Saturday, August 30, 2008

Friday, August 29, 2008

Vaches en couleur

Il n'existe aucun lieu au monde où toutes les vaches sont noires, et leur conférer à toutes la même couleur s'appelle du racisme.
Umberto Eco, A reculons comme une écrevisse, Grasset, p.377

Sarah et la banquise

Twenty-four years before making history as the first woman on a Republican presidential ticket, Alaska Governor Sarah Palin came in second place at the Miss Alaska pageant in 1984.

John McCain picked her as his surprise choice for running mate today.

Wednesday, August 27, 2008

Le postier

Besancenot, le petit postier sans moustache :

"Ce qu'il faudrait, c'est une bonne vieille révolution"

"Il y a du grabuge en perspective parce que le capitalisme et les capitalistes français sont en train de craquer."

"Cette fois, la crise capitaliste est sérieuse, profonde, grave. La plus grave depuis les années 50. Il y a suraccumulation de capital, surproduction."

"Pour nous autres, révolutionnaires, les conditions sont réunies pour l'action."

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Je n'ai peut-être pas donné suffisamment de place au discours du petit facteur sans moustache, hier. C'est dommage parce que ça mérite d'être lu. Aussi, je rajoute ce soir - Jeudi 28, à 10:30 PM - quelques phrases que le mignon petit joufflu a prononcé lors d'un meeting tenu dans le cadre des universités d'été de la Ligue communiste révolutionnaire.

"Il faut que vous disiez partout, et à tous, que l'année qui vient sera une année de crise profonde. Mais que le NPA sera là, aux côtés de ceux qui subiront cette crise de plein fouet."

"Je ne sais pas si la rentrée sociale sera chaude, cela ne se décrète pas. Mais ce dont je suis sûr, c'est que ça pètera dans un mois, dans un an, d'ici 2012 en tous les cas. On fera tout pour cela, et le NPA sera là !"

"Les quatre années à venir ne seront pas un long fleuve tranquille, croyez-moi"

Le Post

Ce soir, j'ai ouvert un compte sur Le Post, un site dont Wikipedia dit que c'est une véritable poubelle, et c'est vrai !

Alimenté par des journalistes, mais aussi par des internautes, le site est totalement gratuit. Les "posts" des internautes diffusés en "une" sont tout de même sélectionnés par la rédaction. Chaque internaute est toutefois libre de publier ce qu'il souhaite sur sa page personnelle.

Je ne savais pas où je posais les pieds puisque je ne m'étais jamais intéressé à cette publication à l'époque, encore récente, où j'étais abonné au Monde.

Je suppose que les dirigeants du Monde Interactif, filiale du Monde et de Lagardère, qui a lancé ce site le 11 septembre 2007, doivent être fiers du résultat obtenu.

Si, comme moi, vous n'avez encore jamais croisé ce site, n'hésitez pas à le survoler, ça donne une très bonne image, conforme à la réalité, en tout cas, de la société dans laquelle nous vivons.

Franchement, j'ai l'impression de vivre sous le plus grand chapiteau hexagonal du monde. Ce pays est véritablement un cirque aux représentations permanentes.

Monday, August 25, 2008

Be Back Later

BBL, mon ange, que j'incitais à twitter, a préféré ouvrir un blog. Pourtant, récemment encore, elle ne voulait pas avoir vraiment affaire avec cette activité; jusqu'à maintenant, elle s'était contentée de laisser quelques commentaires de-ci de-là. Mais hier, elle a franchi le pas et, aujourd'hui, en début d'après midi, elle a publié son second billet - le tout premier est une annonce sous forme d'image - où elle met en question "l'omniprésence d'un Imaginaire social ultra-redondant, ou encore la sur-imposition de l'Identitaire et des re-présentations sociales stéréotypées, l'infinie répétition du Même où trouvent désormais à se réassurer en permanence nos con-citoyens".
Vous êtes donc chaleureusement invités à laisser vos remarques, critiques, commentaires et encouragements sous la série de textes qui débute sur Be Back Later.
Longue vie à ce nouveau blog !

Un pont


Sunday, August 24, 2008

Lecteur ...

Lecteur, si ta vie n'est pas un roman, une fiction divine, un rêve d'éternité alors laisse ces pages, ne me lis pas plus avant. Car je te serai indigeste, et il te faudra me vomir sans profit ni pour toi ni pour moi.
Miguel de Unamuno (1864-1936)

Optimistes

Selon une enquête réalisée par l'IFOP, seuls 33 % des Français se disent "optimistes" quant à leur avenir, soit une baisse de 20 points par rapport à une enquête similaire conduite en décembre 2007.

Encore une fois, je suis obligé de me classer parmi la minorité. Et vous ?

Friday, August 22, 2008

Stupide Idée

L'idée de commenter l'actualité est, selon moi, une idée stupide. Les journalistes sont formés pour ça. C'est d'ailleurs pour ça que la plupart ne sont pas sur le terrain, ne se lancent dans aucune investigation, ne pratiquent même pas les interviews d'hommes politiques, de chefs d'entreprises, de commissaires de police, d'experts en biochimie ou d'artistes peintres. Ces journalistes d'opinion sont des athlètes très bien entraînés à la fabrication de ce type de discours, imbattables quand il s'agit de commenter les matériaux glanés par les stagiaires des agences de presse qui, eux, sont en première ligne. Les journalistes de comptoirs font des prouesses afin de colporter les rumeurs qui courent d'une rédaction à l'autre. Dans le microcosme que forme cette profession, on imagine facilement l'effervescence d'idées, d'hypothèses, de postulats, de préjugés, de théories, de supputations qui agitent les cervelles de ces producteurs de nouvelles, ces créateurs d'informations.

Avec eux, la mort au combat de 10 soldats peut devenir quelque chose qui surpasse en bla-bla-bla toutes les guerres du monde, alors qu'auparavant, pas une ligne n'avait fait allusion à ces militaires partis dans un pays que les journalistes en question ne peuvent situer qu'avec l'aide de Wikipedia. Dans ce débordement, ce délire, cette explosion de commentaires, tout peut-être dit et plus rien ne tient la route, puisque sachant mieux baratiner que le concurrent de la rédaction d'à côté, aucun n'hésite à contredire l'autre. Et, surtout, chacun invente un scénario, quelque chose qu'il pense plausible, comme ce qui suit : "En Afghanistan, les soldats français poursuivent leur mission. Avec, dans la tête, les visages des amis disparus ou blessés et, peut-être encore davantage, la peur au ventre." [Le Parisien]

Une chose est certaine : les journalistes français sont des cadors quand il s'agit de faire pleurer en coeur les Lustukrus. Mais on ne les entend presque pas quand ces mêmes militaires déconnent au Rwanda, en Bosnie ou en Côte d'Ivoire. Et, bien entendu, dans ces cas là, les Lustukrus ne bronchent pas non-plus.

Ha, le Cinquième Pouvoir ! Minable petit rejeton des quatre Pouvoirs qui le précèdent. Et ces Lustukrus pleurnicheurs, quelle engeance !