Tuesday, April 15, 2008

Aigris

Parfois et contrairement à ce qu'ils prétendent, je trouve que les Français ont beaucoup de points communs avec les Américains, ou du moins avec certains Américains, ceux que les revers économiques ont laissé de côté.
"Dans certaines de ces petites villes, en Pennsylvanie, comme dans beaucoup de petites villes du Midwest, les emplois sont partis il y a vingt-cinq ans, et rien ne les a remplacés. Elles ont chuté sous le gouvernement Clinton et sous le gouvernement Bush. Les gouvernements successifs ont dit que ces villes allaient se régénérer, et cela ne s'est pas produit. Alors, il n'est pas surprenant que ces gens deviennent aigris, qu'ils s'accrochent aux armes, à la religion, ou bien à l'antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, à des sentiments anti-immigrés ou anti-commerce, comme moyens d'expliquer leur frustration."
Voilà ce que Barack Obama a dit, lors d'une réunion de collecte de fonds, à San Francisco, le 6 avril, propos rapportés, le 11 avril, par une contributrice du site Huffington Post.

Ridicules

Je suis plongé dans un contexte psycho-social auquel je dois m'adapter pour vivre. Je considère simplement que je dois connaitre au mieux ce contexte pour trouver une solution chaque fois que se pose un problème. Je n'ai pas le pouvoir de changer quoi que ce soit à mon environnement, parce que, n'ayant aucune vision eschatologique, je refuse d'agir sur le monde. Je ne fais donc rien de plus que ce qu'il est nécessaire de faire pour assurer ma subsistance à court terme. Lorsque j'observe ceux qui agissent, avec de grands projets et de grands idéaux nécessitant la mobilisation et la participation des foules, je parviens maintenant, au bout d'un demi-siècle, après avoir pas mal étudié, à deviner quels sont les mythes qui animent ces gens-là. En fonction de ces mythes et des moyens qu'ils se donnent, j'arrive à prévoir pourquoi ça marchera probablement pendant un certain temps, mais surtout pourquoi ça ne marchera pas, parce que la seconde hypothèse est toujours plus facile à déduire. Evidemment, comme je n'ai aucun don pour lire dans l'avenir, je ne peux rien affirmer catégoriquement. De plus, je n'oublie pas que le monde n'est pas organisé de manière tout à fait rationnelle, loin de là.
Mais, prévoir que les Français se feraient baiser par les Chinois, sur le question des J.O. et des fameux Droits de l'Homme, ne demandait même pas d'avoir fait Sciences Po, il suffisait de savoir lire LES journaux. Une semaine après que le bon peuple français se soit ridiculisé sur toutes les TV du monde, on sait depuis ce matin que les sportifs made in France n'auront même pas la possibilité d'accrocher un petit badge sur leurs slips portant l'inscription: "Pour un monde meilleur". C'était poutant si mignon.
Ni ruban vert, ni badge, ni "aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture". Ainsi en a décidé, lundi soir 14 avril, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), interdisant aux athlètes français de porter le badge "Pour un monde meilleur", destiné à montrer leur attachement aux droits de l'homme lors des Jeux olympiques de Pékin.
Le Monde.fr avec AFP | 15.04.08
La France est majoritairement peuplée de Marcs, de Woofs, de Cortos, c'est à dire de gens qui devraient avoir la possibilité de penser, puisqu'ils n'épuisent pas leur vie à chercher de quoi bouffer. Mais ces crétins ne pensent pas, parce qu'ils préfèrent, en échange d'un bulletin de vote, que d'autres pensent à leur place. Eux ne s'en remettent qu'à leurs affects, à leur bons sentiments pour évaluer les situations. Ils imaginent que toute l'humanité partage leur piété et leur charité chrétienne, rebaptisées depuis 1789 sous la pompeuse appellation d'"humanisme". Je me demande quel plaisir ils prennent à ramasser régulièrement des beignes et à se couvrir de honte ?

Monday, April 14, 2008

La vraie haine

Souvent j’en croise, à présent, des indignés qui ramènent … C’est que des pauvres culs coincés … des petits potes, des ratés jouisseurs … C’est de la révolte d’enfifré … C’est pas payé, c’est gratuit … Des vrais godilles … Ca vient de nulle part … du Lycée peut - être … C’est de la parlouille, c’est du vent. La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense.
Céline, Mort à crédit

Minables

C'est ce que Marc affirmait, le 02/04/2008 à 22:01, sur un blog qui a été depuis écrasé [Vous pouvez retrouver ces propos en cache, sur Google]:
Heu F...., désolé encore une fois je ne suis pas d'accord !
Tu écris :
"je trouve dommage aussi cette incessante opposition entre toi [Marc], Corto, Anonyme et lui[Scheiro]"
Or volontairement ou non cela sous-entend que je me suis associé à d'autres pour "attaquer" Scheiro. Eh bien c'est tout simplement faux !
Le seul débat que tu pourras trouver est sur mon blog (le billet "Malaises sociaux" de Wolfwood en juin dernier je crois) entre moi, Wolfwood (=Anomyme) et Scheiro. Or justement dans ce débat j'ai tenté de modérer les propos. Et ensuite j'ai modéré également à d'autres occasions, je peux t'envoyer les liens par courriel si tu le demandes. Partout ailleurs, je défends mes propres positions sans m'associer à qui que ce soit. [...]
Alors pourquoi a-t-il éprouvé le besoin d'effacer tous ses commentaires sous Visionnaires?

L'explication ne doit pas être difficile à trouver et je vous laisse évaluer la franchise de ce pauvre type. Bien entendu, comme tous les commentaires postés sont encore dans ma boite Gmail, ainsi que dans les boites Gmail de ceux qui ont souscrit à ce billet [sans parler des caches et des fils RSS], je pourrais les republier, histoire de mettre en lumière le double jeu de ce minable, incapable de soutenir plus de 24h sa propre opinion, ses propres paroles.

Rien d'étonnant à ce que le Marc et sa bande d'attardés vouent une admiration sans borne à des gens qui ont le courage de s'opposer, parfois au risque de leur vie, à toutes sortes de tyrannie, d'injustices, puisqu'eux même en sont totalement incapables. Pire, ils sont prêts à tourner leur veste dans la nuit, sans même qu'on leur demande quoi que ce soit.

Arrivé à ce stade, on comprend qu'on est en droit d'attendre les pires bassesses de la part de ces abrutis, ceux qui se rassemblent autour du blog hautement "subversif et critique" de Marc, ce leader de pacotille, lui-même n'ayant aucune idée de ce qui fait la dignité d'un homme, puisqu'il s'assoit volontairement dessus.

Sur le blog de A...., le 4 avril 2008 à 11:11, un des petits connards acrédités par le Marc en question écrivait:
[...] je m'adresse directement à Scheiro :
"OK, tu peux arrêter les frais, t'as ENCORE gagné (c'est la deuxcième fois), plus la peine de t'acharner. Je me tire de la bloggosphère au point que je ne la lirai même plus. Tu peux donc retrouver un ton plus léger et laisser tomber les brocards à tout bout de champ".
Babaye, les gens !
Il est temps de faire remarquer à ce fils de pute que je n'ai rien gagné, mais que c'est lui et ses potes qui ont tout perdu, puisqu'ils ont même perdu - à supposer qu'ils en aient eu - l'honneur: le simple fait se respecter soit-même en respectant sa propre parole.

Mais bon, je sais, qu'aujoud'hui encore, je pisse dans un violon: ces enculés ne sont pas foutus de comprendre de quoi je leur parle.

Décidément ces petits bourgeois facebookés ne sentent pas bon, ça je le savais déjà. Vraiment, la racaille ne se situe pas toujours là où le pense généralement le bon peuple. Mais bon, en ça, rien de nouveau non plus.

Throw them to the lions !

Sunday, April 13, 2008

Barnum

Effet Barnum :
Tendance à considérer des énoncés généraux sur la personnalité comme s'appliquant à soi personnellement.

Friday, April 11, 2008

Peace


Je deviens sentimental... c'est terrible !

Thursday, April 10, 2008

3ème Anniversaire

Depuis quelques jours, je renoue avec quelques contacts sur Flickr et, de nouveau, je passe beaucoup de temps à découvrir le travail des artistes qui exposent leurs oeuvres sur ce fantastique site. Je ne renoncerai pas au blogging, activité que j'avais débuté encore plus tôt, un an auparavant, mais je vais m'en éloigner encore un peu.
cloture Le 9 avril 2005, je publiais une première photo sur Flickr. S'en est suivi pendant presque 2 années consécutives, les meilleurs moments que j'ai pu passer en ligne. Je me souviens très bien du premier commentaire laissé par Borya quelques jours plus tard. J'étais très content de savoir que des inconnus pouvaient s'intéresser à mes photos, mais aussi très perplexe sur le sens à donner à ces relations. Je me souviens aussi en avoir longuement discuté avec BBL. D'emblée, j'avais décidé que je restreindrais au maximum les contacts avec les Français; ça n'a pas été trop difficile, il n'y en avait pratiquement pas. Je voulais me plonger dans un univers étranger, échapper au quotidien grâce à Flickr. C'est quelque chose qui a parfaitement fonctionné. Fin avril 2005, la grande aventure des échanges de points de vue interplanétaires avait donc débuté. Elle ne s'est arrêtée que lorsque le terrain à été sérieusement balisé, à l'automne 2006.

J'ai appris énormément de choses grâce aux Flickrers et particulièrement dans le domaine des arts plastiques, de la symbolique, de l'iconographie, de la sémiologie. Sans parler du plaisir de la découverte des visages, des lieux, des villes, des batiments, de la faune, de la flore, etc.

J'aimerais savoir ce que vous pensez de ce type de communication qui s'appuie principalement sur l'image, d'autant plus que je sais que vous êtes très nombreux à vous intéresser aux arts plastiques.

Monday, April 7, 2008

Visionnaires

En Juin 2004, Jean-Marie Brohm, Marc Perelman et Patrick Vassort se livraient à une prophétie... facile:
De même, c’est au nom de l’"idéal olympique" que se sont tenus les Jeux de la croix gammée à Berlin en 1936, les Jeux staliniens de 1980 à Moscou, les Jeux policiers de Séoul en 1988. Et c’est encore au nom de la "fraternité olympique" qu’Athènes consacrera en août 2004 le rassemblement "pacifique" d’une interminable cohorte d’"Etats voyous", de dictatures bananières et de régimes policiers qui tâcheront de glaner médailles, honneurs et considérations sous la protection rapprochée de milliers de militaires et d’agents des services de sécurité mobilisés pour prévenir les attentats terroristes.

Athènes - qui fut dans l’Antiquité le berceau de la philosophie et de la démocratie - passera ensuite le flambeau olympique à Pékin, symbole sinistre du despotisme oriental. Les thuriféraires du sport fermeront alors pudiquement les yeux sur les violations massives des droits humains en Chine, à seule fin de préserver la "réussite" de la fête olympique en 2008.

Oubliés, les camps de travail, les mensonges d’Etat, l’occupation du Tibet, la répression sanglante de la place Tiananmen, les exécutions publiques des condamnés à mort, les exactions de la police politique, les menaces contre Taïwan, la normalisation de Hongkong. Les festivités olympiques serviront, une fois encore, de paravent à un exercice de propagande pour un régime totalitaire. Et la phraséologie sportive, avec son humanisme de pacotille, de justification à une opération de marketing politique pour la bureaucratie chinoise. Comme à son habitude, la "finalité sans fin" du sport légitimera le monopole de la violence illégitime d’une tyrannie.

Saturday, April 5, 2008

Olympianisme

Hédonisme, culte obsédant du corps, événements sportifs hissés au rang d'épiphanies pour les masses, paganisme obscène d'une humanité décidée à ne jouir que d'elle-même, juvénilisme et éphébisme hissés au rang de bien suprême, jargon technocratique destiné à entretenir l'imposture intellectuelle et le mensonge, principe de plaisir systématiquement substitué au principe de réalité, invocation d'une mystérieuse Modernité adorée chaque jour, chaque heure et en toute circonstance, mythe d'une vie qui atteindrait cent ou mille ans, voire enfin délivrée de la mort, eugénisme enfin de plus en plus ouvertement revendiqué par les scientifiques ne sont que quelques-uns des traits qui semblent démontrer que les idéaux totalitaires, qui ne prisaient rien tant que les jeunes, le jargon, la modernité, les festivités païennes, le millénarisme et le mépris des "vies qui ne valent pas d'être vécues", ont sournoisement triomphé.
Jean Clair,
La Barbarie ordinaire,
Gallimard, 2000, p 113-114.

Tribute to Flybird