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Monday, August 16, 2010

Sur l'autre versant de la montagne

Objectivement, pour avoir encore une chance de capter l'attention de quelques lecteurs susceptibles de commenter, de temps en temps, des posts publiés sur le Web via Blogger, il faudrait que je me contente d'écrire sur Cloudy Days. Car, bien que ce blog soit à l'abandon depuis des lustres, Feedburner recense encore 218 subscribers. Bien entendu, ces derniers n'ouvrent que très rarement l'une des pages contenues dans les archives de Cloudy Days. Ce qui est tout à fait logique, puisque rien n'est fait pour encourager sa lecture. Il reste que chaque nouvelle publication sur ce blog interpelle directement quelques 200 personnes. Un chiffre faramineux en comparaison des 4 subscribers que comptent SCH 2009. Pourtant, j'ai l'intention de poursuivre la publication de billets non pas, ici, sur ce blog, mais sur SCH 2009. A mes yeux, Cloudy Days ne représente plus qu'un site lié au passé, une sorte d'antiquité dont la lecture me donne l'impression de régresser vers une époque où le terme "geek" ne faisait pas parti du vocabulaire d'une majorité de crétins qui, pour peu qu'ils aient ouvert un compte Twitter, s'affublent de ce ridicule qualificatif. Ce blog avait atteint son apogée en décembre 2007, date à laquelle je l'ai écrasé, tout comme d'autres blogs débutés avant lui, dont Scheiro'blog crée en juin 2004, premier de mes blogs sur Blogger. J'aurai du m'en tenir là, mais je n'ai pas résisté au désir de réanimer Cloudy Days le 24 février 2008, malgré la prise de conscience de nombreux inconvénients liés à cette activité, telle que l'exacerbation du narcissisme :
Quand on l'observe sous l'angle identitaire, on se rend compte que le blog est un outil de torture terrible. Tous les bloggers le savent, même si certains cherchent à le nier : blogguer sérieusement, sur une durée relativement longue, oblige à s'interroger constamment sur son identité. C'est le miroir le plus implacable que le XXème siècle finissant ait pu inventer.
Aujourd'hui, je ne suis plus dans la même état d'esprit et je suppose que les bloggers, qui écrivaient à cette époque et qui poursuivent encore aujourd'hui ce type de passe-temps, ont, eux aussi, changé de point de vue sur ce moyen d'expression publique. Je serais bien en peine, ce soir, ce donner une réponse précise à la question qui me demanderait : "Pourquoi perds-tu ton temps à répandre tes humeurs, souvent mauvaises, sur la toile ?" J'ai plusieurs hypothèses, mais aucune d'entre elles ne me semble apporter une réponse vraiment satisfaisante. Je ne peux pas décrire le sentiment qui me pousse à blogguer. Je ne peux non plus me représenter la bloggosphere sous sa forme actuelle. C'est à mes yeux un territoire noyé sous un épais brouillard, un espace dans lequel je ne circule pas souvent parce qu'il n'a plus que très peu d'intérêt pour moi Malgré tout, je persiste à dérouler sur la Toile les rubans de billets hétéroclites qui composent mes blog. Peu importe si cela n'a pas beaucoup de sens. Je crois que, comme d'habitude, je ne sais pas où je vais, mais ça ne m'empêche nullement de m'y rendre. Cheminer, louvoyer, me traîner, suivre inlassablement les pistes de ma destinée, dans le but de rencontrer ce qui m'attend plus loin, derrière la ligne d'horizon, me semble être la seule raison profonde qui me force à avancer. C'est pour ça que, de nouveau, je me relance sur la pente, de l'autre côté de la montagne, c'est à dire sur SCH 2009.

Friday, August 6, 2010

Les mystères de la bloggosphere

Des comptabilités nouvelles. Lorsqu'un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d'information à l'ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais jusqu'alors nous n'avions disposé d'une telle quantité de données scientifiques. Honte à la France qui l’ignore. J'ai dit bêtise ? Fumisterie, merdier, naufrage, uniformisation, ennui auraient tout aussi bien pu convenir. J’avais d’abord fait un classement arbitraire, rapprochant les mêmes sujets les uns des autres ; puis il m’a semblé qu’une certaine monotonie se dégageait d’un assemblage ainsi compris, et j’en suis arrivée à un mélange absolu en gardant pourtant presque toujours l’ordre chronologique. Ce même jour, dans la matinée, les congressistes avaient pu découvrir le dernier numéro de la revue britannique The Lancet, qui fait autorité dans le monde médical. L'essentiel de la revue porte sur une cure de Lucia à Londres.

Même si les études sur le sujet ne sont encore qu’à l’état d’ébauche, on possède des données significatives permettant de penser qu’il peut y avoir un lien entre l’alexithymie et les maladies en général, qu’elles soient physiques, réputées psychosomatiques ou psychologiques. Depuis, tout s’accélère pour ce marché. Donnez le pouvoir aux clients et ils le prendront. La marchandise ne peut plus être critiquée par personne : ni en tant que système général, ni même en tant que cette pacotille déterminée qu’il aura convenu aux chefs d’entreprises de mettre pour l’instant sur le marché. Ici, ni cirque ni voltige ; seule la complicité silencieuse entre la vraie nature de l'homme et ses compagnons de fortune prévaut. Ainsi, une mise en perspective historique et philosophique pourrait nous éclairer sur les arcanes de cette polémique. Les partis qui, à tour de rôle, luttaient pour la suprématie, voyaient dans la prise de possession de cet édifice énorme la proie principale du vainqueur qui ne prend pas la nuit des décisions qu’il veut exécuter dans la journée, mais décide le jour et exécute la nuit. Comment comprendre cette trajectoire et qu'elle se soit brisée si vite ? On ne s’étonne plus d’un tel déclin. Une telle remarque n’est pas neutre, innocemment philosophique, logique ou spéculative. Ces couleurs se délivrent du devoir de sobriété. J'ai relayé l'information sur tous les sites de soutien à leur cause pour qu'elles soient au courant de ma démarche.

Et, ma démarche, dans le cas présent, a consisté à copier des phrases sur une quinzaine de textes, de James Joyce à Guy Debord, en passant par divers articles journalistiques, pour les copier sur cette page. Alors, si vous avez poursuivi la lecture jusqu'ici : bravo ! Je vous admire pour tant de persévérance, parce que jamais je n'aurais tenu plus de dix lignes ! D'autant plus, qu'à la lecture des blogs et même de la presse, j'ai trop souvent fait l'expérience d'un charabia comparable, mais engendré involontairement par des auteurs qui prennent leurs billets au sérieux. Le pire, c'est qu'ils trouvent des lecteurs pour répondre à leurs délires de façon toute aussi sérieuse. Quelle misère que cette civilisation de l'information et de la communication !

Thursday, March 25, 2010

Le déclin de Cloudy Days

Il y a trois mois, j'ironisais sur le déclin de Wikio, mais c'était sur le déclin de Cloudy Days qu'il m'aurait plutôt fallu écrire. Lentement, au fil des jours de l'année 2009, le plaisir de rédiger des billets pour ce blog s'est émoussé. Au point de n'avoir quasiment rien publié pendant l'automne. Ce n'est pas la première fois que j'interromps le cours d'un blog, sans parler des nombreuses destructions. Si Cloudy Days est toujours porté par les vents qui animent la bloggosphere, c'est principalement parce qu'il me sert encore de point d'ancrage dans le monde virtuel que représente le World Wide Web. Ce blog est en quelque sorte une référence qui témoigne, sur une période relativement longue, de ma présence au coeur d'un univers qui ne cesse de s'étendre, même si l'expansion des blogs francophones s'est considérablement ralentie ces derniers temps. Je conserve Cloudy Days pour que les rares personnes avec qui je suis en relation sur quelques réseaux sociaux - Twitter et Flickr essentiellement - puissent se faire une petite idée quant à leur interlocuteur. Pour le moment, je n'envisage pas de nouvelles publications. Pourtant, je ne pense pas non plus mettre définitivement fin à cette activité. Comme je suis incapable de me projeter dans l'avenir, je me garderai bien d'annoncer une prochaine vague nuageuse. Pour Cloudy Days la pression atmosphérique reste stable même si, question classement, Wikio diagnostique un terrible effondrement. L'accès aux commentaires reste fermé parce qu'il est peu probable que je prenne le temps d'y répondre.
See you...

Monday, December 7, 2009

Le déclin de Wikio

Message à Jean Véronis en réponse à Blogs: Déclin de la High-Tech ?
Alors que, l'année dernière encore, je jetais, de temps à autre, un oeil sur le classement Wikio, j'ai pu constater qu'un opportuniste qui venait d'ouvrir un blog politique - ni pire ni meilleur qu'un autre - n'a mis que 3 mois pour atteindre le TOP 50, après avoir fait allégeance à Nicolas, c'est à dire après être entré dans la clique Jegoun. J'avais déjà de sérieux doutes quant au classement Wikio, mais suite à cette montée en flèche, ma conviction était faite: Wikio, un gadget pour rigolos! Je pense que vous allez avoir du mal à redresser l'image ternie de cet outil, Jean, car je ne suis pas le seul à avoir constaté ce type de problème qui fait qu'un classement devient sans intérêt sachant que les dés sont jégounisés.

Sunday, August 2, 2009

FriendLamb

Je me suis rappelé de la vague qui a soulevé la franco-sphère à la fin du mois dernier. Un mot revenait partout inlassablement : FriendFeed. Par curiosité je suis allé à la recherche du dernier hashtag concernant ce "real-time feed aggregator". Je n'ai retenu que les messages francophones. Lorsque j'ai lancé la recherche, vers 15:30 heures, @fbrahimi venait d'en parler.
hashtagMais, plus en amont, il n'était fait mention de FriendFeed sur Twitter qu'une seule fois, par @nicolasvoisin, quatre jours plus tôt.hashtagLe vent de folie, qui s'est emparé des comiques composant le microcosme français du Web, n'a donc soufflé que quelques jours. Après s'être jeté sur cet agrégateur pour s'y inscrire, le troupeau doit maintenant être occupé à autre chose. En tout cas, il n'est plus question de cette affaire.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
P.S. Il n'y a même pas un article sur FriendFeed dans la section francophone du Wikipedia.

Wednesday, July 22, 2009

Pinderland !

Je ne sais pas qui sont ces individus qui passent beaucoup de leur temps sur les réseaux sociaux. Je ne communique que très peu avec eux et je ne m'en tiens qu'à ce qu'ils me disent. Je ne cherche pas à en savoir plus sur leur véritable identité.

C'est surtout le cas des gens que je croise sur Twitter : je ne m'intéresse que très rarement à l'environnement - sites, wiki, blogs, microblogs, social networks - externe aux messages qu'ils donnent à lire. D'ailleurs, il semble que beaucoup n'ont que Twitter pour répandre leur logorrhée. J'en parle plus en détails sur "Twitterland".

Je voulais surtout dire que je suis surpris par la naïveté de certains qui avouent ne pas lire ce qu'ils vous recommandent pourtant de lire, en faisant des dizaines de TinyURL par jours sur leurs comptes Twitter. C'est le cas de La Ligne qui a inscrit en intro sur Friendfeed : "Les bookmarks sont ici en bloc-notes, pas en recommandation. Bon ou mauvais, trop tôt pour le dire dans bien des cas: souvent, je n'en ai lu que titre ou résumé." Ces types n'ont honte de rien, et pire, ils n'ont même pas conscience de faire n'importe quoi, quelque chose qui n'a aucun sens.

La vie en ligne s'apparente à la vie d'un animal de cirque : Pinderland !


Jeudi 23/07/2009 - 11:24
Mettre en cause La Ligne sans lui donner la possibilité de se défendre sous ce billet - les commentaires sont fermés -, c'est commettre une injustice que je vais essayer de réparer en publiant le commentaire qu'il a fait sur Friendfeed :
Ce flux était est une sélection de choses "mises de côté", faite à partir de GReader, et qui était hélas visible sur FriendFeed (je l'ai supprimée ce soir). Elle n'avait pas même vocation à être publiée, puisque mon flux Friendfeed était initialement privé. Je connais mal FriendFeed, et je réalise avec ton post (http://u.nu/3qpm) que tous ces liens pouvaient apparaître pour des pseudo préconisations, alors qu'il s'agissait de mon bloc-notes personnel. Je précise tout de même que contrairement à ce que tu as dit sur ton blog, les liens que je poste sur Twitter sont de vraies recommandations, pas un vague bloc-notes. Ceux qui me suivent sur Twitter le savent. Pour ceux qui s'interrogent sur ce que je fais là, je suis dispo. Ceci dit, au fond, je comprends ta réaction. Je déteste au moins autant que toi les bavards qui déversent leur logorrhée sur les réseaux sociaux. Cette mésaventure m'apprendra à utiliser FriendFeed avant de savoir m'en servir correctement. Comme je le disais hier à quelqu'un ici, j'ai l'habitude d'être réservé, réfléchi, surtout sur Twitter. J'espère avoir éclairci cet énorme malentendu. On fait la paix? - La Ligne

Wednesday, July 1, 2009

No Twitter Anymore

En quelques mois, j'ai réussi à limiter mes interventions sur les blogs, en ne commentant plus que très rarement, deci delà, au hasard de mes déambulations sur la Toile. Je peux considérer que Cloudy Days est à l'agonie, et, je n'envisage pas de reprendre sérieusement la publication de billets, sur ce dernier. Je ne mentionne pas les autres sites que j'ai, pour la plupart, complètement laissés tomber.

Par contre, c'est Twitter qui, progressivement, s'est mis à occuper mes journées. Depuis quelques semaines l'utilisation de cet outil me bouffe la vie. Pendant deux ans, je n'ai passé sur ce micro-blog que quelques heures par semaine. Maintenant, depuis qu'en début d'année le réseau Twitter c'est largement étendu, je consacre bien trop de temps à ce social networking. Là encore, je vais faire en sorte de me dégager de ça.

I joined twitter on 25 July 2007 - http://whendidyoujointwitter.com ?

Wednesday, June 24, 2009

Fumistes

On avait les dentistes, les garagistes, les économistes, on a maintenant les communicationnistes experts en relation publique. Ah les fumistes !

J'ai lu tellement de conneries sur Twitter ces derniers jours - même Corine Lesnes s'y est mis sur Le Monde - qu'il a fallu que je passe mes nerfs sur quelqu'un. C'est tombé sur François Guillot, mais ce n'est qu'un pur hasard. Son post était là, sur l'écran, et je ne sais plus d'où partait le lien qui m'y avait conduit.

Je croyais que j'étais guéri, que j'allais laisser de côté toutes les sornettes qui composent la Toile, et que je pouvais ne pas réagir lorsque l'une d'entre elles se signalait un peu trop brillamment sur fond d'écran.

Mais ce soir, j'ai repiqué, je me suis laissé aller à commettre un post vengeur, alors que j'avais presque oublié l'existence de Cloudy Days. C'est triste.

Wednesday, May 6, 2009

350

Il y a dix minutes, j'étais en train de lire la presse en ligne avec le sentiment que toutes ces nouvelles ne me concernaient pas. Lorsque les "événements" que relatent les journaux sont liés à la France, cette impression est d'autant plus prononcée : je me sens encore moins concerné. Je lis les infos comme si j'avais quitté ce pays depuis longtemps et je ne sens en rien impliqué dans ces histoires politiques, économiques, ces faits de sociétés qui me sont totalement étrangers et me paraissent même étranges.

En me retirant de la bloggosphere, je me retire encore un peu plus de ce qui touche à la vie au quotidien dans ce pays. Je viens de lire quelques articles qui traitent de la crise économique, mais ça ne me parle pas, ça ne me dit rien : ça se passerait sur Mars ou Pluton, ça me ferait le même effet.

Il est évident qu'avec un tel état d'esprit, je ne peux pas continuer à m'intéresser aux blogs qui ne parlent que de cette catégorie de choses, c'est à dire de politique au sens large, compris comme l'organisation de la cité. Je publie ces remarques en imaginant qu'il y a quelques personnes qui se demandent encore pourquoi Cloudy Days reste inactif. Je sais que dans les semaines qui vont suivre, à l'instar des deux ou trois années précédentes, l'activité sur la franco-sphère va redoubler, et puis, avec l'arrivée de l'été et des vacances scolaires, presque tous les blogs seront laissés de côté, à l'abandon. Pourtant, je ne pense pas participer à ce rush de fin de printemps, je crois que le blogging, considéré sous l'aspect d'un échange régulier de points de vue, ne sera pas, pour moi, à l'ordre du jour avant l'automne prochain. Et l'automne prochain, c'est encore loin.

Pour l'instant, Cloudy Days reste fermé aux commentaires.

Wednesday, April 22, 2009

Ralentissement

Je vais être obligé de laisser de côté Cloudy Days. Dès la fin de la semaine, pendant une période qui devrait durer environ un mois et peut-être même un peu plus longtemps, je n'aurais que très peu de temps à consacrer à la bloggosphere. C'est donc, pour moi, le moment de ralentir le rythme des publications. Ceci allégera probablement l'atmosphère dans l'environnement virtuel immédiat de ce blog. Vous aurez moins de remarques désobligeantes à contourner en surfant sur La Toile. Mais ne vous réjouissez pas trop vite quand même, parce que j'ai remarqué que chaque fois que j'ai tenté de m'éloigner de la bloggosphere, une sorte de maléfice m'a poussé à produire et publier encore plus de texte qu'auparavant. C'est tout ce que j'ai à dire pour cette nuit. Je compléterai cette annonce demain. Faites de beaux rêves.

Sunday, April 12, 2009

Médiocrité

Les blogs ne font que refléter la culture d'une société donnée. Rien de pire ou de meilleur n'est produit sur le Net que ce que les individus produisent au quotidien, pour leur travail ou leurs loisirs. Bien que toute la société ne soit pas représentée sur la Toile, les blogs et les sites personnels donnent tout de même une idée assez précise de l'état d'esprit collectif.

On sait que la société française est une société dans laquelle prime l'idée de hiérarchie. C'est certainement pour cette raison que l'on retrouve si fréquemment des bloggers qui tentent de se démarquer de la masse en affichant des performances, telle que le nombre de visiteurs, pensant prouver par là qu'ils seraient meilleurs que ceux qui cumulent moins de visites mensuelles ou annuelles. Mais ils ne prennent pas en compte que, pour établir une hiérarchie sur le critère de la fréquentation, il faut nécessairement produire le blog le plus médiocre possible. Et, ceci, indépendamment des moyens techniques qui permettent d'améliorer le classement opéré par les moteurs de recherches - des techniques que tout bon webmaster connaît.

Car, mis à part l'aspect mécanique du référencement, il ne faut pas perdre de vue que, pour avoir le plus de chance de se retrouver en haut de l'échelle, il faut avant tout séduire le lecteur. Les médias audiovisuels ont su établir les meilleures recettes pour capter le maximum de spectateurs. Les bloggers doivent appliquer le même genre de stratégies pour faire augmenter leur lectorat. C'est à dire faire, par analogie, du TF1 ou du M6TV plutôt que du ArteTV. Je sais par expérience que, par exemple, l'emploi du terme "analogie", que je viens d'écrire à l'instant, coûte un certain nombre de points dans la course à l'audience. Ne parlons même pas de la longueur de mes billets : écrire plus de 100 mots à la suite équivaut à se tirer une balle dans le bras - on n'a pas besoin de pieds pour blogguer.

Croire que les blogs, dans leur ensemble, permettent de faire grimper le niveau culturel d'une population quelconque est une idée digne de Karl Marx qui imaginait que la conscience de classe passait par l'amélioration des accès aux savoirs. Ce qui s'est avéré complètement faux. La conscience de classe n'était réalisable que sur la base du ressentiment des ouvriers face à la bourgeoisie. La conscience de classe du blogger ne peut se fonder que sur le mépris ou la haine de la culture savante, lettrée.

Je reviendrai probablement sur ce dernier point qui concerne ce qui est le mieux partagé par la population française : le ressentiment.

Thursday, April 9, 2009

Citoyens en série

Je viens de recevoir un mail, une invitation de La Fondation pour l'innovation politique, sur lequel on peut lire le texte suivant :
Les blogueurs ont fait une entrée aussi soudaine que fracassante dans l'espace public démocratique. La blogosphere recouvre une variété très hétérogène de lieux d'expression et de débat. Qu'ils soient rédigés par des novices, par des amateurs ou par des «professionnels», les blogs bousculent la sphère publique traditionnelle : les médias, dont ils sont complémentaires et parfois concurrents; le monde politique qui voit en eux de possibles «influenceurs».
Cette déclaration sous-entend que les bloggers seraient à l'origine d'un débat politique diversifié, où s'affronteraient des conceptions multiples, susceptibles d'enrichir la pensée publique, le dialogue politique.

Mais qui peut croire à de pareilles conneries ? Il faut une sacrée dose d'auto-suggestion pour en arriver à écrire de telles absurdités. En quoi la sphère publique traditionnelle serait-elle bousculée puisque les bloggers ne font que se ranger par affinités ? Une fois qu'ils ont été répertoriés sous une étiquette, c'est à dire, une fois qu'ils se sont rangés d'eux-mêmes dans un courant politique, ils n'auront de cesse que de renforcer la doxa. La doxa, pour ceux qui ignoreraient qu'ils en abusent sans le savoir, est le discours lié aux représentations communes, fait de paroles de "bon sens", donc de préjugés infondés et de stéréotypes moisis.

La bloggosphere est un espace de contrôle de la pensée. On vient d'en avoir un exemple avec la récente histoire R.O., chacun contrôlant l'autre pour éliminer tout ce qui serait déviant par rapport au discours autorisé, ce dogme qui fige toute réflexion et restreint la liberté de penser. Le blogger doit s'interdire d'exprimer quoique ce soit qui pourrait désagréger la masse que représente sa blogroll. Une meute défensive se crée automatiquement dès qu'il y a un risque que soit remis en cause le courant de pensée dominant.

Le monde politique n'a pas tort de voir parmi les membres de ces meutes de possibles "influenceurs", mais certainement pas dans le sens d'une politique nouvelle et audacieuse. Bien au contraire, tout concorde pour faire du blogger sous influence un normopathe apathique, qui, bien sûr, se pensera hautement inventif et même parfois subversif, mais tout aussi inventif et subversif que son voisin de blogroll. Car, tous expriment, à la virgule près, un discours pré-formaté qui rassure le normopathe. Aussi, ce dernier le répète inlassablement, sachant que cela renforce son intégration au sein du groupe, ce qu'il perçoit, bien sûr, comme quelque chose de valorisant. C'est donc la répétition du "même" dans les limites du courant politique imparti. Rien de plus !

Internet ou la machine à fabriquer rapidement des bourrins en grande série. On appelle ça des citoyens. Pauvres types, c'est pathétique !

Wednesday, April 8, 2009

LHC est un produit frelaté

Petit conseil aux administrateurs de LHC :

Il faudrait juste penser à retirer "Humaniste" de votre réseau et ça serait parfait, surtout moins hypocrite. Mais, je suppose que vous ne savez pas trop ce que recouvre ce terme et c'est normal parce que, de nos jours, cet idéal philosophique devenu religion, ne veut plus dire grand chose.

Pensez aussi à retirer Liberté, parce que pour des types qui refusent à d'autres le port de signes distinctifs religieux, ça ne colle pas non plus.

Reste... Critique. Encore une chose que vous avez du mal à supporter quand elle est négative, c'est à dire quand on vous met face à vos contradictions et que certains de vos petits raisonnements fallacieux s'écroulent d'eux-mêmes.

Je pense que cette crise devrait vous amener à complètement changer d'optique, parce que LHC c'est juste un acronyme bien dans l'air du temps pour faire de la bonne pub, mais de la pub, en grande partie, mensongère.

LHC est un produit frelaté.

Tuesday, April 7, 2009

Criticus trépasse

Les moutons bêlent, la caravane passe et... Criticus trépasse :
L'Hérétique
1 hour ago
@ Rubin
Roman quitte le comité directeur de LHC. LOmiG quitte R.O. Ça réagit également.
J'ai demandé à LOmiG d'élargir désormais le comité directeur de LHC.
Je pense qu'il y a eu du nettoyage. Roman a également viré (pas assez) plusieurs blogs d'extrême-droite qui avaient rejoint R.O.

Monday, April 6, 2009

Occidental Forces of the Interior

roy lichtenstein
Les fiers résistants veillent sur la bloggo-civilisation.

Friday, March 27, 2009

Nonversation

Une conversation totalement inutile, au cours de laquelle rien n'est éclairé, expliqué ou précisé. Se produit généralement lors de fêtes, dans des bars ou lors d'autres événements de ce genre, alors qu'il est presque impossible d'avoir une conversation.
Patrick: Quel gaspillage de temps que d'être obligé de parler de bloggin'.
Martine: Je sais, à chaque fois que je fais, c'est comme une nonversation.

Saturday, March 21, 2009

Liens

Tous ceux qui sont passés dans le coin ces derniers jours auront ont pu constater, à la lecture de Cloudy Days, que je ne ménageais pas les bloggers, et, de façon plus générale, les Français. Évidemment, dénoncer les travers des bloggers est une activité qui ne peut pas connaître la crise. Dans l'ensemble, les gens qui produisent des posts sont tellement bêtes et tellement satisfaits d'eux-mêmes que leur mettre le nez dans leur propre merde est un véritable jeu d'enfant. C'est tellement facile que ça ne demande pas qu'on s'y intéresse très longtemps. Je ne vais donc pas y consacrer ma vie. C'est sans importance.

Pourtant, je sais que la plupart des lecteurs prend le bloggin' au sérieux et que la majorité ne supporte pas qu'on dise des choses négatives à ce sujet. Je suis certain de me faire un bon nombre d'ennemis parmi ceux qui pratiquent ou qui accordent de l'importance aux blogs. Aussi, je supprime, dans ma blogroll, tous les liens qui rattachent Cloudy Days à d'autres blogs, afin que les auteurs de ces derniers ne soient pas associés, contre leur gré, à ma mauvaise réputation.

Si certains d'entre vous, pour n'importe quel motif, souhaitent retrouver une place dans la blogroll de C.D., ils n'ont qu'à me le faire savoir, et le lien sera rétabli.

Conditionnés

Depuis l'accrochage avec Criticus, certains répondent du bout des lèvres et d'autres, les plus cons, ignorent carrément mes commentaires.

La franco-bloggosphère est un univers peuplé, en majorité, de fils de putes pour qui seuls les rapports de pouvoir comptent. Aussi, ils hiérarchisent leurs relations en fonction de la seule pratique reconnue et valorisée dans cette société de merde : le léchage intensif de culs, sport national n°1, car, en temps de paix, la délation passe au second rang.

Je suis toujours poli a priori, aussi bien sur la bloggosphere que dans la vie au quotidien. Et c'est justement parce que je suis toujours poli, considérant que c'est très facile de l'être, que je n'admets pas que les autres ne le soient pas. Alors, quand ils ne le sont pas, je le leur fais remarquer.

C'est à mettre sur le même plan que mon intolérance à la xénophobie. Cette crainte conduit au rejet de l'autre parce que c'est plus facile de le repousser que de se poser quelques questions afin de trouver des réponses pour un minimum d'intercompréhension. Je trouve que le rejet de l'autre sur des préjugés trop ethnocentrés est injuste. De plus, je ne tolère pas l'idée qu'un bas de plafond puisse tenter d'enculer l'autre contre son gré simplement parce qu'il croit que les circonstances, le contexte, la situation lui donnent la possibilité de le faire sachant qu'un étranger est rarement en position de force. D'ailleurs quand l'étranger est en position dominante, on le sait, le Français préfère alors la collaboration.

C'est sur des rapports de force permanents que se jouent les interrelations entre bloggers qui reproduisent les comportements sociaux ordinaires, alors qu'ils pourraient changer ces manières de faire, ne serait-ce que parce qu'ils interagissent en différé et à distance grâce à la médiation d'un PC. Cette médiation leur offre l'opportunité d'adopter une attitude moins conditionnée par les contraintes de la vie en groupe et de la vie professionnelle où l'on choisit rarement toutes ses fréquentations.

Alors, pourquoi ne pas essayer d'avoir des relations construites sur la base d'échanges plus libres et moins intéressés ?

Thursday, March 19, 2009

Ostracisme

OSTRACISME, subst. masc. :

- Antiq. Gr. Bannissement d'une durée de dix ans prononcé à la suite d'un jugement du peuple, dans certaines cités grecques et en particulier à Athènes, à l'encontre d'un citoyen devenu suspect par sa puissance, son ambition.

- P. ext. Décision de mettre ou de tenir à l'écart d'une société, d'une collectivité par des mesures discriminatoires. Synon. fam. mise en quarantaine.
Presque personne à l'université ne parlait à Drabkin, en dehors de ses coreligionnaires (...). Mais là était le plus surprenant. Drabkin ne souffrait aucunement de l'ostracisme dont il était l'objet.
Julien Green, Journal, 1936, pp.51-52

Wednesday, March 18, 2009

Concon du clavier

Quand on est un blogger manquant cruellement de culture générale, mais parce qu'on ne fait pas trop de fautes d'orthographe, on peut gribouiller du Sarkozy à toutes les sauces. Si, de plus, on manque aussi d'imagination, la vie du président de la République n'est pas difficile à suivre : elle s'étale à la une de tous les journaux, et apporte son lot quotidien de ragots. Contrairement au ramollo qui le précédait, le prez est actif : tous les jours l'AFP a quelque chose de plus ou moins important à raconter. Aussi, le blogger anti-Sarko, celui qui avait misé sa chemise sur la pintade Royal, n'a plus qu'à baver sur son clavier. Il n'a qu'à laisser s'épancher sa bile, il doit communiquer son inconsolabilitude, y mettre toutes ses aigreurs. C'est ce qui le fera passer pour une héros, lui le pauvre type qui, à plus de 50 ans, n'a toujours pas les moyens de se payer une Rolex. Il suffira ensuite de s'associer à un informaticien raté, un cancre comme Jegun, pour apprendre à faire des liens HTML et à eux les sommets du Wikio !