSK et c'est une chose terrible contre laquelle il me faut lutter.

J'avais arrêté de blogguer, l'année dernière, pour échapper, en partie, à ça. Cette fois encore il me faut mettre un frein à ce réflexe conditionné, celui qui nous pousse à croire que nous avons réponse à tout. En y pensant deux minutes, je me dis que c'est quand même incroyable qu'on puisse arriver à se mettre à la place de DSK ou de J. Chestnut pour déclarer que, dans la situation décrite par le journaliste, on se serait comporté comme ci ou comme ça. Les bourrins fans de foot, bien bourrés devant leur écran TV, font exactement la même chose: "Fait la passe, fait la passe... shoot, shoot, shoooooot !!!" Ces gros cons imaginent être sur le terrain, comme d'autres gros cons se croient à l'Assemblée en train de faire voter un amendement.

Il faut vraiment qu'on soit tombé dans un putain de délire collectif épouvantable pour en arriver à imaginer des choses aussi absurdes. Se mettre à la place de gens qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam et se laisser croire qu'on maîtrise totalement une situation qui, en réalité, se déroule dans un environnement totalement inconnu.

Des ramassis de pouilleux se prennent pour les princes de ce monde et rédigent sur leur blogs des "il faut", des "il n'y a qu'à", des "nous devons", des "nous ferons", tout ça avec des mines appliquées, vraiment sérieuses, comme s'ils agissaient réellement, comme si eux-mêmes étaient investis de la fonction. Et moi, pauvre malade, je discute avec eux. Moi qui, dans ma vie, n'ai jamais fréquenté un PMU, moi qui me suis toujours foutu de la gueule de ceux qui refont le monde, je me laisse entraîner, une fois encore, sur les blogs, dans ces discussions à la con.

Bon, il faut dire que je ne me suis pas toujours ennuyé, je me suis même souvent bien marré, et, c'était une découverte, une expérience relativement intéressante. Mais voilà, j'en ai marre. Tout ce qui touche de trop près à la politique, à la petite politique, ce discours débile et ininterrompu, produit par les soumis aux idées des partis, ne me concerne plus. Je n'en parlerai plus.

Affaire D.S.K. classée

Le conseil d'administration du F.M.I. a estimé que son directeur général, Dominique Strauss-Kahn, a commis une "grave erreur de jugement" mais aucun abus de pouvoir dans l'affaire d'une liaison extraconjugale avec une subordonnée.
IMF spokesman Masood Ahmed said the board's findings and its acceptance of Strauss-Kahn's apology meant the matter was now considered closed. [Le porte-parole de l'organisation, Masood Ahmed, a dit "les excuses sont acceptées, l'affaire est close."]

Tuesday, October 21, 2008

Bye bye D.S.K.

Selon le Wall Street Journal, le FMI enquêterait actuellement pour savoir si son directeur général a joué un rôle dans la nomination d'une jeune femme de 26 ans, Emilie Byhet, à un poste très convoité de stagiaire au sein du département recherche de l'institution.

Le WSJ qualifie la jeune femme de "political protégé" de l'ancien ministre socialiste.

Sunday, October 19, 2008

La classe !

La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter.
Warren Buffett

Le harcèlement de l'éléphant rose

L’affaire est banale, du moins pour DSK : à peine arrivé à Washington, il tombe sous le charme d’une responsable du département Afrique du FMI, Piroska Nagy, une Hongroise mariée à un économiste argentin réputé, Mario Blejer, lui-même ancien employé du Fonds, de la Banque centrale argentine et de la Banque d’Angleterre. L’ancien ministre des finances socialiste est connu pour ses très nombreuses aventures et ses méthodes de drague lourde qui confinent parfois au harcèlement. Il se montre particulièrement pressant, comme il en a l’habitude, multipliant les mails et les appels téléphoniques à partir de décembre 2007. Finalement, la dame cède à ses avances en janvier 2008, à l’occasion d’une conférence en Europe. Le mari découvre l’affaire et la relation cesse. Quelque temps plus temps, Piroska Nagy quitte le FMI.
Non, je n'y crois pas, les socialos ne sont jamais lourds et encore moins enclins à harceler qui que ce soit. Le type qui à écrit ça doit se tromper : ces méthodes inélégantes sont celles de ces salopards de capitalistes, mais certainement pas celles d'un éléphant socialiste. Bon, bien sûr, il y a aussi Frêche qui fait un peu tâche dans le paysage et aussi le J-P Huchon et encore quelques autres, mais bon, rien de bien grave, n'est-ce pas les copains ? Heiiin !?!

Saturday, October 4, 2008

In Wikio Vanitas

Je viens à l'instant de tomber sur ce qui suit et je me bidonne doucement :
"Cela faisait quelques temps que je ne vous avais pas parlé du classement des blogs réalisé par Wikio. Pour deux raisons, tout d’abord, le coté égotique de la chose me gène un peu d’autant que mon petit blog est plutôt bien placé dans sa catégorie politique..."
Je me bidonne parce qu'il y a à peine une demie heure je discutais avec Jean Véronis, un linguiste, universitaire, qui bosse depuis quelques semaines pour Wikio, un Digg-like dont le siège social est situé au Luxembourg. En guise de boutade, je demandais à Jean:
Une question au sujet des bloggers inscrits sur Wikio [inscrits dont je fait partie]: qu'est-ce qui pousse les bloggers, qui ne tirent aucun revenus de leur blog, à se livrer à de tels calculs, afin de se positionner au plus prêt du toprank [échelon le plus élevé, en fr.] de Wikio ou autre ? Mis à part la culture de son champ narcissique, le plaisir à labourer son ego boursouflé, je ne vois aucun intérêt à se situer au plus haut du classement. La plupart des bloggers "humanistes" français se plaignent de la société dans laquelle ils vivent, de cette compétition entre individus que le capitalisme exacerbe, et ce sont eux que l'on retrouve en train de se "tirer la bourre" sur Wikio, affichant, de manière faussement modeste, leurs stats, pageranks et classement sur Wikio. Enfin... il faut croire que ces bloggers "humanistes" ne sont pas à une contradictions près. A moins, qu'il y ait une meilleure explication à ce phénomène. Vous en savez certainement plus que moi.
La réponse que Jean Véronis me donne est la suivante:
"Scheiro> L'ego est le moteur de bien des comportements, y compris des "modestes" humanistes... Pour certains c'est aussi une question de gros sous (ceux qui monétisent leur blog, ou bien qui s'en servent comme carte de visite).
Rien de nouveau sous le soleil... Tout est vanité ;-)"
Une réponse qui, pour moi, est tout à fait satisfaisante. Aussi, je vous laisse mesurer la vanité de chacun en fonction de son classement sur Wikio et surtout en fonction de sa réaction suite au classement. Celle de papa Vasseur, cité plus haut, vaut vraiment le pompon, n'est-ce pas ?

Thursday, October 2, 2008

Obama et les Socialistes

J'ai fait le tour des blogs, rapidement, et je me rends bien compte que la plupart des Français qui font des analogies entre les USA et la France sont loin de se représenter les choses telles qu'elles sont.

Un exemple, mais il y en aurait des dizaines d'autres à citer: généralement, les Français imaginent le camp des démocrates US, celui qui a pour totem un éléphant, comme l'équivalent de leur parti socialiste. D'ailleurs, tous les socialistes français prient pour que ce soit Obama qui l'emporte, histoire d'obtenir une revanche, suite à l'écrasante défaite de la Royale. Ils aimeraient aussi venger les prétendument pauvres de ce qu'ils considèrent comme un affront fait par un président qui ose porter avec ostentation des Ray-Ban et une montre Rollex. On se souvient du prix d'une paire de bottines, portées par un des ministres socialistes de la justice de Mitterrand, qui s'élevait à plusieurs milliers de francs, ce qui avait horrifié les masses. Des masses qui n'avaient pourtant pas bronché en apprenant que le ministre botté, Dumas - je ne me souviens plus de son prénom -, était un véritable ripoux, parce que ça c'est quelque chose de tout à fait toléré dans ce pays.

Ce que ces Français ignorent, oublient ou dénient, c'est que les démocrates US n'ont pas grand chose en commun avec les socialistes français, ne serait-ce que par les professions qu'ils exercent et, surtout, par le niveau de leur patrimoine financier.

Voici les membres les plus riches du Congrès US:
Top of the list: Sen. John Kerry (D-Mass.) with nearly $231 million, a number no doubt boosted by billionaire wife Teresa Heinz Kerry. Rep. Jane Harman (D-Calif.) is a close second with just under $226 million, followed by Rep. Darrell Issa (R-Calif.) at more than $160 million, Sen. Jay Rockefeller (D-W.Va.) at $80 million and Rep. Robin Hayes (R-N.C.) with almost $79 million. Sen. Ted Kennedy (D-Mass) is richer, at $47 million, than House Speaker Nancy Pelosi (D-Calif.), at nearly $19 million, and Sen. Hillary Clinton (D-N.Y.), at $10 million.
And yes, the fundamentals of the economy were strong for John McCain (R-Ariz.). With more than $19 million, the presidential candidate came in at No. 13 -- thanks in part to Cindy McCain's huge beer fortune. Rival Barack Obama didn't make the list. [Top 50]
La fortune de la Royale, celle qu'elle avait en commun avec le 1er secrétaire du parti socialiste, c'était combien, déjà ???
Ne rêvez pas, petits socialistes, même si Obama l'emportait, cet homme et le parti qui le soutient n'ont pas grand chose en commun avec la Ségolène et son ex-troupeau d'éléphants hostiles.