Les feuilles tombent, tombent comme des lointains
comme si aux cieux dans des jardins éloignés,
tout flétrissait
elles tombent en gestes de refus.
Et dans les nuits la lourde terre tombe
depuis toutes les étoiles dans la solitude.
Nous tous nous tombons. Cette main là tombe
et vois les autres aussi : cela est en elles toutes
et pourtant il est quelqu’un, qui retient toute cette chute
dans ses mains avec une douceur infinie.
Rainer Maria Rilke, 11.9.1902, Paris
Tuesday, September 22, 2009
Automne
Wednesday, September 2, 2009
Happy 10th birthday, Blogger

Bon anniversaire Blogger ! Tu as 10 ans cette année. Tu fais partie de ma vie depuis 2004. J'ai passé de bon moments grâce à toi. Je te souhaite un avenir radieux.
Sunday, August 16, 2009
Perdre son temps
Je reparle de FriendFeed parce que j'ai passé un long moment, dans la journée, à mettre les choses au point, sur le feed de Sebayoun, qui, je crois, va plutôt dans mon sens.
Il y a des gens qui ne sont en ligne que dans le but d'avoir de simples échanges de parole à un niveau de conversation totalement superficiel. Ils se contentent de rester dans un mode d'interaction purement phatique. On sent bien que le Web, pour eux, ne représente qu'un outil à produire de l'illusion, comme celle d'être une personne populaire, aimée et admirée de tous. Évidemment, c'est une illusion qu'il vaut mieux les laisser entretenir, parce qu'on devine chez ces individus, qu'ils se sont identifiés à des personnages "célèbres" selon les critères de Paris Match.
Mais, en réalité, tout indique que quelque chose ne tourne pas rond dans leur misérable vie ordinaire. Pour en avoir une idée, il n'y a qu'à constater comment ils s'excitent contre le voile islamique, et ceci depuis vingt ans, alors que le fait que, tous les trois jours, une femme trouve la mort suite à des violences conjugales, les laisse de marbre.
Pour toutes ces raisons, je ne passe pas beaucoup de temps en leur compagnie et je considère que dans la plupart des cas, avoir une discussion avec ces individus, c'est perdre son temps. Au mieux, ce type d'échange peut être considéré comme un simple exercice de rhétorique, ce qui peut être parfois plaisant, comme une séance de blabla au Café du Commerce qui ne s'éternise pas trop, le temps d'avaler un verre de Coca-Cola. Des exercices qui doivent se faire occasionnellement, sous peine de devenir très fastidieux.
Il y a des gens qui ne sont en ligne que dans le but d'avoir de simples échanges de parole à un niveau de conversation totalement superficiel. Ils se contentent de rester dans un mode d'interaction purement phatique. On sent bien que le Web, pour eux, ne représente qu'un outil à produire de l'illusion, comme celle d'être une personne populaire, aimée et admirée de tous. Évidemment, c'est une illusion qu'il vaut mieux les laisser entretenir, parce qu'on devine chez ces individus, qu'ils se sont identifiés à des personnages "célèbres" selon les critères de Paris Match.
Mais, en réalité, tout indique que quelque chose ne tourne pas rond dans leur misérable vie ordinaire. Pour en avoir une idée, il n'y a qu'à constater comment ils s'excitent contre le voile islamique, et ceci depuis vingt ans, alors que le fait que, tous les trois jours, une femme trouve la mort suite à des violences conjugales, les laisse de marbre.
Pour toutes ces raisons, je ne passe pas beaucoup de temps en leur compagnie et je considère que dans la plupart des cas, avoir une discussion avec ces individus, c'est perdre son temps. Au mieux, ce type d'échange peut être considéré comme un simple exercice de rhétorique, ce qui peut être parfois plaisant, comme une séance de blabla au Café du Commerce qui ne s'éternise pas trop, le temps d'avaler un verre de Coca-Cola. Des exercices qui doivent se faire occasionnellement, sous peine de devenir très fastidieux.
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Sunday, August 2, 2009
FriendLamb
Je me suis rappelé de la vague qui a soulevé la franco-sphère à la fin du mois dernier. Un mot revenait partout inlassablement : FriendFeed. Par curiosité je suis allé à la recherche du dernier hashtag concernant ce "real-time feed aggregator". Je n'ai retenu que les messages francophones. Lorsque j'ai lancé la recherche, vers 15:30 heures, @fbrahimi venait d'en parler.
Mais, plus en amont, il n'était fait mention de FriendFeed sur Twitter qu'une seule fois, par @nicolasvoisin, quatre jours plus tôt.
Le vent de folie, qui s'est emparé des comiques composant le microcosme français du Web, n'a donc soufflé que quelques jours. Après s'être jeté sur cet agrégateur pour s'y inscrire, le troupeau doit maintenant être occupé à autre chose. En tout cas, il n'est plus question de cette affaire.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
P.S. Il n'y a même pas un article sur FriendFeed dans la section francophone du Wikipedia.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
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Tuesday, July 28, 2009
L'injustice
On raconte qu’un jour le roi Anoushirvân le Juste était à la chasse. On voulut apprêter le gibier qu’il avait pris, le sel manquait.Saadi, Golestân
Le roi ordonna à son régisseur d’en acheter dans le plus proche village et précisa : "Achète au prix ordinaire pour qu’il ne devienne pas coutume de l’acheter moins cher."
Le régisseur demanda : "Et si on achetait moins cher, que se passerait-il ?"
Le roi répondit : "L’injustice avait des bases frêles. Chaque nouveau venu y ajouta quelque chose pour qu’elle ait aujourd’hui cette respectable dimension."
Si le roi cueille une pomme du verger de son sujet
Ses esclaves déracineront le pommier.
Friday, July 24, 2009
Les chiens
Je me suis rapidement amusé à démontrer aux semis-crétins - les crétins authentiques ne suivraient pas - de la franco-sphère les contradictions dans lesquelles ils sont plongées. Alors, ils sont en colère et tentent de me faire passer pour un troll ou je ne sais quoi. Ce n'est pas la première fois que cette situation se produit. Faire passer quelqu'un avec qui ils ne sont pas d'accord pour un troll, pour eux c'est un réflexe : c'est comme d'aller se plaindre à la Kommandantur. Ils font ça parce que les critiques, surtout quand elles sont fondées, ça casse l'ambiance léchouilles entre bisounours de bonne famille dans laquelle ces bourrins se complaisent. Pauvres malades normopathes qui vivent dans un monde où tout doit être prévisible et délicatement maîtrisé, comme on pianote d'un doigt léger sur son iPhone.
Pourtant, on sent que sous cette surface policée, règne l'aigreur, l'envie, les petits calculs mesquins, le ressentiment quotidien, la crainte des lendemains... ça pue ! On voit bien qu'entre la France de Céline et la France qui en chie pour aborder le IIIème millénaire, il n'y a pas grande différence. J'avais passé quelques temps sans trop faire attention à cette engeance et j'aurais du continuer. C'est la seule manière de vivre tranquille dans ce pays, que ce soit au quotidien ou sur la Toile. Il faut ignorer la masse, la laisser vivre comme elle l'entend, surtout quand on a lu Canetti et qu'on connaît les mécanismes qui agitent les meutes, puis les foules...
Pourtant, on sent que sous cette surface policée, règne l'aigreur, l'envie, les petits calculs mesquins, le ressentiment quotidien, la crainte des lendemains... ça pue ! On voit bien qu'entre la France de Céline et la France qui en chie pour aborder le IIIème millénaire, il n'y a pas grande différence. J'avais passé quelques temps sans trop faire attention à cette engeance et j'aurais du continuer. C'est la seule manière de vivre tranquille dans ce pays, que ce soit au quotidien ou sur la Toile. Il faut ignorer la masse, la laisser vivre comme elle l'entend, surtout quand on a lu Canetti et qu'on connaît les mécanismes qui agitent les meutes, puis les foules...
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Wednesday, July 22, 2009
Pinderland !
Je ne sais pas qui sont ces individus qui passent beaucoup de leur temps sur les réseaux sociaux. Je ne communique que très peu avec eux et je ne m'en tiens qu'à ce qu'ils me disent. Je ne cherche pas à en savoir plus sur leur véritable identité.
C'est surtout le cas des gens que je croise sur Twitter : je ne m'intéresse que très rarement à l'environnement - sites, wiki, blogs, microblogs, social networks - externe aux messages qu'ils donnent à lire. D'ailleurs, il semble que beaucoup n'ont que Twitter pour répandre leur logorrhée. J'en parle plus en détails sur "Twitterland".
Je voulais surtout dire que je suis surpris par la naïveté de certains qui avouent ne pas lire ce qu'ils vous recommandent pourtant de lire, en faisant des dizaines de TinyURL par jours sur leurs comptes Twitter. C'est le cas de La Ligne qui a inscrit en intro sur Friendfeed : "Les bookmarks sont ici en bloc-notes, pas en recommandation. Bon ou mauvais, trop tôt pour le dire dans bien des cas: souvent, je n'en ai lu que titre ou résumé." Ces types n'ont honte de rien, et pire, ils n'ont même pas conscience de faire n'importe quoi, quelque chose qui n'a aucun sens.
La vie en ligne s'apparente à la vie d'un animal de cirque : Pinderland !
C'est surtout le cas des gens que je croise sur Twitter : je ne m'intéresse que très rarement à l'environnement - sites, wiki, blogs, microblogs, social networks - externe aux messages qu'ils donnent à lire. D'ailleurs, il semble que beaucoup n'ont que Twitter pour répandre leur logorrhée. J'en parle plus en détails sur "Twitterland".
Je voulais surtout dire que je suis surpris par la naïveté de certains qui avouent ne pas lire ce qu'ils vous recommandent pourtant de lire, en faisant des dizaines de TinyURL par jours sur leurs comptes Twitter. C'est le cas de La Ligne qui a inscrit en intro sur Friendfeed : "Les bookmarks sont ici en bloc-notes, pas en recommandation. Bon ou mauvais, trop tôt pour le dire dans bien des cas: souvent, je n'en ai lu que titre ou résumé." Ces types n'ont honte de rien, et pire, ils n'ont même pas conscience de faire n'importe quoi, quelque chose qui n'a aucun sens.
La vie en ligne s'apparente à la vie d'un animal de cirque : Pinderland !
Jeudi 23/07/2009 - 11:24
Mettre en cause La Ligne sans lui donner la possibilité de se défendre sous ce billet - les commentaires sont fermés -, c'est commettre une injustice que je vais essayer de réparer en publiant le commentaire qu'il a fait sur Friendfeed :
Mettre en cause La Ligne sans lui donner la possibilité de se défendre sous ce billet - les commentaires sont fermés -, c'est commettre une injustice que je vais essayer de réparer en publiant le commentaire qu'il a fait sur Friendfeed :
Ce flux était est une sélection de choses "mises de côté", faite à partir de GReader, et qui était hélas visible sur FriendFeed (je l'ai supprimée ce soir). Elle n'avait pas même vocation à être publiée, puisque mon flux Friendfeed était initialement privé. Je connais mal FriendFeed, et je réalise avec ton post (http://u.nu/3qpm) que tous ces liens pouvaient apparaître pour des pseudo préconisations, alors qu'il s'agissait de mon bloc-notes personnel. Je précise tout de même que contrairement à ce que tu as dit sur ton blog, les liens que je poste sur Twitter sont de vraies recommandations, pas un vague bloc-notes. Ceux qui me suivent sur Twitter le savent. Pour ceux qui s'interrogent sur ce que je fais là, je suis dispo. Ceci dit, au fond, je comprends ta réaction. Je déteste au moins autant que toi les bavards qui déversent leur logorrhée sur les réseaux sociaux. Cette mésaventure m'apprendra à utiliser FriendFeed avant de savoir m'en servir correctement. Comme je le disais hier à quelqu'un ici, j'ai l'habitude d'être réservé, réfléchi, surtout sur Twitter. J'espère avoir éclairci cet énorme malentendu. On fait la paix? - La Ligne
Tuesday, July 21, 2009
Carla Bruni, the first Diva
C'est mon vieil ami Evret qui m'a signalé par le biais de Twitter un article du Times "Carla Bruni performs at Nelson Mandela birthday concert" qui va exactement dans le sens du billet précédent : la crainte de me payer une honte planétaire était bien fondée.
Pour le Times, la prestation de Carla Bruni-Sarkozy, lors du 91e anniversaire de Nelson Mandela à New York, n'avait rien d'inoubliable. Le journal britannique juge lundi 20 juillet l'interprétation de la Première dame "figée", "comme son visage"'. Sa voix est comparée à "une conversation d'oreiller". "Carla Bruni est peut-être la Première dame de France, mais elle n'a aucune chance de devenir une grande diva", est-il écrit.
Le journal trouve malvenu le choix de la chanson "Blowin' in the Wind", hymne contestataire des années 60, alors que Carla Bruni-Sarkozy est mariée à un président conservateur et que sa riche famille a fui les Brigades rouges en Italie lorsqu'elle était enfant. La chanteuse a également interprété son titre-phare "Quelqu'un m'a dit" lors de la soirée.
Le journal critique également le départ précipité des époux Sarkozy, qui ont raté la chanson finale en l'honneur de Nelson Mandela ,"Happy Birthday", interprétée par Stevie Wonder, entouré de tous les participants à l'événement.
Le journal trouve malvenu le choix de la chanson "Blowin' in the Wind", hymne contestataire des années 60, alors que Carla Bruni-Sarkozy est mariée à un président conservateur et que sa riche famille a fui les Brigades rouges en Italie lorsqu'elle était enfant. La chanteuse a également interprété son titre-phare "Quelqu'un m'a dit" lors de la soirée.
Le journal critique également le départ précipité des époux Sarkozy, qui ont raté la chanson finale en l'honneur de Nelson Mandela ,"Happy Birthday", interprétée par Stevie Wonder, entouré de tous les participants à l'événement.
Sunday, July 19, 2009
La honte
Monté pour la pesée sur la balance du chef d'Etat le plus grotesque du monde, Sarkozy, seul, ne faisait pas le poids face à son homologue italien. Il nous fallait Carla Bruni. Nos cousins italiens, qui ont placé l'immense clown Berlusconi à la tête de leur république, se sont montrés solidaires avec la France : ils nous ont gentiment refilés une de leurs plus belles pintades, caressant secrètement l'espoir de ne pas rester, au regard de l'Histoire, le peuple le plus ridicule de tous les temps.
Hier, lors du concert caritatif donné pour les 91 ans de Nelson Mandela à New York, la première dame de France a chanté "Quelqu'un m'a dit", qu'elle a qualifié de "petite chanson française, pas très bien pour danser, mais très bien pour rêver". Dans la salle, Nicolas Sarkozy n'a pas caché son admiration.
Et moi, je me demande où est-ce que je vais bien pouvoir aller cacher ma honte ? Celle d'avoir hérité d'une nationalité pareille. Qu'ai-je fait pour mériter d'être représenté sur la scène internationale par deux cloches de cet acabit, un couple de parvenus ayant aussi mauvais goût ?
Hier, lors du concert caritatif donné pour les 91 ans de Nelson Mandela à New York, la première dame de France a chanté "Quelqu'un m'a dit", qu'elle a qualifié de "petite chanson française, pas très bien pour danser, mais très bien pour rêver". Dans la salle, Nicolas Sarkozy n'a pas caché son admiration.
Et moi, je me demande où est-ce que je vais bien pouvoir aller cacher ma honte ? Celle d'avoir hérité d'une nationalité pareille. Qu'ai-je fait pour mériter d'être représenté sur la scène internationale par deux cloches de cet acabit, un couple de parvenus ayant aussi mauvais goût ?
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