Sunday, February 27, 2011

Le sage se retire dans le sanctuaire de son silence

XLIII. Parler comme le vulgaire, mais penser comme les sages.
Vouloir aller contre le courant, c’est une chose où il est aussi impossible de réussir qu’il est aisé de s’exposer au danger ; il n’y a qu’un Socrate qui le pût entreprendre. La contradiction passe pour une offense, parce que c’est condamner le jugement d’autrui. Les mécontents se multiplient, tantôt à cause de la chose que l’on censure, tantôt à cause des partisans qu’elle avait. La vérité est connue de très peu de gens, les fausses opinions sont reçues de tout le reste du monde. Il ne faut pas juger d’un sage par les choses qu’il dit, attendu qu’alors il ne parle que par emprunt, c’est-à-dire par la voix commune, quoique son sentiment démente cette voix. Le sage évite autant d’être contredit que de contredire. Plus son jugement le porte à la censure, et plus il se garde de la publier. L’opinion est libre, elle ne peut ni ne doit être violentée. Le sage se retire dans le sanctuaire de son silence ; et, s’il se communique quelquefois, ce n’est qu’à peu de gens, et toujours à d’autres sages.

Baltasar Gracián, L'Homme de Cour

Sunday, February 13, 2011

Honey

Juliana Beasley - Honey

Thursday, February 3, 2011

Le cirque est fini

Je n'avais pas ouvert ce blog depuis des mois. Il fallait que je n'ai vraiment rien de mieux à faire, pour jeter un oeil sur Cloudy Days. Ce fut le cas il y a à peine 1O minutes, maintenant. A la lecture du post qui précède, je me suis demandé à quel rang du classement Wikio ce blog était encore tombé, combien de places avait-il perdu depuis la dernière consultation effectuée en Août 2010 ? Je n'ai pas pu obtenir de réponse : "Nous sommes désolés mais nous n'avons pas trouvé de blog correspondant à votre requête. Il semble que "Cloudy Days" ne soit pas encore référencé sur Wikio. Si vous souhaitez nous soumettre ce blog pour qu'il soit indexé, cliquez ici." J'ai supposé que Wikio ne référence plus les blogs qui ne sont pas alimentés pendant un certain laps de temps. C'est très bien ainsi. Cloudy Days a largement passé l'âge des petites et vaines rivalités qui se livrent à coups de poignard dans le dos pour gagner des échelons sur le site Wikio. C'était le seul de mes blogs inscrit pour figurer sous le chapiteau bariolé de ce cirque et il était temps qu'il en sorte enfin.

Sunday, August 22, 2010

Après une grande victoire

Wikio | Classement général

Ce qu'il y a de mieux dans une grande victoire c'est qu'elle ôte au vainqueur la crainte d'une grande défaite. "Pourquoi", se disait-il, "ne pas être vaincu une fois moi aussi ? Je suis maintenant assez riche pour cela."
Nietzsche, Le gai savoir, § 163

Thursday, August 19, 2010

Automatic spam detection

Je découvre un message de Blogger au sommet de la dashboard : "We have enabled automatic spam detection for comments on some blogs. You should occasionally check the comments in your spam inbox." Bonne initiative.

Monday, August 16, 2010

Sur l'autre versant de la montagne

Objectivement, pour avoir encore une chance de capter l'attention de quelques lecteurs susceptibles de commenter, de temps en temps, des posts publiés sur le Web via Blogger, il faudrait que je me contente d'écrire sur Cloudy Days. Car, bien que ce blog soit à l'abandon depuis des lustres, Feedburner recense encore 218 subscribers. Bien entendu, ces derniers n'ouvrent que très rarement l'une des pages contenues dans les archives de Cloudy Days. Ce qui est tout à fait logique, puisque rien n'est fait pour encourager sa lecture. Il reste que chaque nouvelle publication sur ce blog interpelle directement quelques 200 personnes. Un chiffre faramineux en comparaison des 4 subscribers que comptent SCH 2009. Pourtant, j'ai l'intention de poursuivre la publication de billets non pas, ici, sur ce blog, mais sur SCH 2009. A mes yeux, Cloudy Days ne représente plus qu'un site lié au passé, une sorte d'antiquité dont la lecture me donne l'impression de régresser vers une époque où le terme "geek" ne faisait pas parti du vocabulaire d'une majorité de crétins qui, pour peu qu'ils aient ouvert un compte Twitter, s'affublent de ce ridicule qualificatif. Ce blog avait atteint son apogée en décembre 2007, date à laquelle je l'ai écrasé, tout comme d'autres blogs débutés avant lui, dont Scheiro'blog crée en juin 2004, premier de mes blogs sur Blogger. J'aurai du m'en tenir là, mais je n'ai pas résisté au désir de réanimer Cloudy Days le 24 février 2008, malgré la prise de conscience de nombreux inconvénients liés à cette activité, telle que l'exacerbation du narcissisme :
Quand on l'observe sous l'angle identitaire, on se rend compte que le blog est un outil de torture terrible. Tous les bloggers le savent, même si certains cherchent à le nier : blogguer sérieusement, sur une durée relativement longue, oblige à s'interroger constamment sur son identité. C'est le miroir le plus implacable que le XXème siècle finissant ait pu inventer.
Aujourd'hui, je ne suis plus dans la même état d'esprit et je suppose que les bloggers, qui écrivaient à cette époque et qui poursuivent encore aujourd'hui ce type de passe-temps, ont, eux aussi, changé de point de vue sur ce moyen d'expression publique. Je serais bien en peine, ce soir, ce donner une réponse précise à la question qui me demanderait : "Pourquoi perds-tu ton temps à répandre tes humeurs, souvent mauvaises, sur la toile ?" J'ai plusieurs hypothèses, mais aucune d'entre elles ne me semble apporter une réponse vraiment satisfaisante. Je ne peux pas décrire le sentiment qui me pousse à blogguer. Je ne peux non plus me représenter la bloggosphere sous sa forme actuelle. C'est à mes yeux un territoire noyé sous un épais brouillard, un espace dans lequel je ne circule pas souvent parce qu'il n'a plus que très peu d'intérêt pour moi Malgré tout, je persiste à dérouler sur la Toile les rubans de billets hétéroclites qui composent mes blog. Peu importe si cela n'a pas beaucoup de sens. Je crois que, comme d'habitude, je ne sais pas où je vais, mais ça ne m'empêche nullement de m'y rendre. Cheminer, louvoyer, me traîner, suivre inlassablement les pistes de ma destinée, dans le but de rencontrer ce qui m'attend plus loin, derrière la ligne d'horizon, me semble être la seule raison profonde qui me force à avancer. C'est pour ça que, de nouveau, je me relance sur la pente, de l'autre côté de la montagne, c'est à dire sur SCH 2009.

Friday, August 6, 2010

Les mystères de la bloggosphere

Des comptabilités nouvelles. Lorsqu'un internaute se connecte à un site, son ordinateur envoie une demande d'information à l'ordinateur qui héberge le site, ou serveur. Jamais l’opinion de ceux à qui l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. Jamais jusqu'alors nous n'avions disposé d'une telle quantité de données scientifiques. Honte à la France qui l’ignore. J'ai dit bêtise ? Fumisterie, merdier, naufrage, uniformisation, ennui auraient tout aussi bien pu convenir. J’avais d’abord fait un classement arbitraire, rapprochant les mêmes sujets les uns des autres ; puis il m’a semblé qu’une certaine monotonie se dégageait d’un assemblage ainsi compris, et j’en suis arrivée à un mélange absolu en gardant pourtant presque toujours l’ordre chronologique. Ce même jour, dans la matinée, les congressistes avaient pu découvrir le dernier numéro de la revue britannique The Lancet, qui fait autorité dans le monde médical. L'essentiel de la revue porte sur une cure de Lucia à Londres.

Même si les études sur le sujet ne sont encore qu’à l’état d’ébauche, on possède des données significatives permettant de penser qu’il peut y avoir un lien entre l’alexithymie et les maladies en général, qu’elles soient physiques, réputées psychosomatiques ou psychologiques. Depuis, tout s’accélère pour ce marché. Donnez le pouvoir aux clients et ils le prendront. La marchandise ne peut plus être critiquée par personne : ni en tant que système général, ni même en tant que cette pacotille déterminée qu’il aura convenu aux chefs d’entreprises de mettre pour l’instant sur le marché. Ici, ni cirque ni voltige ; seule la complicité silencieuse entre la vraie nature de l'homme et ses compagnons de fortune prévaut. Ainsi, une mise en perspective historique et philosophique pourrait nous éclairer sur les arcanes de cette polémique. Les partis qui, à tour de rôle, luttaient pour la suprématie, voyaient dans la prise de possession de cet édifice énorme la proie principale du vainqueur qui ne prend pas la nuit des décisions qu’il veut exécuter dans la journée, mais décide le jour et exécute la nuit. Comment comprendre cette trajectoire et qu'elle se soit brisée si vite ? On ne s’étonne plus d’un tel déclin. Une telle remarque n’est pas neutre, innocemment philosophique, logique ou spéculative. Ces couleurs se délivrent du devoir de sobriété. J'ai relayé l'information sur tous les sites de soutien à leur cause pour qu'elles soient au courant de ma démarche.

Et, ma démarche, dans le cas présent, a consisté à copier des phrases sur une quinzaine de textes, de James Joyce à Guy Debord, en passant par divers articles journalistiques, pour les copier sur cette page. Alors, si vous avez poursuivi la lecture jusqu'ici : bravo ! Je vous admire pour tant de persévérance, parce que jamais je n'aurais tenu plus de dix lignes ! D'autant plus, qu'à la lecture des blogs et même de la presse, j'ai trop souvent fait l'expérience d'un charabia comparable, mais engendré involontairement par des auteurs qui prennent leurs billets au sérieux. Le pire, c'est qu'ils trouvent des lecteurs pour répondre à leurs délires de façon toute aussi sérieuse. Quelle misère que cette civilisation de l'information et de la communication !

Wednesday, May 5, 2010

Word 2010

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas utilisé Office Microsoft. Je n'avais pas pris la peine de réinstaller Word 2003 après avoir formaté le disque dur de mon PC. Je n'avais gardé que OneNote sur un portable, mais je ne l'utilisais pas. A la mi-avril la version the release-to-manufacturing (RTM) d'Office 2010 était téléchargeable. La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de lire un article sur TechRepublic qui disait le plus grand bien de cette suite bureautique. Ce qui fait, qu'hier, je l'ai chargée et installée. Après quelques heures d'utilisation, je pense aussi qu'Office 2010 mérite les éloges que j'ai pu lire. Ce soir, je teste la publication d'un billet sur Cloudy Days à partir de Word.

Thursday, March 25, 2010

Le déclin de Cloudy Days

Il y a trois mois, j'ironisais sur le déclin de Wikio, mais c'était sur le déclin de Cloudy Days qu'il m'aurait plutôt fallu écrire. Lentement, au fil des jours de l'année 2009, le plaisir de rédiger des billets pour ce blog s'est émoussé. Au point de n'avoir quasiment rien publié pendant l'automne. Ce n'est pas la première fois que j'interromps le cours d'un blog, sans parler des nombreuses destructions. Si Cloudy Days est toujours porté par les vents qui animent la bloggosphere, c'est principalement parce qu'il me sert encore de point d'ancrage dans le monde virtuel que représente le World Wide Web. Ce blog est en quelque sorte une référence qui témoigne, sur une période relativement longue, de ma présence au coeur d'un univers qui ne cesse de s'étendre, même si l'expansion des blogs francophones s'est considérablement ralentie ces derniers temps. Je conserve Cloudy Days pour que les rares personnes avec qui je suis en relation sur quelques réseaux sociaux - Twitter et Flickr essentiellement - puissent se faire une petite idée quant à leur interlocuteur. Pour le moment, je n'envisage pas de nouvelles publications. Pourtant, je ne pense pas non plus mettre définitivement fin à cette activité. Comme je suis incapable de me projeter dans l'avenir, je me garderai bien d'annoncer une prochaine vague nuageuse. Pour Cloudy Days la pression atmosphérique reste stable même si, question classement, Wikio diagnostique un terrible effondrement. L'accès aux commentaires reste fermé parce qu'il est peu probable que je prenne le temps d'y répondre.
See you...

Monday, December 7, 2009

Le déclin de Wikio

Message à Jean Véronis en réponse à Blogs: Déclin de la High-Tech ?
Alors que, l'année dernière encore, je jetais, de temps à autre, un oeil sur le classement Wikio, j'ai pu constater qu'un opportuniste qui venait d'ouvrir un blog politique - ni pire ni meilleur qu'un autre - n'a mis que 3 mois pour atteindre le TOP 50, après avoir fait allégeance à Nicolas, c'est à dire après être entré dans la clique Jegoun. J'avais déjà de sérieux doutes quant au classement Wikio, mais suite à cette montée en flèche, ma conviction était faite: Wikio, un gadget pour rigolos! Je pense que vous allez avoir du mal à redresser l'image ternie de cet outil, Jean, car je ne suis pas le seul à avoir constaté ce type de problème qui fait qu'un classement devient sans intérêt sachant que les dés sont jégounisés.

Tuesday, September 22, 2009

Automne

Les feuilles tombent, tombent comme des lointains
comme si aux cieux dans des jardins éloignés,
tout flétrissait
elles tombent en gestes de refus.
Et dans les nuits la lourde terre tombe
depuis toutes les étoiles dans la solitude.
Nous tous nous tombons. Cette main là tombe
et vois les autres aussi : cela est en elles toutes
et pourtant il est quelqu’un, qui retient toute cette chute
dans ses mains avec une douceur infinie.

Rainer Maria Rilke, 11.9.1902, Paris

Wednesday, September 2, 2009

Happy 10th birthday, Blogger

Bon anniversaire Blogger ! Tu as 10 ans cette année. Tu fais partie de ma vie depuis 2004. J'ai passé de bon moments grâce à toi. Je te souhaite un avenir radieux.

Sunday, August 16, 2009

Perdre son temps

Je reparle de FriendFeed parce que j'ai passé un long moment, dans la journée, à mettre les choses au point, sur le feed de Sebayoun, qui, je crois, va plutôt dans mon sens.

Il y a des gens qui ne sont en ligne que dans le but d'avoir de simples échanges de parole à un niveau de conversation totalement superficiel. Ils se contentent de rester dans un mode d'interaction purement phatique. On sent bien que le Web, pour eux, ne représente qu'un outil à produire de l'illusion, comme celle d'être une personne populaire, aimée et admirée de tous. Évidemment, c'est une illusion qu'il vaut mieux les laisser entretenir, parce qu'on devine chez ces individus, qu'ils se sont identifiés à des personnages "célèbres" selon les critères de Paris Match.

Mais, en réalité, tout indique que quelque chose ne tourne pas rond dans leur misérable vie ordinaire. Pour en avoir une idée, il n'y a qu'à constater comment ils s'excitent contre le voile islamique, et ceci depuis vingt ans, alors que le fait que, tous les trois jours, une femme trouve la mort suite à des violences conjugales, les laisse de marbre.

Pour toutes ces raisons, je ne passe pas beaucoup de temps en leur compagnie et je considère que dans la plupart des cas, avoir une discussion avec ces individus, c'est perdre son temps. Au mieux, ce type d'échange peut être considéré comme un simple exercice de rhétorique, ce qui peut être parfois plaisant, comme une séance de blabla au Café du Commerce qui ne s'éternise pas trop, le temps d'avaler un verre de Coca-Cola. Des exercices qui doivent se faire occasionnellement, sous peine de devenir très fastidieux.

Sunday, August 2, 2009

FriendLamb

Je me suis rappelé de la vague qui a soulevé la franco-sphère à la fin du mois dernier. Un mot revenait partout inlassablement : FriendFeed. Par curiosité je suis allé à la recherche du dernier hashtag concernant ce "real-time feed aggregator". Je n'ai retenu que les messages francophones. Lorsque j'ai lancé la recherche, vers 15:30 heures, @fbrahimi venait d'en parler.
hashtagMais, plus en amont, il n'était fait mention de FriendFeed sur Twitter qu'une seule fois, par @nicolasvoisin, quatre jours plus tôt.hashtagLe vent de folie, qui s'est emparé des comiques composant le microcosme français du Web, n'a donc soufflé que quelques jours. Après s'être jeté sur cet agrégateur pour s'y inscrire, le troupeau doit maintenant être occupé à autre chose. En tout cas, il n'est plus question de cette affaire.
Suite à ce mouvement, j'ai écrasé mon compte FriendFeed, ouvert en Novembre 2007, pour le purger de tous les nouveaux "suscribers" qui cognaient comme des malades à ma porte. Et puis, j'ai relancé FriendFeed, avant-hier, en ouvrant un nouveau compte. C'est bien plus calme, à Pinderland. Vive le mois d'Août !
P.S. Il n'y a même pas un article sur FriendFeed dans la section francophone du Wikipedia.

Tuesday, July 28, 2009

L'injustice

On raconte qu’un jour le roi Anoushirvân le Juste était à la chasse. On voulut apprêter le gibier qu’il avait pris, le sel manquait.

Le roi ordonna à son régisseur d’en acheter dans le plus proche village et précisa : "Achète au prix ordinaire pour qu’il ne devienne pas coutume de l’acheter moins cher."

Le régisseur demanda : "Et si on achetait moins cher, que se passerait-il ?"

Le roi répondit : "L’injustice avait des bases frêles. Chaque nouveau venu y ajouta quelque chose pour qu’elle ait aujourd’hui cette respectable dimension."

Si le roi cueille une pomme du verger de son sujet
Ses esclaves déracineront le pommier.
Saadi, Golestân

Friday, July 24, 2009

Les chiens

Je me suis rapidement amusé à démontrer aux semis-crétins - les crétins authentiques ne suivraient pas - de la franco-sphère les contradictions dans lesquelles ils sont plongées. Alors, ils sont en colère et tentent de me faire passer pour un troll ou je ne sais quoi. Ce n'est pas la première fois que cette situation se produit. Faire passer quelqu'un avec qui ils ne sont pas d'accord pour un troll, pour eux c'est un réflexe : c'est comme d'aller se plaindre à la Kommandantur. Ils font ça parce que les critiques, surtout quand elles sont fondées, ça casse l'ambiance léchouilles entre bisounours de bonne famille dans laquelle ces bourrins se complaisent. Pauvres malades normopathes qui vivent dans un monde où tout doit être prévisible et délicatement maîtrisé, comme on pianote d'un doigt léger sur son iPhone.

Pourtant, on sent que sous cette surface policée, règne l'aigreur, l'envie, les petits calculs mesquins, le ressentiment quotidien, la crainte des lendemains... ça pue ! On voit bien qu'entre la France de Céline et la France qui en chie pour aborder le IIIème millénaire, il n'y a pas grande différence. J'avais passé quelques temps sans trop faire attention à cette engeance et j'aurais du continuer. C'est la seule manière de vivre tranquille dans ce pays, que ce soit au quotidien ou sur la Toile. Il faut ignorer la masse, la laisser vivre comme elle l'entend, surtout quand on a lu Canetti et qu'on connaît les mécanismes qui agitent les meutes, puis les foules...

Wednesday, July 22, 2009

Pinderland !

Je ne sais pas qui sont ces individus qui passent beaucoup de leur temps sur les réseaux sociaux. Je ne communique que très peu avec eux et je ne m'en tiens qu'à ce qu'ils me disent. Je ne cherche pas à en savoir plus sur leur véritable identité.

C'est surtout le cas des gens que je croise sur Twitter : je ne m'intéresse que très rarement à l'environnement - sites, wiki, blogs, microblogs, social networks - externe aux messages qu'ils donnent à lire. D'ailleurs, il semble que beaucoup n'ont que Twitter pour répandre leur logorrhée. J'en parle plus en détails sur "Twitterland".

Je voulais surtout dire que je suis surpris par la naïveté de certains qui avouent ne pas lire ce qu'ils vous recommandent pourtant de lire, en faisant des dizaines de TinyURL par jours sur leurs comptes Twitter. C'est le cas de La Ligne qui a inscrit en intro sur Friendfeed : "Les bookmarks sont ici en bloc-notes, pas en recommandation. Bon ou mauvais, trop tôt pour le dire dans bien des cas: souvent, je n'en ai lu que titre ou résumé." Ces types n'ont honte de rien, et pire, ils n'ont même pas conscience de faire n'importe quoi, quelque chose qui n'a aucun sens.

La vie en ligne s'apparente à la vie d'un animal de cirque : Pinderland !


Jeudi 23/07/2009 - 11:24
Mettre en cause La Ligne sans lui donner la possibilité de se défendre sous ce billet - les commentaires sont fermés -, c'est commettre une injustice que je vais essayer de réparer en publiant le commentaire qu'il a fait sur Friendfeed :
Ce flux était est une sélection de choses "mises de côté", faite à partir de GReader, et qui était hélas visible sur FriendFeed (je l'ai supprimée ce soir). Elle n'avait pas même vocation à être publiée, puisque mon flux Friendfeed était initialement privé. Je connais mal FriendFeed, et je réalise avec ton post (http://u.nu/3qpm) que tous ces liens pouvaient apparaître pour des pseudo préconisations, alors qu'il s'agissait de mon bloc-notes personnel. Je précise tout de même que contrairement à ce que tu as dit sur ton blog, les liens que je poste sur Twitter sont de vraies recommandations, pas un vague bloc-notes. Ceux qui me suivent sur Twitter le savent. Pour ceux qui s'interrogent sur ce que je fais là, je suis dispo. Ceci dit, au fond, je comprends ta réaction. Je déteste au moins autant que toi les bavards qui déversent leur logorrhée sur les réseaux sociaux. Cette mésaventure m'apprendra à utiliser FriendFeed avant de savoir m'en servir correctement. Comme je le disais hier à quelqu'un ici, j'ai l'habitude d'être réservé, réfléchi, surtout sur Twitter. J'espère avoir éclairci cet énorme malentendu. On fait la paix? - La Ligne

Montpellier fails

montpellier

Tuesday, July 21, 2009

Carla Bruni, the first Diva

C'est mon vieil ami Evret qui m'a signalé par le biais de Twitter un article du Times "Carla Bruni performs at Nelson Mandela birthday concert" qui va exactement dans le sens du billet précédent : la crainte de me payer une honte planétaire était bien fondée.twitterPour le Times, la prestation de Carla Bruni-Sarkozy, lors du 91e anniversaire de Nelson Mandela à New York, n'avait rien d'inoubliable. Le journal britannique juge lundi 20 juillet l'interprétation de la Première dame "figée", "comme son visage"'. Sa voix est comparée à "une conversation d'oreiller". "Carla Bruni est peut-être la Première dame de France, mais elle n'a aucune chance de devenir une grande diva", est-il écrit.
Le journal trouve malvenu le choix de la chanson "Blowin' in the Wind", hymne contestataire des années 60, alors que Carla Bruni-Sarkozy est mariée à un président conservateur et que sa riche famille a fui les Brigades rouges en Italie lorsqu'elle était enfant. La chanteuse a également interprété son titre-phare "Quelqu'un m'a dit" lors de la soirée.
Le journal critique également le départ précipité des époux Sarkozy, qui ont raté la chanson finale en l'honneur de Nelson Mandela ,"Happy Birthday", interprétée par Stevie Wonder, entouré de tous les participants à l'événement.

Sunday, July 19, 2009

La honte

Monté pour la pesée sur la balance du chef d'Etat le plus grotesque du monde, Sarkozy, seul, ne faisait pas le poids face à son homologue italien. Il nous fallait Carla Bruni. Nos cousins italiens, qui ont placé l'immense clown Berlusconi à la tête de leur république, se sont montrés solidaires avec la France : ils nous ont gentiment refilés une de leurs plus belles pintades, caressant secrètement l'espoir de ne pas rester, au regard de l'Histoire, le peuple le plus ridicule de tous les temps.

Hier, lors du concert caritatif donné pour les 91 ans de Nelson Mandela à New York, la première dame de France a chanté "Quelqu'un m'a dit", qu'elle a qualifié de "petite chanson française, pas très bien pour danser, mais très bien pour rêver". Dans la salle, Nicolas Sarkozy n'a pas caché son admiration.

Et moi, je me demande où est-ce que je vais bien pouvoir aller cacher ma honte ? Celle d'avoir hérité d'une nationalité pareille. Qu'ai-je fait pour mériter d'être représenté sur la scène internationale par deux cloches de cet acabit, un couple de parvenus ayant aussi mauvais goût ?